Travis partit donc voir le barman pour lui demander une mouche, sous l’ordre du Maire. Il rédigea sa lettre le plus vite possible, et l’accrocha à la patte de la mouche qui se dénommait « Coco », ce qui fit rire Travis. « Les gens trouvent des noms si farfelus pour une mouche ! » se dit-il. Il revenu ensuite à sa place, l’invité n’étant toujours pas là. Il vit avec horreur que Sophia avait commencé à manger son plat. Il aperçut l’invité en question et laissa finalement son assiette à Sophia, avide d’écouter ce qu’il avait à dire.
« - Bonjour Mesdames et Messieurs ! dit-il avec un ton charmeur.
- Bonjour Monsieur Mekixo, répondit Goergeous.
- Je vous en pris, appelez moi par mon prénom, Lorkidé ! reprit Mekixo . Après tout je suis votre serviteur ! continua Lorkidé en faisant une courbette.
- Très bien c’est quoi que t’as de si important à nous dire ? demanda Plorine, impatiente.
- Jeune fille on ne parle pas comme ça, même à son serviteur ! lui répondit son père. Allez-y je vous écoute Lorkidé.
- Voilà, j’ai émis un plan et il semblerait que l’endroit le plus sûr pour vous se trouverais sur la montagne de Goritchika. Je vous emmènerais dans la maison de feu mon père. »
Il essuya ensuite quelques larmes, cependant tout le monde semblait remarquer que Lorkidé Mekixo jouait la comédie. L’homme était aussi excentrique que Fuh-Îte, cependant tous deux appartenaient à un siècle différent : si Fuh-Îte ressemblait à un vieux Chinois, Lorkidé lui, ressemblait plus à un Don Juan. Il portait un immense chapeau rouge coiffé d’une plume blanche, ses cheveux étaient longs et il avait fait une queue de cheval avec. Il portait une veste rouge par dessus une chemise blanche et un pantacourt qui se finissait en cloche. Ses collants étaient blancs et ses bottes étaient couleur ocre.
« - De plus, il nous faudra une calèche à cinq places plus une pour le conducteur, donc vous.
- J’ai déjà pris la peine de la réserver en arrivant. Pour aujourd’hui, nous voyagerons jusqu’à Matihé, la ville futuriste. Là, nous achèterons assez de provisions et de vêtements pour pouvoir se passer d’auberges pendant une ou deux semaines.
- C’est un très bon plan, répondit Goergeous, fier de son nouvel employé. Allons-y maintenant si vous le voulez bien ! »
Ils sortirent donc du bar, sans même payer l’addition. La calèche était magnifique : ses roues étaient en or, les « murs » étaient rouge aux contours en or, et les trois cheveux avaient sans doute les robes les plus merveilleuses au monde ! Lorkidé ouvrit immédiatement la porte à ses maîtres et alla se placer sur le siège du cocher. L’intérieur de la calèche était tout aussi beau que l’extérieur, les sièges étaient rouges et des plus confortables et on avait peint des peintures à la main sur les « murs ». Les rideaux étaient marrons, tout comme le reste non-décrit de la pièce. On entendit les chevaux hennir avant que la calèche ne démarre en trombe. Au loin on entendait le gérant du bar crier : « L’addition, vous n’avez pas payer l’addition ! ». Il jeta une pierre sur la calèche, mais Lorkidé n’arrêta pas la calèche pour autant et ils s’enfuirent tous les cinq comme des voleurs, vers Matihé, la Ville de toutes les villes, la ville qui regorgeait de magasins tous plus chics les uns que les autres et dont la technologie était la plus avancée.
Dans la calèche, tout le monde riait, tout le monde chantait des chansons populaires dans tous les sens, tout le monde sauf Travis qui, derrière son apparence du garçon qui ne pense qu’à séduire et à s’amuser, semblait inquiet et préférait regarder le paysage défiler. Il n’avait jamais quitter Spellcity et tous ces arbres jaunes et blancs, tous ces animaux plus bizarres les uns que les autres, cette terre si verte, si belle, si rassurante. Quelque chose l’inquiétait, quelque chose ne tournait pas rond dans toute cette affaire : comment Lorkidé pouvait être si bien habillé, avoir trouvé en un claquement de doigt une calèche à quatre places et qui, en plus, s’accordait si bien avec ses vêtements, comment pouvait-il avoir réussi tout ça alors que ce n’était qu’un simple serviteur ? Décidément, il regrettait de plus en plus la présence de son meilleur ami, Darius, au fur et à mesure qu’ils avançaient sur les terres mystérieuses de Forthumbian…
voilà j´espère avoir fait moins de fautes mais j´ai eu la flemme de me relire 