Bon, je suis désolée, c´est vraiment très court, mais apres avoir attendu aussi longtemps...
Date :
Cher Journal,
On a dormi dans une espèce d’hôtel près du gros bâtiment où on est allé hier. Moi et Sélès, on s’est réveillé un bon quart d’heure avant Sébastien. On s’est préparé, et comme on avait encore le temps, j’ai pris le sac bizarre que le vieux monsieur avait donné à ma sœur, et j’ai commencé à l’examiner de partout. Il était orange, un peu de blanc sur les côtés, et avec quelques étoiles devant et derrière. Ce sac était assez joli, je trouve. Mais il dégageait quelque chose d’étrange. J’aurais pas pu dire quoi, mais ça faisait peur. Au moment où j’allais toucher cet objet, Sélès est venue me demander ce que j’étais en train de faire. Quand elle a vu que j’avais son sac avec moi, elle s’est approchée, et elle m’a encouragée à l’ouvrir. Elle est bizarre, cette fille, tout comme son sac, d’ailleurs.
J’allais appuyer sur ce qui me semblait être un bouton, mais juste à ce moment-là, Sébastien a bondi sur nous, tout habillé, en nous criant qu’on allaient être en retard chez son copain. Il s’était préparé très vite, sans que nous le sachions, il m’a fait peur !
On saura ce qu’il y a dans le sac plus tard, alors… Bon, en attendant, on doit y aller, à tout à l’heure.
Date :
Cher Journal,
Quand on est sorti de l’hôtel, la dame de l’entrée m’a regardé en rigolant, et elle a dit à son mari : « Regarde, c’est l’Elu ! Oui, c’est bien lui, tu ne rêve pas, chéri, c’est bien l’Elu, ce petit garçon ! »
Elu, Elu, Elu. Pourquoi ce mot existe ? ! Ils m’énervent, tous ! Heureusement que notre visite chez le copain de Sébastien m’a changé les idées.
La leçon a duré longtemps, quand même. Mais c’était vraiment bien, si tu savais tout ce qui s’est passé ! Surtout à propos de l’arme, si on peut appeler « ça » une arme, bien sur, de Sélès.
Matao ( j’ai appris que l’ami de Sébastien s’appelait comme ça) nous a emmenés dans une pièce totalement différente des autres. Dans cet endroit, y avait pas de livres, pas d’ordinateur, pas de siège bien confortable… mais de la terre et du sable sur le sol, un gros cercle au milieu de la pièce, des armes un peu partout, bref, on aurait pas pu deviner qu’on se trouvait encore dans une académie.
Pendant une heure, Matao m’a entraîné à l’épée. J’avais peur de le blesser, mais au final, c’est lui qui a failli me couper une mèche de cheveux et me déchirer mes chaussures. Je suis qu’un enfant, il pourrait faire plus attention, quand même !
Mais j’ai réussi à le blesser, mais c’était rien qu’une égratignure, j’étais déçu. Mais à la fin de l’heure, il m’a dit que c’était prometteur, et que dans quelques années, je deviendrai sûrement un grand combattant. Ca m’a fait plaisir, ça.
Après moi, c’était au tour de Sélès. J’ai enfin pu voir ce qu’il y avait dans ce sac. On aurait dit de la magie, parce que j’aurais jamais pensé à ça. Quand Sélès apprenait à se mettre en garde, un bouclier gigantesque en est sorti, et Matao ne pouvait pas du tout la toucher. Et quand c’était au tour de ma sœur d’attaquer, une épée géante est sortie du sac. Ca faisait peur ! Comment de tels trucs pouvaient se loger dans ce sac minuscule ?
Deux heures ont passés, une heure consacré à moi, et une autre pour Sélès. On était devenus forts ! Mais on doit encore s’entraîner, qu’il a dit. Au moment où on allait partir, je voulais demander quelque chose à Matao. Ca me chiffonnait.
« Pourquoi vous avez donné le sac à Sélès hier soir ? On aurait pu se blesser si on avait l’avait ouvert…
- J’attendais que tu me le demande. Je voulais savoir quelque chose sur vous deux, à toi et ta sœur.
- C’est quoi ?
- C’est personnel.
- Ah… et qu’est-ce qui se serait passé si nous avions ouvert le sac ?
- Il vaut mieux que tu ne le sache pas. »
Après, il est allé nettoyer des lances. Moi, j’ai rejoins les autres, et on est reparti à l’hôtel.
Ce bonhomme est mystérieux, dis donc. Je me demande si Sébastien ne fréquenterait pas de mauvaises personnes…
Bon, allez, à demain.