Ligue 1 - Le Paris SG a posé des fondations pour bâtir sur du solide
lun 24 mai, 5:07 PM
PARIS, 24 mai ( AFP) - Une 2e place de Ligue 1 de football, une présence assurée en Ligue des Champions, une image redorée et, cerise sur le gâteau, une finale de Coupe de France à disputer, le Paris SG version 2003-2004 a beau s´être forgé dans la douleur, il laisse des fondations solides au prochain PSG.
( publicité)
Chef d´oeuvre en péril à l´intersaison, le Paris SG a été admirablement restauré par une grosse dizaine d´artisans appliqués, sous la houlette d´un mentor aux manières un peu brusques mais au savoir-faire reconnu, Vahid Halilhodzic. La victoire à Bastia ( 1-0) dimanche est venue parachever ce bel ouvrage.
En attendant la finale de la Coupe de France, samedi contre Châteauroux, Paris doit toutefois se servir de ces fondations pour construire la saison prochaine, celle de la confirmation. Après s´être fait souffler Pedretti et alors que Déhu, Sorin et Heinze -soit trois de ses éléments les plus fiables- sont sur le point de partir, le PSG n´a pas de temps à perdre.
La saison prochaine, en effet, il ne faudra pas reproduire le début d´exercice 2003-04, proche du cauchemar. Trois défaites en cinq journées et une 17e place fin août: le PSG y a certes puisé l´énergie de la révolte, scellé dans un pacte entre les joueurs un soir d´été, mais y a aussi perdu le titre de champion.
La suite fut une drôle d´épopée, à l´image d´une équipe laborieuse et sans génie mais dotée d´un sens aigu du sacrifice et d´un réalisme effarant. Avec cette mentalité, le PSG a renversé sa première montagne à Guingamp, mi-septembre, l´emportant ( 2-0, 7e journée) en jouant à dix pendant une heure.
S´en est suivie, au cours d´une impressionnante série de cinq succès consécutifs, la prise d´une " Bastille" imprenable, celle du stade Bonal, où Sochaux n´avait pas perdu depuis 29 matches avant de déposer les armes devant un Paris coffre-fort. Le rebond fut spectaculaire: 3e au soir de la 10e journée !
L´accroc à domicile face à Lens ( 0-1, 12e journée) et l´élimination surprise à Gueugnon au premier tour le la Coupe de la Ligue n´entamèrent pas le moral des troupes. Bien au contraire, puisque le PSG signa une série de dix-sept matches sans défaite, restant invaincu à Lyon ( 1-1) et à Monaco ( 1-1), avant d´échouer à... Lens ( 1-0, 30e journée).
Entre-temps, au mercato de janvier, le Serbe de Strasbourg Danijel Ljuboja vint étoffer l´attaque parisienne, où Pauleta ( 9 buts à la mi-saison, 19 buts à la fin) semblait parfois se démener seul dans le vide, malgré les promesses de Reinaldo ( 7 buts). Le duo fonctionna quasiment d´emblée et, si le titre resta un tabou, la Ligue des Champions devint progressivement l´objectif numéro 1.
Le revers à Lens à peine digéré, le PSG continua à enchaîner. Mais un faux pas à Strasbourg ( 0-0, 34e journée), quand Monaco et Lyon s´imposaient, scella presque la course au titre. Restait la C1, et si possible une qualification directe, afin de ne pas ruiner les efforts consentis.
Une sévère défaite à Bordeaux ( 3-0, 36e journée) -seul moment où le groupe sembla se déliter et où les fameuses " valeurs" disparurent- n´empêcha pas le PSG d´aller chercher ce classement impensable en début de saison.
Au passage, trois victoires ( deux en Championnat, une en Coupe de France) face à l´ennemi juré marseillais vinrent combler les supporteurs. Et les quinze millions d´euros assurés par la Ligue des Champions vinrent, eux, combler les dirigeants