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Vent de contestation sur la Commanderie
31 octobre 2004 - Olivier DE LOS BUEIS
Péguy Luyindula sur le banc « pour être protégé ». Bruno Cheyrou et Steve Marlet écartés et qui se plaignent. Tout n’est pas rose du côté de la Commanderie. Si le match nul contre Monaco était encourageant, la préparation du choc face à Paris s’annonce plus mouvementée que prévue…
Les supporters marseillais les plus fanatiques vont encore croire à une déstabilisation menée depuis Paris à quelques jours de la confrontation avec le PSG. Et pourtant. Si problèmes il y a, l’OM se les crée tout seul en ce moment. Alors que le match contre Monaco a laissé apparaître un incontestable mieux, face à une équipe de gros calibre, il fallait que la coulisse fasse parler d’elle. Oubliées les bonnes performances de Koke, le pressing plus conquérant, le retour de Pedretti. Alors que le soleil perçait dans le ciel phocéen, des zones d’ombre sont apparues. La blessure de Leyti N’Diaye à l’entraînement, samedi n’était qu’un prélude à une série de problèmes plus inquiétant.
José Anigo va devoir gérer les susceptibilités de son groupe. Et là, il y a du boulot. Après le léger vague à l’âme de Laurent Batlles, qui confiait à Football365 la semaine dernière sa lassitude d’être sur le banc, Anigo avait relancé l‘ancien Rennais. Aujourd’hui, il doit faire face au mécontentement plus ou moins clairement exprimé de trois joueurs. Péguy Luyindula, ainsi, doit se demander ce qu’il se passe. Après avoir été aligné en milieu gauche, le joueur a perdu sa confiance, pourtant une de ses grosses qualité. Un peu perdu, l’ancien joueur de Strasbourg et Lyon, ne veut pas « crier à l’injustice », mais en international qu’il est, il ne peut se contenter de sa place de remplaçant… même si son positionnement sur le banc est une façon « de le protéger » selon Anigo.
Luyindula se tait, calme le jeu, en gros « réagit en professionnel » comme l’a clairement demandé son entraîneur. Ce n’est pas le cas de Steve Marlet. Ecarté une première fois à Lens, puis une seconde fois, au dernier moment face à Monaco, Marlet a claqué la porte du Vélodrome. Une attitude qui lui vaudra d’être recadré dès mardi par Anigo, même si ce dernier affirme ne pas en vouloir à son attaquant. Reste que le signe de Marlet, garçon charmant, est fort et signe que la communication ne passe pas forcément. Un cas qui n’est pas isolé puisque dimanche, dans les colonnes de L’Equipe, Bruno Cheyrou ne cache pas sa mésentente avec Anigo : « Je ne suis pas d’accord avec le coach sur les explications qu’il me donne. C’est ce que je lui ai dit quand on en a parlé. Voilà… » Anigo, doit gérer toutes ces humeurs en plus de donner un fond de jeu à son équipe. On lui souhaite bien du courage…