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Liste des sujets

-->©Jeu de l'Alphabet©--

forzaitalia3
forzaitalia3
Niveau 10
26 octobre 2004 à 22:05:43

rotterdam

anelka

ronaldinho

-[petts]-
-[petts]-
Niveau 10
26 octobre 2004 à 22:06:30

rotterdam

anelka

ronaldinho

seigneursack
seigneursack
Niveau 9
26 octobre 2004 à 22:06:40

dsl vs etes tous en retard

mac_fly_OM
mac_fly_OM
Niveau 10
26 octobre 2004 à 22:06:44

rotterdam
anelka
ronadinho

seigneursack
seigneursack
Niveau 9
26 octobre 2004 à 22:07:28

:lol:

jme pren 3 pts merci le mots de la soiré

mac_fly_OM
mac_fly_OM
Niveau 10
26 octobre 2004 à 22:08:10

ouah commen je lme suis foiré
non la sérieu je me suis tro merdé

seigneursack
seigneursack
Niveau 9
26 octobre 2004 à 22:08:10

je suis egalite avec effaceur yeah !

-[petts]-
-[petts]-
Niveau 10
26 octobre 2004 à 22:09:01

put1 mais jui trop une queue merde!!!

boeri
boeri
Niveau 8
26 octobre 2004 à 22:09:53

Classement:
[effaceur] 23 pts
SeigneurSack 23 pts
-[petts]- 11 pts
SPLINTERGAMER 10 pts
forzaitalia3 6 pts
guillaume450 3 pts
mac_fly_OM 2 pts
Majin-Shooter 1 pt

mac_fly_OM
mac_fly_OM
Niveau 10
26 octobre 2004 à 22:10:30

c kan le prochain

boeri
boeri
Niveau 8
26 octobre 2004 à 22:11:15

Palmares du mot de la soirée :

24/10/04 : SeigneurSack

26/10/04 : SeigneurSack

boeri
boeri
Niveau 8
26 octobre 2004 à 22:11:59

mac_fly_OM Posté le 26 octobre 2004 à 22:10:30
c kan le prochain

C´est fini pour aujourd´hui

mac_fly_OM
mac_fly_OM
Niveau 10
26 octobre 2004 à 22:12:32

reussiera t il la passe de 3?

mac_fly_OM
mac_fly_OM
Niveau 10
26 octobre 2004 à 22:13:45

boeri Posté le 26 octobre 2004 à 22:11:59
mac_fly_OM Posté le 26 octobre 2004 à 22:10:30
c kan le prochain

C´est fini pour aujourd´hui

:snif2:

tu veu pa en faire un peti dernier?

seigneursack
seigneursack
Niveau 9
26 octobre 2004 à 22:15:45

mac_fly_OM Posté le 26 octobre 2004 à 22:12:32
reussiera t il la passe de 3?

OUI bien sur ! !!

[effaceur]
[effaceur]
Niveau 9
26 octobre 2004 à 22:52:04

non

boeri
boeri
Niveau 8
27 octobre 2004 à 20:40:31

re

boeri
boeri
Niveau 8
27 octobre 2004 à 20:42:59

vous êtes cho ce soir ?

SPLINTERGAMER
SPLINTERGAMER
Niveau 10
27 octobre 2004 à 20:43:55

non :DPhilosophie de la promesse ( extrait des " dits " 1999-2000, sur la philosophie)

La promesse est un acte : " dire, c’est faire " , et c’est un acte qui consiste à donner. Nous sommes donc dans la problématique du don, et aussi dans celle d’une parole qui vaut seulement pour elle-même et non pas pour ce qu’elle signifierait. Autrement dit : dans la promesse, si le contenu importe évidemment, c’est l’acte qui compte, l’acte du don d’une parole par quoi un certain sujet adviendra éthiquement à lui-même, le contenu ne valant que " par ailleurs " .

D’autre part, si l’on définit l’éthique comme l’ordre de ce qui ne vaut que pour soi en tant qu’on est soi, c’est-à-dire en tant qu’on n’est pas n’importe qui, la question de la promesse apparaît comme celle d’une extériorité au monde – lequel est précisément l’espace commun, l’espace où chacun est défini par une situation objective et subjective qui exige de lui ce qu’elle exigerait de n’importe qui à sa place. Dans la promesse, autrement dit, le sujet se distingue de sa place, alors même qu’on peut considérer qu’il n’est rien d’autre que cette place, qu’il n’en diffère donc pas.

Ainsi apparaît l’idée d’une parole vraie : une parole distinguée de toute parole qui aurait une réalité mondaine : qu’elle soit mondaine est irrécusable ( si on ne promet rien, on ne promet pas), mais cela ne compte pas. C’est pourquoi il faut commencer par opposer la promesse au serment et surtout à l’engagement, lesquels ont en commun que ce n’est pas la parole qui compte, mais autre chose.

La promesse n’est pas un serment, et n’est un engagement que " par ailleurs "

La promesse s’oppose d’abord au serment, dans lequel c’est l’instance extérieure qui compte ( Dieu, le drapeau, la Constitution, le groupe etc.), parce que c’est elle qui fait que le serment en est un et pas une parole en l’air. Autrement dit dans le serment cette singularité extérieure cause la parole comme vraie. Sur le serment, l’essentiel se trouve chez Sartre. Lisez les analyses qu’il en a données dans la Critique de la Raison dialectique quand il étudie le serment comme rapport d’une liberté à un groupe en train de se constituer comme tel. Il faut lire ces textes. Ce n’est certes pas mon habitude de renvoyer à beaucoup de références, et vous savez pourquoi, mais je vais de nouveau faire une exception pour Sartre, que j’aime. Les textes que je vous recommande de lire se trouvent donc à partir de la page 439 jusqu’à la page 463, mais on découvre ensuite une multitude de paragraphes disséminés dans la suite du livre. Allez voir aussi aux pages suivantes : 474-476, puis 490, 497-499, 503, 516, 520, 5340, 544, 555, 569, 586, 615, 638-642, 716. Maintenant j’en viens à ce que j’ai à dire sur la promesse.

De même qu’il ne faut pas confondre la promesse avec le serment, il ne faut pas la confondre avec l’engagement.

La raison en est simple : l’engagement renvoie à une situation ( vous voyez qu’on ne quitte pas si facilement l’horizon sartrien ! ) et vaut pour cette raison comme structure du monde, en tant que le monde est l’horizon des finalités et que la position de la finalité comme telle est précisément l’engagement. Dans l’engagement, ce qui compte, c’est donc le monde en tant que tel : il est en quelque sorte l’exigence toujours déjà effective de l’engagement, pour la seule raison qu’il est le monde. Ce que Sartre a pu traduire en disant qu’on était de toute façon toujours déjà engagé. Et en effet la conscience ( donc la nécessité de la compréhension) est inséparable de la constitution d’un monde que, de ce point de vue, il faut dire dialectique au sens où Hegel parle d’une dialectique de l’Esprit : on a la conscience de son monde, et inversement c’est d’avoir telle ou telle conscience qui fait qu’on vit dans tel ou tel monde. Tout au plus accorderais-je que l’engagement est la projection, au sens géométrique, de la promesse dans le monde. Mais cette projection implique un changement de ce qui compte : ce n’est plus la parole ( parce qu’une parole pure, dans le monde, est tout simplement impossible), mais c’est le monde en tant que monde, qui est d’abord social ( il importe que les engagements soient tenus, parce que sinon le monde devient impossible : dans les engagements, ce qui compte, c’est la possibilité du lien social).

Dans la promesse, c’est exactement le contraire : la promesse c’est que le monde ne compte pas ! Ni donc l’autre, en tant qu’il fait partie du monde. Je vais même plus loin : la promesse, c’est que rien ne compte, que la parole en tant que donnée. Quand nous promettons ( ce qui est somme toute très rare : en réalité il s’agit presque toujours d’engagements à faire ceci ou cela), nous donnons quelque chose, qui est notre parole. Cette question de la donation personnelle conditionne toute l’analyse.

Déjà je fais remarquer que l’idée de don et l’idée de monde sont parfaitement antinomiques : si vous êtes dans le monde, vous ne donnez pas mais vous échangez. Par exemple un jouet contre des bonnes notes, de l’argent contre un sourire, ou au moins contre l’idée que vous supposerez installée dans l’esprit de l’autre que vous êtes une personne généreuse ( ou qu’il y a en général des personnes généreuses, si vous avez eu le tact de ne pas vous mettre en avant quand vous avez donné) et qu’elle devrait vous être reconnaissante. Bref, le monde est toujours le lieu du " commerce " et donc, sans qu’il soit besoin de jouer beaucoup sur le glissement sémantique de ce terme, il est le lieu des achats et des ventes, mais jamais des dons. S’il y a du don, ce ne peut être que sans le savoir et hors du monde.

Or dans la promesse, on donne : sa parole. En quoi nous pointons déjà le côté non-mondain de celle-ci, donc son exclusivité paradoxale à son propre signifié, puisque le monde est l’ordre du signifié, l’ordre de ce qui est compréhensible. Si l’on promet, par opposition à s’engager où l’on assume le monde en tant que tel, on est donc déjà en extériorité au monde. C’est pourquoi les gens qui sont capables de promettre inspirent toujours le respect, quoi qu’il en soit par ailleurs.

A l’encontre de celui des politiciens, qui sont des médiocres c’est-à-dire des gens auxquels la promesse est absolument impossible ( d’ailleurs personne n’est dupe de leur parole qu’ils distribuent si généreusement), on peut citer l’exemple les hommes d’Etat : Churchill promet des larmes, de la sueur et du sang. ( Il est vrai que les plus grands peuvent aussi avoir des moments de médiocrité, c’est-à-dire céder sur le vrai et par là même faire des promesses de politiciens – le pire étant alors qu’ils aient pu y croire eux-mêmes, puisque c’est d’abord cela, céder sur le vrai. Ainsi dans son discours de Mostaganem, si je me souviens bien, De Gaulle avait solennellement promis que l’Algérie resterait française.)

La promesse comme acte ( et non pas comme action électorale, qui au contraire n’inspire que le mépris), produit un effet, qui n’est pas l’espoir de l’enfant qui aura son jouet pour Noël, mais la joie, quand on se rapporte à la promesse elle-même, et le respect quand on a reconnu celui qui promet comme l’ayant fait vraiment.

Le respect est en propre la reconnaissance de la vérité contre la réalité, de ce qui compte contre ce qui importe. Je parlerai de la joie plus loin, quand nous envisagerons ce qui est effectivement donné dans la promesse.

Le respect est le sentiment que nous éprouvons devant ce qui excède le monde. Voyez Kant, qui est très clair là-dessus quand il rapport le respect au sentiment du sublime. En tant qu’elle est un acte, c’est-à-dire en tant qu’elle suscite le respect ( car comme action, elle ne peut susciter que le mépris), la promesse s’inscrit en exclusivité de l’horizon des possibles, puisque cette expression suffit à définir le monde. Chacun sait que les actes sont extrêmement rares, et plus rares encore les personnes susceptibles d’en poser. Rares également sont les gens capables de promesse, puisque pour donner sa parole, il faut être un homme de parole, ce qui ne se rencontre assurément pas à tous les coins de rue.

La question devient alors de savoir ce que c’est qu’un tel don c’est-à-dire de savoir quel statut il faut reconnaître à la parole, dès lors qu’il est absolument exclu qu’elle puisse prendre place dans le monde.

Vous comprenez donc que la vérité de la promesse réside dans son intransitivité, paradoxalement ( en fait, il n’y a de paradoxe que si l’on confond la promesse et l’engagement) : promettre, c’est seulement donner sa parole ; et quand on installe ensuite la parole dans l’ordre du monde, c’est-à-dire des finalités et des choses à comprendre, on ramène la promesse à l’engagement. La distinction de la promesse et de l’engagement ( vous venez donc de comprendre que c’était une distinction et non pas une différence) est la position de cette évidence, puisque vous ne promettez jamais qu’à ce que le monde ne compte pas, et que vous ne dites quelque chose ( le contenu de la promesse) que parce qu’une parole ne peut être posée qu’à par ailleurs avoir une signification.

boeri
boeri
Niveau 8
27 octobre 2004 à 20:44:39

:salut: splinter

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