Jeudi 31 octobre 03:
STANDARD - Beveren ( samedi 1er novembre à 20h): Présentation du match et de Beveren ( Zeb, Equipe RSCL.be)
STANDARD: Sorondo au repos !
SCLESSIN - Les Rouches se sont entraînés à deux reprises hier. Après une séance physique, les Liégeois ont suivi un entraînement technico-tactique. Hormis Vandooren, tous étaient présent. Bisconti et Sorondo ont été ménagés l´après-midi. L´Uruguayen ressentait une douleur au pubis et observera le repos aujourd´hui encore. A l´instar de Bisconti, il devrait pouvoir tenir sa place samedi. L´entrée des femmes et des enfants ( moins de 18 ans) sera offerte, uniquement en prévente, su présentation de la FAN CARD au secrétariat du club pendant les heures d´ouverture jusque vendredi.
F.de B.
La Dernière Heure: STANDARD - Gilbert Bodart parle de ses deux anciens clubs...
L´entraîneur d´Ostende surfe sur la vague du succès chez les Côtiers
OSTENDE - Lorsqu´on évoque la confrontation entre le Standard et Beveren, le nom de Gilbert Bodart revient inlassablement. Non pas que les Yves Soudan, Philippe Garot ou Paul Lambrichts, qui ont aussi évolué dans les deux clubs, entre autres, soient oubliés mais l´ancien portier occupera toujours une place de choix dans le coeur des supporters rouches. «Si j´ai bel et bien porté le maillot de ces deux clubs, il n´y a, cependant, aucune comparaison à faire entre eux, avoue Bodart. Le Standard, c´est toute ma vie et, à côté de cela, Beveren ne représente rien. Ceci dit, j´ai conservé d´excellents souvenirs de mon passage dans le Pays de Waes. Je n´oublie pas que ce club m´a permis de disputer mes derniers matches en D 1.»
La confrontation qui opposera donc le club où il a débuté sa carrière professionnelle à celui où il l´a bouclée ne laisse évidemment pas l´entraîneur en herbe indifférent: «Le Standard que j´ai vu à Saint-Trond m´a beaucoup plu. Surtout en seconde période. La différence entre les deux mi-temps se situe au niveau des flancs. Ceux du Standard ont pressé beaucoup plus haut à l´image d´Onder Turaci. À partir de cet instant-là, les Rouches ont récupéré plus de ballons et Saint-Trond n´eut plus voix au chapitre. Les Liégeois devront agir de la même manière s´ils veulent venir à bout de Beveren. Face aux Ivoiriens, il ne faut pas rivaliser sur la technique mais plutôt sur l´aspect physique. Mais s´il est appliqué, le Standard ne devrait pas connaître de problèmes. Son premier adversaire, ce sera lui-même.»
L´avis de Gilbert Bodart est celui d´un entraîneur avisé. Après une expérience à... Visé qui tourna court à cause d´autres facteurs que le sportif, l´ancien portier international a repris les commandes d´Ostende. Et cela fonctionne plutôt bien puisque les néo-promus en D 2 occupent une très belle 4e place à une seule petite unité du Brussels ( 2e). «Depuis la reprise des entraînements, nous ne nous sommes inclinés qu´à deux reprises lors des 21 rencontres que nous avons disputées toutes compétitions confondues, avance fièrement l´entraîneur. En match amical, nous avons battu Lokeren et Charleroi. Ce n´est pas facile pour un Wallon de s´imposer en Flandre mais quand j´entends les supporters clamer mon nom, je me pique au jeu.»
«Je ne jouerai qu´au cas où...»
Gilbert Bodart a d´autant plus de mérite qu´il n´a transféré aucun joueur venant de l´élite pour composer son noyau cette saison. «Je peux, néanmoins, compter sur l´expérience de joueurs comme Christophe Lauwers ou Mehdi Makhloufi qui ont déjà évolué en D 1 par le passé, avoue-t-il. Il y a aussi Lecomte, Cousin ou Van Rumst qui évoluait en D 2 hollandaise. Nous n´avons subi qu´une défaite en championnat. C´était à Dessel et nous avons terminé le match à 9.»
Gilbert Bodart ne sait d´ailleurs pas quand cette belle aventure sera interrompue... «Je ne connais les limites de mon groupe, avoue-t-il. L´an dernier, mon équipe balançait régulièrement des longs ballons et éprouvait des difficultés en possession du ballon. Nous avons corrigé le tir et cela fonctionne plutôt bien. Ce football comporte des risques mais je les assume. À domicile, nous jouons en 3-5-2. Mais ce dispositif peut aussi se muer en 5-4-1...»
Contrairement à ce qui a été dit, Gilbert Bodart n´a pas repris du service entre les perches: «Mes deux gardiens sont blessés. C´est donc le 3e qui joue actuellement. Il est âgé de 17 ans. Et comme Ostende ne peut plus transférer, je m´installerai entre les perches uniquement si je n´avais pas le choix. Il faut bien qu´il y ait un gardien dans le but! Mais, sincèrement, je n´ai jamais envisagé pareille situation. Je ne me suis d´ailleurs jamais inscrit comme joueur sur la feuille de match et j´ai toujours préféré reprendre quatre joueurs de champs sur le banc.»
Frédéric de Biolley
La Meuse: Sclessin va se mettre au synthétique!
C´est un outil ultra-moderne, à la pointe de la technologie, qui ne pouvait que séduire le staff technique du Standard. Dominique D´Onofrio, José Riga, Guy Namurois et Christian Piot sont revenus enchantés de leur court déplacement à Seraing, mardi, où ils ont inspecté le terrain synthétique aménagé à grands frais ( 595.000 Euros au total, dont 60/100 de subvention de la Région wallonne) devant le stade du Pairay. Un terrain creusé dans un coffre de 40 cm d´épaisseur, composé de sable drainant, de lave, de quartz et de granulés de caoutchouc issus de pneus recyclés. Le tout recouvert d´un milliard et demi de brins d´herbe synthétiques. «C´est une aire de jeu d´une souplesse étonnante, qui permet de travailler, par tous les temps, la technique et la pliométrie ( ndlr: des exercices techniques en mouvement)», signale Dominique D´Onofrio. Ce terrain synthétique de la dernière génération, identique à celui qui a été implanté à La Louvière ( avec Seraing, ce sont les deux seuls exemples en Wallonie) sera tout à fait terminé dans 15 jours.
Du pain bénit pour le Standard qui, dans le cadre du partenariat conclu avec le club de Seraing RUL et en échange des prêts d´Olondo et Vandesande ( en attendant Dimvula…), pourra profiter l´hiver venu de cette surface de jeu. Mieux, un projet du même type sera réalisé à Sclessin, sur un espace triangulaire de 400 m2 situé en prolongement du terrain du Standard Femina. «Ce qui permettra, en cas de pluie ou de gel, de ne pas trop l´abîmer», conclut l´entraîneur liégeois. \D.S
La Meuse: Kimoto refait surface...
Le Congolais espère être titularisé sur le flanc droit ce samedi soir !
Avez-vous le sentiment d´avoir marqué des points à Saint-Trond ?
Oui, c´est le cas. Je mentirais en disant le contraire. L´entraîneur m´avait demandé, avant mon entrée au jeu, de bien rester en place tout en apportant de la profondeur et de l´agressivité au jeu du Standard. Je crois avoir répondu à l´attente.
Ce qui ne fut pas le cas de Jonathan Walasiak...
Il ne m´appartient pas de juger sa prestation. Disons que depuis qu´il a été sifflé contre La Louvière, ce qui explique peut-être cela, Wali traverse une période un peu moins favorable, comme cela a été mon cas ces dernières semaines. Il saura réagir.
Une non titularisation face à Beveren, vous décevrait-elle ?
Sur le plan humain certainement. Mais pas sportivement : un professionnel est aussi payé pour accepter les choix de son entraîneur. Ce sera donc mon cas.
Comment avez-vous vécu, depuis la défaite au Cercle de Bruges, votre mise à l´écart ?
Difficilement. Après ce match maudit, je suis resté 270 minutes d´affilée sur le banc, sans avoir l´occasion de monter sur la pelouse. Qui accepterait ça de gaieté de cœur ?
L´avez-vous comprise ?
Oui. Au moment de la trêve imposée par le match Belgique-Estonie, j´ai sollicité une entrevue avec Dominique D´Onofrio, pour comprendre les raisons de mon éviction. Il m´a dit que je n´étais plus le vrai Kimoto, qu´il ne me reconnaissait plus. L´entraîneur n´avait pas tort : j´étais gêné par une douleur musculaire au genou, qui m´avait obligé à baisser de rythme. Je ne parvenais plus à enchaîner dribbles et accélérations. Et mes problèmes familiaux n´ont évidemment rien arrangé.
Où en êtes-vous sur ce plan-là ?
Mon épouse et mes enfants sont toujours au Congo, mais la situation devrait se débloquer rapidement. C´est en tout cas ce que m´a dit, il y a une semaine, Marc Wilmots, avec qui j´avais fait appel. Il m´a affirmé que le dossier était en bonne voie. Si j´ai réussi à tirer mon épingle du jeu à Saint-Trond, c´est aussi à lui, et à son coup de fil, que je le dois.
Certains ont attribué votre baisse de régime à la différence qu´il y a entre Lokeren et le Standard, où les attentes et la pression sont plus importantes...
Je ne partage pas du tout cette vision des choses. Lokeren était aussi un club professionnel où on s´entraînait durement et où la concurrence, si elle était certes moins exacerbée qu´à Sclessin, existait de la même façon. Les gens peuvent dire ce qu´ils veulent, c´est leur droit. Chaque joueur, à un moment ou un autre, connaît sur une saison, et c´est inévitable, un creux. Ma grande satisfaction, c´est de savoir que le mien est derrière moi.
Ce qui veut dire qu´il ne se produira plus ?
Exactement, même si je sais évidemment que rien ne sera jamais acquis. Les mises à l´écart dont ont été notamment victimes Turaci, Moreira, Bangoura et moi-même sont là pour prouver qu´avec un tel noyau, et une telle concurrence, il peut suffire d´une mauvaise demi-heure de jeu pour se retrouver le week-end suivant sur le banc.
Vous n´êtes sous contrat que pour un an au Standard. Cela vous tracasse-t-il ?
Pas le moins du monde. Y penser ne pourrait avoir que des effets néfastes sur mon jeu. Seules m´importent, dans l´immédiat, mes prestations. Pour le reste, advienne que pourra. Si le Standard ne souhaite pas me conserver, j´irai voir ailleurs, tout simplement.
Et si le club vous proposait, demain, de resigner ?
Si on me propose un bon contrat, sans problème. Rester à Sclessin ne serait pas fait pour me déplaire. Lorsque je suis arrivé ici, certaines connaissances m´avaient dépeint le Standard comme étant un club truffé de clans. J´ai découvert, à l´inverse, un noyau solidaire, mu par une formidable ambiance de travail.
La CAN se profile à l´horizon. Disputerez-vous en décembre les matches amicaux du Congo ?
S´ils n´ont pas lieu en même temps que ceux du Standard. Dans le cas contraire, c´est mon club qui aura la préséance, parce que c´est lui qui me paye. Notez que les déplacements seront réduits à leur plus simple expression, puisque la préparation aura lieu en Allemagne et en Belgique. Le président de la fédération congolaise doit arriver dans quelques jours afin de choisir les lieux de stage.
Ne craignez-vous pas que votre absence, durant tout le mois de janvier au moins, vous soit préjudiciable ?
Je ne me pose même pas la question. Comme c´est le cas pour n´importe quel joueur européen, je ne refuserai jamais une sélection en équipe nationale, quitte à le payer à mon retour. Si c´est le cas, je saurai mordre sur ma chique pour revenir, comme j´ai réussi à le faire à Saint-Trond et comme je le prouverai encore samedi contre Beveren. Là, si on me donne ma chance, je la saisirai à trois mains.
Entretien: Didier SCHYNS