MARSEILLE / STEVE MARLET :
« Le challenge que je recherchais »
Steve Marlet est le représentant de l’OM en équipe de France. Très heureux de son choix, le nouvel Olympien est revenu sur son transfert et ses premières impressions marseillaises. Séduit par le challenge phocéen, il espère briller en Ligue 1 et en Ligue des Champions. Même face au Real Madrid.
Steve Marlet, vous venez d’effectuer vos débuts marseillais à Ajaccio. Êtes-vous satisfait ?
Oui, une victoire, surtout à l’extérieur, c’est satisfaisant. Mais ça aurait pu être mieux si j’avais marqué.
Vous avez choisi de revenir en France, à Marseille. Est-ce pour assurer votre place en équipe de France ?
Non. Mais médiatiquement, Marseille, en France par rapport à Fulham, c’est peut-être un plus. Ce qui a le plus compté, c’est le challenge sportif qui m’était proposé. C’est ce qui fait que j’ai décidé de signer à Marseille. L’OM, c’est ce qui se fait de mieux : il y a la Ligue des Champions et on vise le haut du tableau. C’est un challenge que je recherchais.
Pensez-vous initier un mouvement de retour d’internationaux français en Ligue 1 ?
Non, parce que ça se passe plutôt bien à l’étranger pour les internationaux français. Moi, c’est différent parce que je sors de deux saisons où ce n’était pas très bon. Je ne suis pas amer mais déçu. Fulham était un club qui avait beaucoup d’ambitions au départ puis ça a été revu à la baisse à la fin de la première saison. Moi, j’étais venu pour être dans un grand club de l’avenir. Je suis un peu déçu.
« Je n’ai ni préférence, ni exigence »
Savez-vous comment Alain Perrin va vous utiliser avec l’OM ?
Mon positionnement, comme on a pu le voir dimanche, peut évoluer : j’ai commencé dans l’axe avant de finir à droite. Je n’ai ni préférence, ni exigence, tant qu’il y a de la place pour moi.
On a parlé de vous dans d’autres clubs, dont le PSG, avant votre signature…
Vous voulez qu’on me coupe la tête là-bas ( il plaisante). La perspective de jouer la Ligue des Champions et le haut du tableau était important. Et là j’ai découvert la ville : je ne regrette pas du tout mon choix. Les gens sont sympas, chaleureux, c’est le top.
Auriez-vous pu signer à Marseille il y a deux ou trois ans quand le calme n’était pas revenu ?
Je ne sais pas. C’est intéressant de savoir que c’est solide, que tout est structuré. La venue de Perrin a changé beaucoup de choses : il a mis son empreinte et obtient des résultats. Tout le monde tire dans le même sens, que ce soit dans le groupe et dans le club. Il y a trois ans, c’était différent. Il y avait pas mal de soucis internes : quand on arrive dans un club où ça se tire dans les pattes de partout, c’est difficile.
Vous avez confiance dans l’effectif olympien ?
C’est difficile à dire puisque je ne me suis entraîné que deux fois avec le groupe et encore, c’était axé sur la récupération après le match de Vienne. Mais l’effectif est prometteur, jeune et de qualité.
« Le Real Madrid est friable derrière »
La jeunesse de l’effectif n’est-il pas un danger ?
On verra lors des gros matchs que l’on va disputer. Le danger vient du fait qu’on est co-leaders. Il ne faut pas se voir arriver un peut trop tôt. Le groupe est encore jeune. Mais le coach sait manier tout ça : il a l’expérience du haut niveau. On est co-leaders, c’est bien, mais il faut l’être dans la durée.
Votre statut a changé, vous êtes désormais le joueur de l’équipe de France de l’OM…
L’approche est différente, ça me plaît assez. J’arrive avec un statut d’international et je fais partie des plus vieux. A moi de faire profiter de mon expérience du haut niveau. Mais je ne suis pas un fort en gueule, je suis discret, j’observe. Il ne faut pas forcément être un fort en gueule pour être un leader.
Et pour votre retour en France et en Ligue des Champions, vous allez affronter le Real Madrid. Cela doit quand même vous faire quelque chose ?
Pour une première, ce sera un gros match. Tous les joueurs, la ville et la France attendent le nouveau Marseille en Coupe d’Europe. Qui ne serait pas excité de jouer le Real ? Mais j’ai vu leur match contre le Betis : c’est friable derrière. Le Betis a joué sérieusement et n’a pas fait de complexe d’infériorité. Le risque contre le Real Madrid, c’est de trop regarder l’adversaire.