" Il n´y a pas de crise"
Après avoir chuté face au Real Madrid, Marseille est déjà condamné à s´imposer face au Partizan Belgrade, mercredi, pour conserver ses chances de qualification. Si Alain Perrin affirme qu´il n´y a " pas de crise" et " pas d´autogestion", l´OM aborde ce rendez-vous dans un contexte particulier. Interview !
ALAIN PERRIN, que s´est-il exactement passé face à Nice ?
A.P. : C´était du coaching. J´ai pris du recul à la pause pour amener les joueurs à prendre plus de responsabilités. Mais qu´on ne se méprenne pas, la composition d´équipe avait été affinée et Albert Emon avait aussi donné des indications à la mi-temps. Il n´est pas question de livrer les joueurs à eux-mêmes. Sinon, cela serait rapidement la cacophonie. Par contre, dans le cas présent, il était intéressant de leur laisser plus d´autonomie, de les impliquer davantage. C´est une forme de travail. Je travaille comme j´ai envie de le faire. J´ai entière liberté pour travailler comme je veux le faire.
On a parlé d´autogestion...
A.P. : Il n´y a pas d´autogestion. Ni sur le match précédent, ni face au Partizan. Mais il faut mettre en avant des modes de fonctionnement qui sont liés au circonstances. Ça n´est pas toujours pareil. La manière dont je travaille avec les joueurs n´est jamais linéaire. Il y a des moments où j´interviens beaucoup et des moments où j´interviens moins. C´est mon mode de fonctionnement. Comme j´ai pu le lire, il y a 13 entraîneurs à Marseille. Il me paraît intéressant de disposer d´un staff élargi. Avoir 13 entraîneurs dans une équipe est une très bonne chose. Je pense que je vais être jalousé par mes collègues parce qu´on a besoin de joueurs qui soient responsables. Plus il y a d´entraîneurs sur le terrain, mieux c´est.
Les joueurs ont émis des critiques à votre encontre ?
A.P. : Mais elles étaient moins généralisées que ce que certains ont voulu faire croire. Ce qui devait être mis à plat l´a été. Il n´y a pas de crise du tout, ni de gangrène qui rongerait le groupe. Le tumulte était à l´extérieur, et il y est resté. Cet épisode nous a renforcé en interne. La meilleure des réponses sera donnée mercredi sur le terrain, contre le Partizan.
Donc la réaction de vos joueurs vous a plutôt rassuré ?
A.P. : C´est un signe d´évolution favorable du groupe que d´avoir su réagir. C´est quelque chose qui ne pouvait pas se faire en début de saison mais qui se fait normalement au bout d´un certain temps. Donc je pense en effet que c´est un signe favorable de l´évolution du groupe.
Dans quel état d´esprit aborderez-vous ce rendez-vous de Ligue des Champions ?
A.P. : Il faudra afficher la même détermination que lors de nos matches précédents. On a disputé un match de Coupe contre Nice. Je crois qu´il faut s´en inspirer. Je crois qu´on aura sûrement le même type de scénario à reproduire samedi soir. Pratiquement tout le monde est opérationnel. On a eu une petit alerte avec Camel Mériem qui a pris un coup dans les côtes lors du dernier entraînement. Donc il va passer de nouveaux examens et on verra bien comment se passe la nuit. Sinon, Beye est encore court, ainsi que Christanval. Mais le reste de l´effectif est opérationnel.
Face au Partizan Belgrade, il faudra absolument décrocher la victoire ?
A.P. : Bien sûr. C´est toujours l´effectif, surtout à domicile. Il faut prendre les trois points. Dans un championnat avec seulement six matches, il faut impérativement s´imposer à domicile. Au Vélodrome, il faut qu´on prenne le jeu à notre compte. On s´attend effectivement à recevoir une équipe du Partizan qui est assez performante à l´extérieur puisqu´elle a gagné deux fois à l´extérieur lors du tour préliminaire, notamment à Newcastle. Donc c´est une référence. Mais ce sera à nous de faire le jeu et d´essayer de marquer les premiers.
Que connaissez-vous de cette équipe du Partizan ?
A.P. : C´est une équipe qui assez mixte avec des joueurs d´expériences et des jeunes talentueux qui sont soit en sélection A, soit en sélection Espoirs. C´est une équipe qui est bien organisée, qui est bien en place, c´est une évidence, mais qui a aussi des capacités assez intéressantes sur le plan offensif. Devant, des garçons comme Iliev, Ivic ou Delibasic, qui est en grande forme en ce moment parce qu´il marque régulièrement, ont de grandes qualités. Et ils sont solides derrière avec des joueurs que l´on connaît bien comme Taribo West.