Chapitre 7 : Arrêt chez les Alberts
Ils entrèrent en courant dans le village endormi, entrèrent dans l’auberge pour allongé les blessés. L’homme mourait doucement, toute sa vie s’écoulait lentement vers le royaume des cieux. Hermod le prit dans ces bras et l’emmena à l’église pour qu’il puisse y recevoir ses derniers sacrements. Le chancelier s’agenouilla au pied du lit de la jeune femme, tandis que Fifi partit pour la villa des Alberts annoncer les dernières nouvelles. L’intendant posa son arme sur le sol appela la dame qui s’occupait du foyer qui était encore en permanence et lui demanda de ramener une bassine d’eau et des tissus se qu’elle fit sans se faire prier d’avantage en constatant l’état de la blessée. Elle délirait remuant de droite à gauche dans son état comateux, bougeant ses lèvres sans émettre de sons. Trode regardait son visage en pensant à sa pauvre Médéa qui était détenu quelque part entre les mains d’un fourbe. Il lâcha un juron en serrant les poings et les dents. Le chancelier retroussa ses manches quand l’aubergiste arriva à vive allure renversant la moitié de l’eau dans l’entrée. Elle posa la bassine à la gauche de notre apprenti médecin, les yeux fixée sur cette femme mutilée. Notre jeune héros ferma les yeux répétant une prière, louant la déesse d’une foi indestructible. Une boule bleue se développa au creux de ses deux paumes rejointes. Il ouvrit les yeux et pose ses mains sur les blessures. De sa main gauche il trempa un morceau de toile dans la bassine pour éponger le front de sa patiente. Celle-ci tressailli puis ouvrit doucement les yeux, se réveillant d’un long cauchemar. Elle voulu se re lever mais le chancelier l’en empêcha, il la rallongea doucement sur le dos. A ce moment l’épuisement du à la magie, frappa le jeune homme, sa vue se troubla et il eut le temps de s’allonger sur un second lit et s’endormit. La jeune femme épuiser elle aussi par toutes ces blessures fit de même. LE seigneur Trode retourna près de la charrette pour se reposer. Hermod revint lui aussi se reposer suite à la mort du second rescapé de port Espérance.
Au petit matin Fifi vint cueillir au réveil la troupe avec la jeune femme pour les amener devant madame Albert, la mère de Jessica. La survivante n’eut que des courbatures à son réveil et le chancelier une grosse faim. Ils vinrent ainsi prendre le repas chez les Alberts. Les domestiques apportaient plats sur plats et le chancelier ne se priva de rien, même à la limite de l’impolitesse. Madame Albert n’avait changé en rien, seul sa teinture devenait légèrement grisâtre et ses mains tremblaient de temps en temps. Fifi lui avait expliqué qu’à leur retour de l’entraînement avec Harry et Jessica, ceux-ci était tombé sur Port Espérance qui prenait feu. Quand ils y entrèrent, le bateau prenait la mer, et le carnage régnait en ville. Il expliqua alors que Jessica avait emmené Harry dans une barque qu’elle avait fait avancer grâce à la magie. Puis ils avaient disparus à la poursuite du bateau laissant le village à Fifi. Ce fut à ce moment que notre troupe était rentré en ville.
Toute la tablée se tourna alors en direction de celle qui avait tout vu, la seule survivante de ce chaos. Elle prit alors la parole le regard perdu dans le vide :
« Je me présente tout d’abord, je me nomme Aurore, et je vous remercie de m’avoir secourue, sans cela je pense que je serai morte… Hier même, en début d’après-midi, je veillait au confort des futurs passagers en leur offrant divers services, quand un homme encapuchonnée dans une grande cape dont seul le bout de son épée ressortait est entré brusquement dans le hall. Il portait sur son dos un grand sac et il me semble que ce sac bougeait.
-Ma Médéa, lança Trode en se relevant de sa chaise
-Seigneur veuillez vous rasseoir, s’écria Hermod, ce que Trode fit, vexé et inquiet pour sa fille.
-Quoi qu’il en soit, cet homme s’est mit à s’élançait vers l’embarcadère mais deux marins s’interposèrent mais il ne voulut rien savoir et lança une grande flamme bleue dans leur direction, ce qui eut pour cause de les incinérer définitivement. Des cris parvinrent à ces oreilles, je crois bien que par peur il brûla alors tout le village et pris le bateau. Mais ce qui est horrible c’est qu’il a poursuivi chaque habitant avec ces flammes. Ensuite lorsque je couru vers la sortie du village, je senti cette chaleur suffocante monter le long de mes bas puis je perdit connaissance. »
Un long silence perdura et ce fut Trode qui le rompit de nouveau :
« Arrgh cet énergumène non content de tuer mon gendre et de voler ma fille, brûle un village situé aux frontières de mon royaume. Mon fidèle chancelier il faut stopper cela, tu er ce fou.
-Oui Seigneur, répondit-il déconcerté, mais comment savoir le lieu de sa fuite ? Et surtout comment y accéder si ce lieu est par-delà les mers ?
-Nous irons voir Kalderasha, nous partons de suite pour être sûr d’y être avant la nuit. Il nous indiquera la route à prendre et comment la prendre, j’ai confiance en ses pouvoirs.
-Je tiens à vous accompagner, s’enhardit le jeune disciple, il faut que je retrouve mon maître et mon ami !
-Sa présence ne sera pas de trop je pense, répondit madame Albert, j’ai fait une erreur en ne laissant pas partir ma fille suivre son cœur je ne ferait pas la même en ne te laissant pas partir, puis elle se leva, bon vent à vous petite troupe, que le vent et le destin vous soient toujours favorables. »
La troupe se leva, elle était maintenant composé du Seigneur Trode, du chancelier, des deux guerriers Hermod et Fifi, et de la jeune servante dont les talents ne nous sont pas encore dévoilés. Ils partirent donc, laissant Alexandria seule face au danger, en direction de Lontania.