Chapitre 31 : Honneur
L’atmosphère était encore enfumée, mais Fifi sentait parfaitement l’aura de son maître au fond du couloir, il courait sans relâche dans cette direction. Yangus courait avec détermination, avec Hermod et Gudrun sur ses talons. Le chancelier ainsi que les soldats suivaient sans grande conviction. Fifi s’arrêta brusquement faisant alors face à une ouverture béante située dans le mur. Il pouvait distinguer deux silhouettes qui se battaient. Une était agenouillée, et le sang de Fifi ne fit qu’un tour, il se rua alors dans l’ouverture provoquée par l’explosion. Yangus le suivit, faisant confiance à l’intuition de l’apprenti bretteur et magicien.
Gudrun avait cependant ressenti une autre aura, son bâton s’éclaira d’une lumière violette pour éclairer l’ouverture, ainsi tous les protagonistes purent qui n’étaient pas encore rentrés purent observer le combat qui se menait dans le sombre dédale.
Le spectacle était effrayant ; un homme au corps squelettique enveloppé dans une grande bure marron, le visage défiguré par un atroce sourire démoniaque, et la peau blême, tenait une faux pointée vers un second personnage au sol. Celui-ci n’avait rien d’humain. Il était grand et blond, ses oreilles pointues laissées imaginer des origines Dragoviennes, mais il se trouvait en mauvaise posture.
Hermod savait que les Dragoviens n’avait rien à faire dans ce combat, car la défaite les attendaient, Gaïa était maintenant presque acquise par une puissance supérieure à celle des protecteurs de la Déesse, il savait que seul un Ancien aux dons époustouflants et à la bonté extrême pourrait détruire cette confrérie de Démons. Il sauta alors dans le trou pour rejoindre le Dragovien.
Le chancelier voulut retenir son maître d’arme car celui-ci avait peu de chance de remportait une victoire face à cet être malfaisant. Mais une main tenue sa manche. Il se retourna pour apercevoir un visage qui lui était familier, le Seigneur Trode était lui aussi dans ce passage.
« Seigneur !, s’exlama-t-il, que faites vous dans cet endroit ?
-Je t’expliquerai, mais pour le moment quittons ce passage un méchant coup pourrait nous arriver.
-Mais il faut secourir ce Dragovien, reprit le chancelier,
-Aurore à tenter d’intervenir avec sa magie, mais le seul effet fut de la laisser inconsciente, s’énerva le petit être, elle se trouve allongée plus loin. Nous devrions sortir au plus vite avant qu’il ne s’en prenne à nous, ramenez les soldats. »
Le chancelier se retourna pour appeler les soldats. Un seul bougea, mais il tomba raide mort. La bâton du nécromancien avait frappé.
« Fuit, fuit…, murmura-t-il, puis se retournant vers ses cinq subordonnés restant il lança, et bien fuyez, mais sachez que dans ce combat votre seule fuite possible est la mort !
-Tu es fou ! , cria l’intendant, c’est la mort si l’on participe à ce suicide, prenons la retraite, c’est une plus sage idée.
-Jeune prétentieux, souffla Gudrun, tu ne comprends donc pas que notre seule chance d’arriver à battre le Mal qui engendre cette Terre est de tuer un à un les membres de ce Mal afin d’éviter une seule bataille contre tous les membres réunis ? Notre chance réside dans plusieurs combats pas dans un seul. Fuis, mais cette victoire ne sera pas tienne, car le lâche périra de mes mains ! »
Le chancelier ne bougeait plus, tous ses membres tremblaient d’impuissance face à ce monstre. Il prit alors une décision, se retourna vers Trode en relevant la tête :
« Le sort d’Aurore et sans doute du monde est entre vos mains, je vous délègue mes responsabilités Maître… »
Il se retourna alors avec un air déterminé en évitant le regard perçant du nécromancien. Il dégaina son épée la redressant fièrement devant son visage, comme si il priait la Mort elle même, l’implorant de faire de cette bataille une victoire. Son épée retomba alors au niveau de sa hanche, et d’un appui le chancelier se lança dans le combat.
Gudrun sourit.
Voilà la suite j´espère qu´elle vous a toujours autant plu !! ! 