Chapitre 27 : Un réveil proche
Le vent s’était enfin calmé, et Gudrun avait estimé la distance les séparant de la nécropole des Dragons qu’à quelques kilomètres, car le nécromancien était aussi cartographe et connaissait parfaitement toutes les régions du monde, il ne devait posséder que certaines lacunes concernant Empychuu et ses environs. La troupe marchait sous l’ardente pression du soleil, le soldat blessé avait succombé à la chaleur, et le nécromancien avait béni ses os d’un rite mortuaire ancestrale avant que les gardes ne l’enterrent.
Ils arrivèrent devant la gueule du Dragon, protégeant l’entrée de la nécropole. Les cinq gardes restant furent assez troublés par cette antre, mais aucun ne se découragea. Hermod fit une prière silencieuse à l’ombre d’une gigantesque canine, et Gudrun affichait un sourire effrayant devant cet ossuaire. Il ouvrit la marche d’un air satanique faisant émaner une aura démoniaque, même Hermod mit la main sur le pommeau de son épée à l’instant où le nécromancien tourna la tête pour se délecter une dernière fois de la lumière blafarde du soleil. Hermod suivit prudemment et surveillant chaque mouvement du nécromancien, les cinq gardes suivirent sans toutefois se sentirent très rassurés, le bruit circulé dans le château que cet homme pratiquait des rites dédiés à l’Ombre depuis quelques temps, et qu’à chaque nouvelle lune, des cris horribles sortaient de sa chambre.
Le soldat fermant la marche voulait demander une pause, mais il avait peur de la réaction de ses supérieurs, mais ses jambes le faisaient terriblement souffrir. De plus, des bruits de lointains tambours se faisaient entendre, et l’envie de s’arrêter devenait de plus en plus pressante. Mais Gudrun accélérait le pas, car chaque battement le remplissait d’une joie qu’aucun de ses camarades n’aurait pu partager. Hermod regardait à terre, une vieille habitude de chasseur. Il remarqua que des gens étaient passés peu de temps avant eux, la curiosité le piqua : trois traces de pas différentes, à en considérer les tailles et l’écart de chaque empreinte, le maître d’arme en conclut que deux femmes et qu’un être de petite taille étaient passés ici. Mais était-ce deux femmes ou une femme et un être aux pas légers et au corps svelte ? Il releva la tête pour s’apercevoir que le nécromancien avait ralenti le pas :
« Des traces de brûlures au sol… Signe d’un voyage à travers l’espace, dit Gudrun,
-Oui effectivement, une trace répétée due à de nombreux passages, confirma Hermod s’accroupissant pour pister les nombreuses traces qui s’éloignaient de ce passage. Il regarda alors vers un endroit d’où sortait une faible lumière, il toucha alors la paroi pour s’apercevoir que celle-ci était une matière organique et la lumière s’échappait d’un orifice entrant dans cette matière. Un bruit sourd se fit alors entendre et la lumière s’éteignit, quatre ombres sortirent alors de la masse sombre.
Voilà la suite, bon allé bonne nuit à tous !! et bonne lecture !