CHAPITRE 13
L’ABBAYE DE MAELLA
La distance qui séparait l’Abbaye de Maella à Nicodème n’étant pas très grande, nous arrivâmes vite, ne rencontrant que quelques monstres faiblards, à notre destination. Nous fûmes impressionnées par la splendeur et la taille de l’abbaye. Elle était en tout point majestueuse.
« Je n’en n’ai jamais vu une pareille ! » s’exclama Jessica.
Nous pénétrâmes dans l’abbaye. Dedans, il regorgeait de moines, de prêtres, d’évêques, de sœurs… seul Yangus ne semblait pas subjugué. Il se fourrait les doigts dans le nez comme d’habitude…
Aucun des gens ici présents ne savait qui était Dhoulmagus.
« Angelo le sait, peut-être ! » dit Jessica.
Oui, Angelo. Encore fallait-il le retrouver dans cette grande abbaye ! Nous le cherchâmes pendant près d’une heure, et finalement, nous décidâmes d’inspecter le quartier des Templiers. Malheureusement, deux des Templiers gardaient l’entrée de leurs quartiers.
« On ne passe pas ! Ce quartier est réservé aux templiers ou au vénérable Père Francisco.
-Mais… Angelo nous a dit que… dit Jessica
-NON ! Désolé ma petite dame, mais c’est une raison de sécurité. »
« Le goujat ! Il refuse de nous laisser passer ! s’exclama Jessica
-Il doit sûrement y avoir un moyen, pourtant ! dit Yangus
-Hmm… qu’est-ce qui pourrait prouver que Angelo désire nous voir ?
-Eh bien… eh ! Jessica, dit Yangus, tu as fais tomber une épingle !
-Ce n’est pas une épingle, c’est… la bague de templier que nous a confiée Angelo ! Mais oui ! »
Bien sûr ! C’était notre « pass » pour le quartier des templiers, cette bague ! Les gardes nous laissèrent, cette fois-ci, passer sans problème, mais avec une certaine surprise.
« Angelo avait raison, dit Jessica : cette bague est utile ! »
Les Templiers étaient vêtus de bleu, portaient une épée à leur ceinture et étaient tous de grande taille. Ils devaient être de bons combattants au combat. Mais là encore, pas de trace d’Angelo.
« Et le sous-sol, chef ? »
Effectivement, il nous restait le sous-sol à fouiller. Nous y pénétrâmes.
C’était une sorte de prison, ou plutôt une salle d’interrogatoire. Angelo était interrogé, plus ou moins brutalement, par deux templiers et un autre, qui, apparemment, se nommait Marcello et se trouvait être le chef des Templiers ! L’interrogatoire était musclé.
Nous restâmes plusieurs minutes à observer Marcello questionner Angelo, puis, soudain, un cri se fait entendre.
« HAAAAAA ! Père Francisco ! Le Père ! Il est en danger ! VITE ! A l’AIDE ! »
Angelo, libéré de la présence de ses interrogateurs, nous trouva à toute hâte !
« Ah… vous êtes là ! Le Père Francisco a l’air d’être en danger ! Allons voir, vite ! Suivez-moi ! »
Nous nous hâtâmes à toute vitesse.
« Laissez-nous rejoindre le Père, enfin ! s’exclama Angelo devant le refus des templiers à nous laisser rejoindre la maison du Père, isolée du reste de l’abbaye.
-Non, c’est trop dangereux !
-Mais il y a URGENCE ! »
Vite ! Ces templiers ne connaissaient-t-il pas la gravité de la situation ?
A suivre …