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Ouais, parfois il chante Imagine au piano avec une fillette pro-homosexualité ( probablement sans le savoir ).
Bonjour,
je ne crois pas que c'est le bon forum , mais svp répondez tout de même.
Mon débiteur me doit 6260$ et est allez voir un syndic pour qu'à la place de faire faillite, il paie au syndic et le syndic rembourser les créanciers (dont moi)... mais que 25% du montant. En fait, le débiteur paie 50% de sa dette au syndic et le syndic en garde 25% et redonne 25% au créanciers (environ).
Pour que l'offre soit accepté, il faut qu'au moins 25% (en pourcentage de la dette totale) accepte la proposition, moi avec mon 6200$ je suis à un peu moins de 25%, car sa dette est de 26 000$.
Il doit 4000$ au gouvernement, et quelques centaines à d'autres partis plus petits...
Mais il doit aussi un gros 15 000$ à un gars... qui habite chez lui?!? L'adresse indiqué est en fait celle où il habite, bien que formellement il dit habiter ailleurs (il recoit les papier à une autre adresse, dit que formellement il habite à cette adresse, mais dans les faits habite à l'autre adresse, celle du gars qui «doit 15 000$»)
J'ai vérifier et le syndic, André Allard & Associés , sont bien dans la liste des syndics...
mais devrais-je me fier à ça, peut-il avoir une arnaque entre le débiteur et le syndic?
mon débiteur me doit 6260$
I lol'd.
J'ai des contacts dans le côté far-west de la chose, mais je ne veux pas être evil.
Ok, ce commentaire est définitivement l'un des meilleurs de la semaine, du mois.
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wattttttttttttttttttt
wat
wat
wat
wat
watt
waaaaaaaaaaaaaat
the
fucking laurent
wtf
geeee
this aint real
jvais me coucher
Fallait que mon propos soit implicite, pas explicite
tes italien laurent?
T'ES TELLEMENT RETARDÉ LAURENT TAS UN RETARD MENTAL RÉALISES LE CALICE.
JE VEUX TE VOIR DIRE:
"Je sais que j'ai pas les memes capacités mentales que la majorité des gens, les miennes sont inférieures, mais j'essaye pareil de vivre ma vie!"
AVOUE LE CRISS.
CA ME RAGE TELLEMENT DE TE VOIR PENSER QUE T'ES NORMAL.
DÉBILE.
Laurent est supérieur; pas normal. Voyons!
L'ARRIVÉ DU CAPITALISME (basé sur la section XVIII de «Le Capital» tome 1 [1867], de Karl Marx)
RÉSUMÉ:
1. Au moyen-âge (~dès 1350), les seigneurs fusionnent les terres des serfs en de grands domaines, qui deviendront leur domaines privés.
2. Ces agriculteurs perdent leurs propriétés et leur moyen de subsistance, de telle sorte qu'ils doivent travailler dans les manufactures.
3. Les propriétaires de ces immenses domaines s'enrichissent, le peuple peine à survivre. Ce prolétariat à besoin d'un salaire. Il y a surplus de main d’œuvre (à cause de l’expropriation forcée des fermiers vers les villes). Il y a surplus de production.
4. Ce surplus de production mène à vouloir vendre ces produits, de sorte que le commerce éclot, nous sommes dans l'ère commerciale. L'internationalisation du commerce, en Asie, en Amérique, mène vers la colonisation. Des guerres mercantiles suivent (autour de 1800).
5. L'industrialisation augmenta l'efficacité de la production. Le capitalisme est implanté et est de nos jour toujours le système mise en place.
TEXTE COMPLET (28 pages) : http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/capital/capital_livre_1/capital_livre_1_3/capital_livre_1_3.html
DÉTAILS :
«L'ère capitaliste ne date que du XVI° siècle, » , sa première phase est «appelé l'accumulation primitive. Celle-ci se résume à l'expropriation des serfs et de leurs propriétés, en de gigantesques domaines.
« L'Église catholique était à cette époque propriétaire féodale de la plus grande partie du sol anglais. La suppression des cloîtres, etc., en jeta les habitants dans le prolétariat. Les biens mêmes du clergé tombèrent entre les griffes des favoris royaux ou furent vendus à vil prix à des citadins, à des fermiers spéculateurs, qui commencèrent par chasser en masse les vieux tenanciers héréditaires. [...] : Quelques-uns des riches fermiers de la paroisse ont projeté un plan fort sage au moyen duquel on peut éviter toute espèce de trouble dans l'exécution de la loi. Ils proposent de faire bâtir dans la paroisse une prison. Tout pauvre qui ne voudra pas s'y laisser enfermer se verra refuser l'assistance. » Cette emprisonnement à pour fin de les forcer au travail.
«La forme parlementaire du vol commis sur les communes est celle de « lois sur la clôture des terres communales » (Bills for inclosures of commons). Ce sont en réalité des décrets au moyen desquels les propriétaires fonciers se font eux-mêmes cadeau des biens communaux, des décrets d'expropriation du peuple.»
«Dans un grand nombre de paroisses du Hertfordshire, écrit une plume indignée, vingt-quatre fermes renfermant chacune en moyenne de 50 à 150 acres ont été réunies en trois . Dans le Northamptonshire et le Lincolnshire il a été procédé en grand à la clôture des terrains communaux; et la plupart des nouvelles seigneuries issues de cette opération ont été converties en pâturages, si bien que là où on labourait 1.500 acres de terre, on n'en laboure plus que 50... Des ruines de maisons, de granges, d'étables, etc., voilà les seules traces laissées par le anciens habitants. En maint endroit, (les centaines de demeures et de familles... ont été réduites à huit ou dix... »
« Les villes et les manufactures grandiront, parce que l'on y chassera plus de gens en quête d'occupation. C'est en ce sens que la concentration des fermes opère spontanément et qu'elle a opéré depuis nombre d'années dans ce royaume. [...] Les petits propriétaires et fermiers ont été réduits à l'état de journaliers et de mercenaires. [...] Leur salaire ne suffisait plus, dit-il, aux premiers besoins de la vie. [...] Le produit sera plus considérable, si l'on emploie dans une seule ferme leur travail combiné : il se formera ainsi un excédent de produit pour les manufactures, et celles-ci, vraies mines d'or de notre pays, s'accroîtront proportionnellement à la quantité de grains fournie. »
«Le peuple des campagnes a-t-il, par exemple, jamais obtenu un liard d'indemnité pour les 3.511.770 acres qu'on lui a arrachés de 1801 à 1831 et que les landlords se sont donnés les uns aux autres par des bills de clôture ?»
« De leur propre autorité, [les landlords] convertirent leur droit de propriété titulaire en droit de propriété privée.»
«Lorsque l'on commença, au dernier tiers du XVIII° siècle, à chasser les Gaëls, on leur interdit en même temps l'émigration à l'étranger, afin de les forcer ainsi à affluer à Glasgow et autres villes manufacturières. [...] Rejetés ainsi du sol natal, ceux-ci vont chercher leur subsistance dans les villes manufacturières.»
L'action de la Duchesse de Sutherland fût cruel. «De 1814 à 1820, ces quinze mille individus, formant environ trois mille familles, furent systématiquement expulsés. Leurs villages furent détruits et brûlés, leurs champs convertis en pâturages. Des soldats anglais, commandés pour prêter main-forte, en vinrent aux prises avec les indigènes. Une vieille femme qui refusait d'abandonner sa hutte périt dans les flammes. C'est ainsi que la noble dame accapara 794.000 acres de terres qui appartenaient au clan de temps immémorial.»
De ces terres arables et de qualité, les landlords créèrent des forêts artificiels pour la chasse, un passe-temps de quelques mois par année. Le sol riche sacrifié et devenu improductible. «Les bêtes fauves ont eu le champ de plus en plus libre, tandis que les hommes ont été refoulés dans un cercle de plus en plus étroit... Le peuple s'est vu ravir toutes ses libertés l'une après l'autre... Aux yeux des landlords, c'est un principe fixe, une nécessité agronomique que de purger le sol de ses indigènes, comme l'on extirpe arbres et broussailles dans les contrées sauvages de l'Amérique ou de l'Australie, et l'opération va son train tout tranquillement et régulièrement . »
«Ces hommes [les prolétaires] brusquement arrachés à leurs conditions de vie habituelles ne pouvaient se faire aussi subitement à la discipline du nouvel ordre social. Il en sortit donc une masse de mendiants, de voleurs, de vagabonds. [...] Henri VIII, 1530 statua- Les mendiants âgés et incapables de travail obtiennent des licences pour demander la charité. Les vagabonds robustes sont condamnés au fouet et à l'emprisonnement. Attachés derrière une charrette, ils doivent subir la fustigation jusqu'à ce que le sang ruisselle de leur corps; puis ils ont à s'engager par serment à retourner soit au lieu de leur naissance, soit à l'endroit qu'ils ont habité dans les trois dernières années, et à « se remettre au travail » (to put themselves to labour). Cruelle ironie ! Ce même statut fut encore trouvé trop doux dans la vingt-septième année du règne d'Henri VIII. Le Parlement aggrava les peines par des clauses additionnelles. En cas de première récidive, le vagabond doit être fouetté de nouveau et avoir la moitié de l'oreille coupée; à la deuxième récidive, il devra être traité en félon et exécuté comme ennemi de l'État.» « Ainsi il arrive », dit-il, « qu'un glouton avide et insatiable, un vrai fléau pour son pays natal, peut s'emparer de milliers d'arpents de terre en les entourant de pieux ou de haies, ou en tourmentant leurs propriétaires par des injustices qui les contraignent à tout vendre.» [...] Soixante-douze mille furent exécutés sous le règne de Henri VIIII ».
1547 : Le maître doit nourrir cet esclave au pain et à l'eau, et lui donner de temps en temps quelque boisson faible et les restes de viande qu'il jugera convenable. Il a le droit de l'astreindre aux besognes les plus dégoûtantes à l'aide du fouet et de la chaîne. Si l'esclave s'absente une quinzaine de jours, il est condamné à l'esclavage à perpétuité et sera marqué au fer rouge de la lettre S sur la joue et le front; s'il a fui pour la troisième fois, il sera exécuté comme félon. [...] On pendit les vagabonds par fournées, rangés en longues files. »
«En France, où vers la moitié du XVII° siècle les truands avaient établi leur royaume et fait de Paris leur capitale, on trouve des lois semblables. [...] Ceux âgé de seize à soixante ans et trouvé sans moyens d'existence et sans profession, devait être envoyé aux galères. » Il en est de même pour la Hollande, les Pays-Bas et d'autres États d'Europe.
«C'est ainsi que la population des campagnes, violemment expropriée et réduite au vagabondage, a été rompue à la discipline qu'exige le système du salariat par des lois d'un terrorisme grotesque, par le fouet, la marque au fer rouge, la torture et l'esclavage. [...] Ce n'est pas assez que d'un côté se présentent les conditions matérielles du travail, sous forme de capital, et de l'autre des hommes qui n'ont rien à vendre, sauf leur puissance de travail. Il ne suffit pas non plus qu'on les contraigne par la force à se vendre volontairement. [...] Dans le cours ordinaire des choses, le travailleur peut être abandonné à l'action des « lois naturelles » de la société, c'est-à-dire à la dépendance du capital, engendrée, garantie et perpétuée par le mécanisme même de la production. Il en est autrement pendant la genèse historique de la production capitaliste. La bourgeoisie naissante ne saurait se passer de l'intervention constante de l'État; elle s'en sert pour « régler » le salaire, c'est-à-dire pour le déprimer an niveau convenable, pour prolonger la journée de travail et maintenir le travailleur lui-même au degré de dépendance voulu. C'est là un moment essentiel de l'accumulation primitive.»
14e siècle : « Les juges de paix - et, il faut toujours y revenir, ce ne sont pas des juges dans le sens propre du mot, mais des landlords, des manufacturiers, des pasteurs et autres membres de la classe nantie, faisant fonction de juges - furent autorisés à fixer certains salaires et à les modifier suivant les saisons et le prix des marchandises. [...] Pitt convint cependant que « les pauvres étaient dans une situation cruelle ». Enfin, en 1813, on abolit les lois sur la fixation des salaires [maximum].[...] Car dans une nation libre, les salaires doivent être assez considérables pour que celui qui les reçoit, soit hors de cette dépendance absolue que produit la privation des besoins de première nécessité, et qui est presque celle de l'esclavage. »
«Après avoir considéré la création violente d'un prolétariat sans feu ni lieu, la discipline sanguinaire qui le transforme en classe salariée, l'intervention honteuse de l'État, favorisant l'exploitation du travail - et, partant, l'accumulation du capital - du renfort de sa police, nous ne savons pas encore d'où viennent, originairement, les capitalistes. Car il est clair que l'expropriation de la population des campagnes n'engendre directement que de grands propriétaires fonciers.»
«En Angleterre, le fermier apparaît d'abord sous la forme du bailiff (bailli), serf lui-même. Sa position ressemble à celle du villicus de l'ancienne Rome, mais dans une sphère d'action plus étroite. Pendant la seconde moitié du XIV° siècle, il est remplacé par le fermier libre. [...] Puis au fermage, employant des salariés, et paie au propriétaire à titre de rente foncière une partie du produit net annuel, à livrer en nature ou en argent, suivant les stipulations du bail. De ~1490 à ~1575, «l'usurpation des pâtures communales, etc., lui permet d'augmenter rapidement et presque sans frais son bétail, dont il tire dès lors de gros profits par la vente. [...] L'enchérissement continu [...] de tous les produits agricoles, grossit le capital argent du fermier, sans qu'il y fût pour rien, tandis que la rente foncière qu'il avait à payer diminua en raison de la dépréciation de l'argent survenue pendant la durée du bail [...] d'une durée souvent à quatre-vingt-dix-neuf ans.»
«L'expropriation et l'expulsion, par secousses toujours renouvelées, des cultivateurs fournit, comme on l'a vu, à l'industrie des villes des masses de prolétaires recrutés entièrement en dehors du milieu corporatif. [...] Malgré le nombre décroissant de ses cultivateurs, le sol rapporta autant, et même plus de produits qu'auparavant, parce que la révolution dans les conditions de la propriété foncière était accompagnée du perfectionnement des méthodes de culture,
Fin XVe s: «Toute la richesse de la société passe en premier lieu par les mains du capitaliste... Il paie au propriétaire foncier, la rente, au travailleur, le salaire, au percepteur, l'impôt et la dîme, et retient pour lui-même une forte portion du produit annuel du travail, en fait, la partie la plus grande et qui grandit encore jour par jour.»
C'est «l'ère capitaliste à son aurore. Aussitôt après, éclate la guerre mercantile. [...] Les différentes méthodes d'accumulation primitive exploitent le pouvoir de l'État afin de précipiter violemment le passage de l'ordre économique féodal à l'ordre économique capitaliste et d'abréger les phases de transition. Et, en effet, la force est l'accoucheuse de toute vieille société en travail. [...] Un homme dont la ferveur chrétienne a fait tout le renom, M. W. Howitt, s'exprime ainsi sur la colonisation chrétienne : « Les barbaries et les atrocités exécrables perpétrées par les races soi-disant chrétiennes dans toutes les régions du monde et contre tous les peuples qu'elles ont pu subjuguer n'ont de parallèle dans aucune autre ère de l'histoire universelle, chez aucune race si sauvage, si grossière, si impitoyable, si éhontée qu'elle fût . L'histoire de l'administration coloniale des Hollandais - et la Hollande était au XVII° siècle la nation capitaliste par excellence - « déroule un tableau de meurtres, de trahisons, de corruption et de bassesse, qui ne sera jamais égalé. [...] Les principaux agents de ce commerce étaient le ravisseur, l'interprète et le vendeur, et les principaux vendeurs étaient des princes indigènes. La jeunesse enlevée était enfouie dans les cachots secrets de Célèbes jusqu'à ce qu'on l'entassât sur les navires d'esclaves. La seule ville de Macassar, par exemple, dit un rapport officiel, fourmille de prisons secrètes, toutes plus horribles les unes que les autres, remplies de malheureux, victimes de l'avidité et de la tyrannie, chargés de fers, violemment arrachée à leurs familles. [...] Partout où ils mettaient le pied, la dévastation et la dépopulation marquaient leur passage. »
En Inde orientales, «De grandes fortunes poussaient en vingt-quatre heures .[...] De 1769 à 1770, les Anglais provoquèrent une famine artificielle en achetant tout le riz et en ne consentant à le revendre qu'à des prix fabuleux . »
Les atrocités du régime colonial : «Les limiers dressés à la chasse des colons en révolte et les Indiens payés pour livrer leurs scalps furent proclamés par le Parlement « des moyens que Dieu et la nature avaient mis entre ses mains» . Le régime colonial donna un grand essor à la navigation et au commerce. Il enfanta les sociétés mercantiles, dotées par les gouvernements de monopoles et de privilèges et servant de puissants leviers à la concentration des capitaux. [...] Les trésors directement extorqués hors de l'Europe par le travail forcé des indigènes réduits en esclavage, par la concussion, le pillage et le meurtre refluaient à la mère patrie pour y fonctionner comme capital. La vraie initiatrice du régime colonial, la Hollande, avait déjà, en 1648, atteint l'apogée de sa grandeur. Les capitaux de la République étaient peut-être plus importants que tous ceux du reste de l'Europe pris ensemble. De nos jours, la suprématie industrielle implique la suprématie commerciale, mais à l'époque manufacturière proprement dite, c'est la suprématie commerciale qui donne la suprématie industrielle. »
«La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c'est leur dette publique .[...] La dette publique opère comme un des agents les plus énergiques de l'accumulation primitive. [...] La dette publique a donné le branle aux sociétés par actions, au commerce de toute sorte de papiers négociables, aux opérations aléatoires, à l'agiotage, en somme, aux jeux de bourse et à la bancocratie moderne.»
«On arrache aux chaumières et aux workhouses de pauvres enfants qui, se relevant par troupes, peineront la plus grande partie de la nuit et seront privés de leur repos - laquelle, en outre, agglomère pêle-mêle des individus différents de sexe, d'âge et de penchants, en sorte que la contagion de l'exemple entraîne nécessairement la dépravation et le libertinage. [...] . Pendant le travail, ils étaient sous l'œil des surveillants. C'était l'intérêt de ces gardes-chiourme de faire trimer les enfants à outrance, car, selon la quantité de produits qu'ils en savaient extraire, leur propre paye diminuait ou augmentait. Les mauvais traitements, telle fut la conséquence naturelle. [...] Ils furent soumis aux tortures les plus affreuses. Épuisés par l'excès de travail,... ils furent fouettés, enchaînés, tourmentés avec les raffinements les plus étudiés. Souvent, quand la faim les tordait le plus fort, le fouet les maintenait au travail. Le désespoir les porta en quelques cas au suicide !... Il y avait un groupe de travailleurs par la besogne de jour, ils tenaient un autre groupe tout prêt pour la besogne de nuit.»
La traite des nègres : «Dans le même temps que l'industrie cotonnière introduisait en Angleterre l'esclavage des enfants, aux États-Unis elle transformait le traitement plus ou moins patriarcal des noirs en un système d'exploitation mercantile.»
«Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.»
«Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.»
»D'après Wakefield lui-même, la richesse coloniale n'a qu'un seul fondement naturel : l'esclavage. »
«La première condition de la production capitaliste, c'est que la propriété du sol soit déjà arrachée d'entre les mains de la masse. L'essence de toute colonie libre consiste, au contraire, en ce que la masse du sol y est encore la propriété du peuple et que chaque colon peut s'en approprier une partie qui lui servira de moyen de production individuel, sans empêcher par là les colons arrivant après lui d'en faire autant . C'est là le secret de la prospérité des colonies, mais aussi celui de leur mal invétéré, la résistance à l'établissement du capital chez elles. « Là où la terre ne coûte presque rien et où tous les hommes sont libres, chacun pouvant acquérir à volonté un morceau de terrain, non seulement le travail est très cher, considérée la part qui revient au travailleur dans le produit de son travail, mais la difficulté est d'obtenir à n'importe quel prix du travail combiné . »
Autarcie : «« Aucune partie de la population de l'Amérique n'est exclusivement agricole, sauf les esclaves et leurs maîtres qui combinent travail et capital pour de grandes entreprises. Les Américains libres qui cultivent le sol se livrent en même temps à beaucoup d'autres occupations.»
«La suprême beauté de la production capitaliste consiste en ce que non seulement elle reproduit constamment le salarié comme salarié, mais que, proportionnellement à l'accumulation du capital, elle fait toujours naître des salariés surnuméraires. La loi de I’offre et la demande de travail est ainsi maintenue. » Aux États-Unis, Non seulement le degré d'exploitation reste outrageusement bas, mais le salarié perd encore, avec la dépendance réelle, tout sentiment de sujétion vis-à-vis du capitaliste.»
«« Dans les colonies, dit son disciple Merivale, l'élévation des salaires a porté jusqu'à la passion le désir d'un travail moins cher et plus soumis, d'une classe à laquelle le capitaliste puisse dicter les conditions au lieu de se les voir imposer, par elle... Dans les pays de vieille civilisation, le travailleur est, quoique libre, dépendant du capitaliste en vertu d'une loi naturelle (!); dans les colonies cette dépendance doit être créée par des moyens artificiel. »
«. Il nous dépeint la masse du peuple américain comme indépendante, aisée, entreprenante et comparativement cultivée, tandis que « l'ouvrier agricole anglais est un misérable en haillons, un pauper... Dans quel pays, excepté l'Amérique du Nord et quelques colonies nouvelles, les salaires du travail libre employé à l'agriculture dépassent-iIs tant soit peu les moyens de subsistance absolument indispensables au travailleur ?... En Angleterre, les chevaux de labour, qui constituent pour leurs maîtres une propriété de beaucoup de valeur, sont assurément beaucoup mieux nourris que les ouvriers ruraux . » Mais, never mind ! Encore une fois, richesse de la nation et misère du peuple, c'est, par la nature des choses, inséparable.[...] D'une part, le courant humain qui se précipite tous les ans, immense et continu, vers l'Amérique, laisse des dépôts stagnants dans l'est des États-Unis, la vague d'émigration partie d'Europe y jetant sur le marché de travail plus d'hommes que la seconde vague d'émigration n'en peut emporter vers le Far West. D'autre part, la guerre civile américaine a entraîné à sa suite une énorme dette nationale, l'exaction fiscale, la naissance de la plus vile aristocratie financière, l'inféodation d'une grande partie des terres publiques à des sociétés de spéculateurs, exploitant les chemins de fer, les mines, etc., en un mot, la centralisation la plus rapide du capital. La grande République a donc cessé d'être la terre promise des travailleurs émigrants. La production capitaliste y marche à pas de géant, surtout dans les États de l'Est, quoique l'abaissement des salaires et la servitude des ouvriers soient loin encore d'y avoir atteint le niveau normal européen.»
Le mode de production et d'accumulation capitaliste et partant la propriété privée capitaliste, présuppose l'anéantissement de la propriété privée fondée sur le travail personnel; sa base, c'est l'expropriation du travailleur.
RÉFLEXION :
Il ne fait aucun doute que l'instauration du monde capitalisme aurait dù se faire de manière moins cruel. En y allant d'un anachronisme, une façon plus démocratique de fusionner les terres auraient fait moins de tords. L'objectif des puissants seigneurs étaient d'accroître cette puissance, et de manière tyrannique, ils ont carrément voler le petit peuple. C'est une histoire d'horreur, comme tant d'histoires d'horreur que l'humanité à malheureusement connu. Il faut donc ne pas oublier que notre point de vue, d'un citoyen d'une société paisible, éduquée et démocratique n'a pas d'autres choix que d'être horrifiés par les descriptions de Marx, en pensant à l'esclavage des colonies, les conditions de travail dans les manufactures, les châtiments perpétrés aux mendiants. Sans minimiser ces événements, cette époque est quasiment qu'une succession de génocides et de terreur. L'espérance de vie n'a jamais dépassé les 50 ans avant le 20e siècle. Et justement, à quoi faut-il associer cette accroissement de longévité? Personnellement, je crois que d'une part, ce sont les fruits du capitalisme, comme l'on a lu, les «germes» ont été plantés dans la misère.» Par les fruits, je sous-entends la fonctionnalité, les actions que le capitalisme engendrent : l'innovation technologique et les investissements pour survivre entrepreneurialement parlant. D'autre part, en fait je situe le capitalisme, soit la liberté de marché, dans la grande idéologie du libéralisme, qui s'avère être la véritable raison de nos conditions de vies occidentales améliorés. L'arrivé progressive de la démocratie, qui mène à des gains de libertés (associations, expression, de presse), est selon moi fortement lié au système économique capitaliste, simplement par l'observation empirique des situations : en 2012, les États qui ont la plus forte espérance de vie et les plus forts indices de libertés sont ceux qui ont intégrer le capitalisme. La raison théorique de la corrélation entre le capitalisme et l'augmentation du niveau de vie (outre l'innovation technologique) ne m'a pas été expliqué dans mon cour universitaire.
Je tente toute de même une réflexion en quelques étapes.
1. Grâce à la notion «d'intérêt» avancé par Adam Smith, qui d'une parte, stipule qu'il y a plus davantage (dans un échange) à la concorde qu'à faire un conflit. D'autre part, que des échanges basés sur les intérêts de chacun mènent à combler directement les intérêts des particuliers (puisque nécessairement ils s'entendent, à travers leurs intérêts égoïstes) et indirectement ceux de la société (appelé «main invisible»).
2. À la montée du libéralisme, dont entre autre l'idée que «chacun possède les lumières pour ce guidé». Le «roi philosophe», l'aristocratie laissant place à la démocratie. L'utilité pratique, l'efficacité et le quantitatif au lieu du grandiose et du qualitatif, le confort matériel à la place des sciences abstraites., l'individualisme au détriment du nationalisme, «l'horizontalité» (l'accès) au savoir, une horizontalité (perte de notions de rang) dans les relations dans la société et entre les membres d'une même famille, ce ne sont que quelques résultantes sociales de la démocratie.
3. 1+2... La tyrannie du marché et la tyrannie de «la majorité» sont plus douces que la tyrannie du dirigeant. La démocratisation suppose que «l'individu à le destin entre ces mains». C'est dans cette optique-là qu'elle intègre une liberté de marché. Pas seulement dans les termes, car on sait très bien que le peuple n'avait aucune chance de se construire une vie. Mais dans les faits, par l'égalité des chances (que tous possède à la naissance +/- la même capacité de construire sa fortune), dans un système économique réellement libre. La démocratisation suppose la liberté de l'individu, à construire sa vie comme il l'entends, et d'être dirigé d'une manière telle à ce que sa liberté qui ne regarde que lui ne soit pas brimée. Et bien-sûr, la démocratisation suppose que ces libertés soit respectés, et la moins pire façon pour la perpétuité de ces droits économiques et sociaux est l'élection. Bref, la montée de la qualité de nos vies sont en grandes parties dù aux innovations (sanitaires, et autres) qui découlent de la Liberté avec un grand L, souche du système capitaliste contemporain, qui elle-même n'est qu'une branche de la démocratisation des sociétés occidentales, La véritable souche. Et évidemment, la démocratisation est un concept qui découle du libéralisme, dont la manifestation au niveau politique à débuter avec les révolutions françaises et anglaises.
http://www.youtube.com/watch?v=wu-yrvFC6Y0
C'est très intéressant.
C'est très long, de sorte que j'ai séparé en trois étapes : le résumé, les détails, et ma réflexion personnelle.
Je te crois, Marx est intéressant. Cela dit, si je veux le lire, j'irai chercher le livre, c'est désagréable de lire de long textes sur jvc anyway.
en tout cas, t'as l'air d'avoir du fun dans ce que t'étudie, je suppose que c'est l'important
Voir que l’hôpital te donne autant de temps à écrire d'aussi longs textes.
aler335
Posté le 25 janvier 2013 à 22:26:54
http://www.youtube.com/watch?v=wu-yrvFC6Y0
Wat.
