Sous la pression du Québec et des francophones du Canada, le 7 juillet 1969 la Loi sur les langues officielles est votée et le français obtient un statut égal à celui de l'anglais dans toutes les instances gouvernementales fédérales.
Les francophones de l'extérieur du Québec obtiennent le droit d'aller à l'école publique en français de la même façon que les anglophones du Québec pouvaient le faire depuis des générations, des lois obligent toutes notices d'aliment à être rédigées en anglais et en français ; tout service gouvernemental fédéral peut être effectué dans les deux langues, les lois doivent être disponibles dans les deux langues.
Depuis 1951 le nombre de francophones à l'extérieur du Québec a augmenté passant de 721 820 en 1951 à 935 692 en 1971[36] puis à 1 020 545 en 2001[37],[38].
Depuis 1996, la proportion de francophones est restée stable, alors que la proportion d'anglophones a baissé de 1%[39].
De plus, on observe une augmentation du nombre des francophones (hors Québec) utilisant le français au travail : il passe de 65% en 2001 à 66% en 2006[40].
Et c'est plus d'un quart de million d’anglophones hors Québec qui utilisent régulièrement le français au travail[41].
Le nombre de personnes parlant le français (seulement ou avec l’anglais) a quant à lui presque doublé depuis la loi sur les langues officielles : d'environ 800 000 personnes en 1960, on est passé à plus de 2 439 040 de personnes qui auraient en 2001 la capacité de le parler au Canada, sans compter le Québec, soit 10.8% de la population[42]. Avec le Québec, il y a maintenant de plus de 9.2 millions de francophones au Canada [43],[44].
La population dont le français est la langue parlée le plus souvent à la maison a elle aussi augmenté dans l'ensemble du Canada (+1.3% de 1996 à 2001 et +2.4% de 2001 à 2006)