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CHAPITRE 2
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Monsieur Malais se met à s’activer.
- Je vais appeler une ambulance, faire le 9-1-1 !!
Il attrape le téléphone.
La guillotine a tranché net la main de Fred qui hurle de douleur.
- Ooooh ! Gémit-il. Ma main est coupée ! Je ne pourrai plus jamais écrire !
Je me mets à rire.
- Pourquoi ris-tu ? demande monsieur Malais. C’est une URGENCE !
- Non, non, fait Fred en montrant ses mains pour prouver qu’il est sain et sauf. Est-ce que vous avez un essuie-tout pour que j’enlève tout ce faux sang ?
- Faux… faux sang ? bredouille monsieur Malais.
- On s’est repris pour le coup de la fausse épée
, lui dis-je.
- Je suis tellement stupide ! Pourtant, je sais que c’est une guillotine truquée
. Comment me suis-je laissé prendre ?
- Eh ! proteste Fred, c’était bien plus drôle que votre blague de l’homme poignardé.
Monsieur Malais s’essuie encore le front et sourit
.
- C’est beau, les gars. Finis les folies. Il est près de 18H. Sortez d’ici.
- Merci pour les billets, monsieur Malais. A la semaine prochaine !
- Oui, oui. Vous reviendrez la semaine prochaine… quand j’aurais reçu de nouveaux accessoires pour des tours de magie que vous n’achèterez pas.
La clochette sonne de nouveau lorsque nous sortons, Fred et moi, pressés de retourner à la maison.
- Tu es certain de ne pas vouloir venir au théâtre Saint-Louis demain soir ? demandé-je a mon ami.
- Je ne peux pas. Ta mère ne te laissera pas y aller non plus.
- Je vais trouver un moyen, tu verras.
Nous nous arrêtons en face de chez Fred.
- viens chez moi après l’école demain après-midi, lui dis-je. Je donne un autre spectacle de magie. Mais cette fois, Gigli ne le cachera pas.
- Je viendrai, m promet Fred.
- Apporte le lapin de ta sœur, ajouté-je.
- Je ne pense pas que Claire va beaucoup aimer ce…. Commence-t-il.
- S’il te plait, Fred. Je vais terminer ma table a lapin ce soir. Le tour du lapin va tellement être étonnant… 
- Je vais essayer, dit Fred. Mais si quelque chose lui arrive, Claire ma m’étriper.
- RIEN ne lui arrivera… je te le promets.
Je salue mon ami de la main et rentre dans la maison.
Maman dépose une assiette de poulet sur la table.
- Va te laver les main, Tim, m’ordonne-t-elle.
- RICHARD ! viens souper !
Je sors de la pièce pour me laver les mains.
Je retourne dans la cuisine et prends ma place a table. Maman déposé un morceau de poulet a cote du riz dans mon assiette. Papa et Gigi ont déjà commencé à manger.
Maman est conseillère pédagogique dans une école.
- D’abord, continue-t-elle, Michel Lambert a menace de frapper un autre garçon. Son professeur l’a engueulé et le garçon l’a alors menacé a son tour. C’est à ce moment-la que le prof me l’a envoyé. Lorsque j’ai tenté de lui parlé me battrait moi aussi. J’ai alors appelé sa mère… et elle a essayé de me frapper. J’ai du appeler la police !
- Ce n’est rien a cote de ce que j’ai endure aujourd’hui, dit papa qui vend des autos. Un gars est arrivé au garage et a dit qu’il voulait essayer la nouvelle fourgonnette. Je lui est tendu les clés et il est parti avec l’auto. Il l’a volé !
Je soupire tout en m’empiffrant de riz. C’est comme ça tous les soirs. Mes parents détestent tous 2 leur travail.
- Moi aussi j’ai eu une dure journée, tente Gigi. Michel Frappier m’a agacée et je l’ai frappé à la jambe d’un coup de karaté !
- Pauvre toi
, dis-je pour la niaiser.
Le front de maman se plisse.
- Tu ne t’es pas blessé au moins ?
- Non, mais j’aurais pu, répond Gigi.
- Et moi ? dis-je. Elle m’a frappé dans le ventre et ça fait encore mal !
- Tu as pourtant l’air bien, dit papa.
J’abandonne. Je sais que je n’ai aucune chance ; maman et papa prennent toujours parti pour Gigi.
- Est-ce qu’il y a du dessert
? demande ma petite sœur.
- De la crème glacée, répond maman.
- Je vais débarrasser la table, dis-je en espérant que ça netterra maman de bonne humeur.
Il faut que mes 2 parents soient de bonne humeur, car j’ai une permission à leur demander. Vont-ils me laisser aller au théâtre Saint-Louis demain soir
?