Le gouvernement du Québec utiliserait des astuces afin de mieux se positionner au sein de certains organismes internationaux ou lors de débats outre-frontières.
Un memorandum interne du ministère canadien des Affaires étrangères, dont le National Post a obtenu copie grâce à l´application de la Loi sur l´accès à l´information, précise que le Québec a notamment tenté d´étendre ses tentacules internationales à l´Union européenne, malgré les limites de son accréditation à cet effet.
Québec a ainsi été plus astucieux que le gouvernement du Canada, lit-on, pour nouer des relations au sein de l´Union.
Un autre document interne, signé par un ancien ambassadeur du Canada aux Pays-Bas, Serge April, soutient l´importance pour les autorités canadiennes à l´étranger d´être présentes lors de rencontres de délégués québécois avec des dirigeants de l´Union européenne.
M.April écrivait aussi qu´à l´étranger, le Canada ne devait parler que d´une seul voix et qu´aucune province ne devrait pouvoir négocier séparément du gouvernement du Canada au sein d´organismes tels l´Organisation mondiale du commerce et l´Organisation des États américains.
Récemment, le premier ministre du Québec, Jean Charest, établissait lors d´une entrevue au magazine français «L´Express» une comparaison entre les relations canado-qubécoises et celles entretenues entre la France et l´Union européenne.
Et au cours des derniers mois, le nouveau premier ministre Stephen Harper a montré un peu d´ouverture devant les volontés internationales du Québec.
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