D´un souffle elle hurle son incandescence,
Se tordant de vie et d´amour,
Elle ne peut contenir la chaleur de son être
Qui rayonne, à peine forgé.
Sous les coups du marteau maternel,
Un brouillard orangé s´évapore,
Déchiré par quelques étincelles,
Comme autant de rêves inachevés.
Le monde la martelle.
Elle s´incline, se redresse
Se courbe, et se raidit,
Rougit de nouveau,
Amoureuse du vent qui la carresse.
Elle s´étire lentement
Dans les courbes complexes
Des années et des saisons,
Qui entourent son âme
D´un noir rougeoyant .
Son coeur est d´ébène
Inerte sans le souffle d´antan,
Pour rallumer ses rêves
Et ses passions.
Plongée dans l´eau des mémoires
Sa vie est un métal sans nom,
Que l´on forge d´une main de fer,
Une forme vite oubliée
Sans chaleur ni lumière,
Le souvenir du passé.