Le satanisme fait de plus en plus d’adeptes. Au premier rang desquels des adolescents, proies toutes désignées d’une mouvance qui se dissimule parfois sous les couleurs de la mode ou les accents de la musique black metal. Et le risque est grand, pour eux, de ne pas savoir distinguer les délires folkloriques des dérives sectaires véritablement dangereuses.
Janvier 2006. En l’espace de deux semaines, Amandine Tatin, 20 ans et Ronan Cariou, 21 ans, profanent deux cimetières, incendient une chapelle, brisent un calvaire, taguent deux églises et finissent par exhumer un cadavre, dont ils arrachent le crâne. Le tout dans un rayon d’une trentaine de kilomètres, entre les départements du Morbihan et Finistère. Une équipée sauvage signée « Fuck your life for Satan » et « 666 », le signe de la Bête – le diable – dans le livre de l’Apocalypse. Amandine, sans emploi, vient de Toulon. Elle a lâché l’école après la classe de troisième. Son comparse est un plombier du cru. Ensemble, ils collectionnent les crânes. Aux gendarmes les deux jeunes gens déclarent avoir agi « par haine de toutes les religions ». Leurs provocations macabres risquent de leur coûter dix ans de prison.
OMG! o.0