Non, et voici pourquoi.
Le gouvernement fédéral obtient du Québec des recettes totalisant 44,5 milliards. Cela inclut l’impôt des particuliers, des entreprises, les taxes, les cotisations à l’assurance chômage, etc. Un total donc de 44,5 milliards.
Mais Ottawa dépense au Québec pas moins de 60,8 milliards. Dépenses courantes en biens et services, des versements aux particuliers, des subventions aux entreprises, etc.
On ajoute 6,1 milliards constituant les intérêts sur la part du Québec de la dette fédérale. Or, si on s’en tient aux services, ou aux dépenses directes au Québec et aux citoyens québécois, Ottawa dépense 54,7 milliards dans la Belle Province.
Le déficit est donc d’au moins 10,2 milliards.
Si on ajoute les intérêts sur la part du Québec de la dette : le déficit fédéral au Québec est de 16,2 milliards.
Le gouvernement québécois n’est pas dans une meilleure posture.
Il collecte 93,5 milliards en taxes, impôts et tarifs divers.
Mais il dépense 95,9 milliards.
Soit un déficit de 2,4 milliards.
Cette année, le total des déficits franchira le cap des 125 milliards.
Au total, la dette publique oscille à 265 milliards.
Les intérêts payés par le Québec sur la dette totalisaient 12,9 milliards en 2012.
Un Québec indépendant devrait logiquement assumer la part québécoise de la dette fédérale, soit 6,1 milliards de plus.
La facture totale serait de 19 milliards d’intérêts annuels.
Comme le temps file, même pour la dette, le Québec paie déjà plus de 20 milliards en intérêts.
C’est beaucoup plus que ce que l’on dépense en éducation, en environnement, pour le développement économique, etc. Les experts et les politiciens comme Jacques Parizeau préfèrent considérer la dette nette. Ils préfèrent oublier que les intérêts sont payables sur la dette totale…