GENGHINI :
Bernard Genghini, comment avez-vous réagi face aux accusations de Monsieur Ledentu dans " Le Parisien" ?
Monsieur Ledentu me donne beaucoup d´importance et de poids. C´est facile de se disculper sur moi. A la mi-temps, je lui ai certes fait par de mon mécontentement, mais l´erreur de la première période avec le penalty non accordé était déjà faite. Il m´a d´ailleurs avoué qu´il s´était ravisé après avoir voulu initialement siffler le penalty. Si on veut parler de pression, c´est peut-être à ce moment là du match, à la neuvième minute, qu´il y en a eu sur l´arbitre.
Monsieur Ledentu a en effet parlé de pressions...
Mais c´est tout de même un arbitre international ! Il doit vivre une toute autre pression lorsqu´il officie en Turquie, en Grèce ou même dans des stades comme Marseille ou Bastia.
Qu´avez-vous pensé de sa confession ?
Pour moi, Monsieur Ledentu continue à manquer de lucidité dans l´analyse de sa prestation. Lors de la mi-temps, lui et ses assistants se sont conditionnés avec l´idée qu´il ne fallait rien siffler en notre faveur. Monsieur Ledentu dit qu´il s´est trompé sur le penalty sur Mickaël Pagis, mais j´aurais préféré qu´il avoue avoir été mauvais du début à la fin, que soit vis à vis des simulations parisiennes pour gagner du temps, des hors jeu sifflés ou des penaltys non signalés.
Certains vont vous accuser de trop en faire...
Cela ne nous ramènera pas de point, mais je ne veux pas que l´on cherche de faux-semblants. Monsieur Ledentu n´a quand même pas oublié de siffler le penalty dans les dernières secondes parce qu´il pensait à moi !
A Sochaux, nous ne sommes pas habitués à ces réactions et je ne suis moi-même pas coutumier du fait. Mais lorsque le club, ses joueurs et ses supporters se sentent bernés, je réagis. Un peu fortement et sans les formes en vigueur, mais parce que c´est la première fois de ma carrière que je vois un arbitrage aussi partial...