Triaud et la formation bordelaise
Jean-Louis Triaud, président des Girondins, se déclare très satisfait des apparitions concluantes de plusieurs jeunes issus du centre de formation bordelais, «une volonté ancienne du club».
« Bayonne-Bordeaux vendredi en seizième de finale de la Coupe de France, ça vous inspire quoi ?
Du point de vue amical, c´est sympathique. Après on verra le résultat. C´est une belle gageure pour le pays basque. Si c´est comme face à Libourne ( National) en trente-deuxième ( 2-0 pour Bordeaux), ça me va. Mais nous ne devons pas oublier notre demi-finale face à Calais ( défaite 1-3 après prolongation) en 2000 où nous avions déja gagné le match avant de le jouer, une vraie déconfiture ! En Coupe, les valeurs se nivellent notamment parce que les motivations sont supérieures chez les amateurs.
Planus, Chamakh, Francia, Mavuba, maintenant Franco, l´émergence de jeunes joueurs dans l´équipe première vous surprend-elle ?
On savait qu´au milieu de centaines d´autres, ceux-là avaient le niveau pour aller plus haut, le potentiel pour franchir le pas. Ils ont tous un contrat élite, l´antichambre du contrat pro. Mais pour eux, le plus difficile reste à faire. Je pense que, cependant, la meilleure recette pour une équipe c´est l´amalgame entre jeunes et joueurs plus expérimentés. Quant à la formation, ce n´est pas une politique récente mais au contraire une volonté ancienne du club. Nos installations sont performantes et le budget de notre centre est supérieur, par exemple, à celui d´Auxerre.
Le mercato n´est pas fini, avez-vous des projets?
Pour l´Islandais Eidur Gudjohnsen, qui joue à Chelsea, il n´y a rien de très précis. On le connaît, son père a joué ici, mais notre objectif actuel est de vivre avec notre groupe. Quant à Ivan Vukomanovic, un club russe nous a manifesté son intérêt pour lui et a jusqu´au 31 janvier pour le concrétiser. Les Girondins, qui n´ont pas d´exigences financières comme on a pu le dire, faciliteront son transfert éventuel. »