Va pour une petite suite que je vais mettre en ligne sur le site dans quelques instants.
ça parle principalement d´essenoïs...Enfin bon voilà...
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« - C’est pas parce que je suis une fille que je ne peux pas me battre !
- Tu n’as aucun entraînement magique, aucune puissance particulière, et j’ai déjà choisi celui qui assisterait à mes cours.
- Vous ne m’avez pas testé, vous ne pouvez pas connaître mes capacités !
- Ma décision est prise…
Et le mage s’éclipsa en un éclair. Elle, elle resta quelques instants debout, sûre et certaine qu’il allait revenir pour lui annoncer qu’il la testerait, mais rien… Elle repartit, amèrement déçue… »
Ça, c’était il y a longtemps… Et puis ça ne sert à rien d’y repenser… D’ailleurs pourquoi y pensait-elle.
Essenoïs se réveilla. Elle se servit de son acuité visuelle développée pour détailler la pièce. Tout était en marbre… Les parois rugueuses suintaient de l’eau souterraine, et une petite rivière coulait dans un bassin non loin. Ses compagnons étaient éparpillés autour d’elle, tous évanouis. Il n’y avait pas de plafond… Juste un trou béant.
Elle se dirigea vers le hobbit, totalement groggy…
- Réveille-toi…
- ‘core cinq minutes…
- Réveille-toi, insista-t-elle.
Il souleva les paupières, et regarda autour de lui.
- Où qu’on est ?
- J’attendais que tu me le dises.
Il se leva et rassembla ses esprits.
- A oui… le magicien… La chute…
Il leva les yeux au plafond.
- C’est aussi haut que ça en a l’air ?
- Plus, même avec mes yeux je ne vois pas le bout.
Le hobbit trembla, puis reprit :
- On aurait dû se broyer les os…
- Réveille les autres, moi je pars en éclaireur.
Elle s’éloigna et passa une arcade, en disparaissant dans les ténèbres.
Le hobbit fit rapidement le tour : Clad se leva et se porta volontaire pour réveiller les elfes (à coup de pieds dans les côtés, mais c’est l’intention qui compte), Elfindel gémit mais se leva, Arkhan ne répondit pas, les yeux tournés vers le haut et empreint d’une étrange aura magique, Fan_legolas se leva, tituba et s’assit, dos au mur, les yeux vides. Quant à Talim, elle était introuvable.
- Elle est tombée avec nous. J’en suis sûre, murmura Elfindel.
- Je crois que le cas de notre ami lego est… plus inquiétant.
L’elfe s’approcha, en titubant, et le regarda : Deux mèches qui recouvraient ses yeux étaient devenues blanches, et son visage était inexpressif.
- C’est normale cette subite coloration ?
- P’t’ête, expliqua le hobbit, c’est déjà arrivé avec mon grand-oncle maternelle, un éclair est rentré dans sa cheminée au moment où il allumait un feu… Et puis dix minutes plus tard il avait que des cheveux blancs… mais il était vieux aussi…
Legs remua et redevint normal, tout en conservant ses deux mèches de frayeur.
- ça va ? Demanda le hobbit. Tu peux te lever ?
- Oui… Bon dieu, qu’est-ce qui s’est passé ?
- Rien, en tout cas je ne sais pas pourquoi, mais nous sommes vivants et le groupe est presque entier.
- C’était qu’une elfe, rétorqua Clad.
- Et l’oiseau ?
- Quel oiseau ?
Pendant un instant, le hobbit craint pour sa santé mental… il avait encore du souci à se faire.
- Le grand oiseau de feu… il nous a recouvert de ses ailes… et il a stoppé notre chute… Puis j’ai perdu connaissance. Vous ne l’avez pas vu ?
Beaucoup de soucis… il s’apprêtait à répondre, lorsque Essenoïs et Talim revinrent, mais celle-ci dans un piteux état.
Elle se tenait sur l’épaule de sa congénère, son plastron de cuir barré d’une plaie luisante de sang. Essenoïs l’aida à s’asseoir tandis que Legolas arrivait.
- Qu’est-ce qui s’est passé ? Demanda le hobbit, en observant la blessure.
- Pousse-toi ! Lui cria l’elfe masculin. J’ai quelques compétences de médecine… mais je ne sais pas si ça suffira pour ce genre de coup.
- Ne t’en fais pas. Murmura l’elfe noire. Elle a été blessée par une lame d’argent, un métal qui a la capacité de ne pas faire saigner les elfes.
Au lieu de se rassurer, il se leva et fixa le regard stoïque de sa ténébreuse amie.
- Et il n’y a qu’une lame d’argent dans ce groupe… Murmura-t-il.
- Calme-toi, intervint le hobbit. Essenoïs, qui a fait ça… Je sais que tu le sais…
Elle évita son regard, fixant un caillou sur sa droite, puis lui répondit en fermant les yeux :
- C’est une affaire personnelle. Que je vais de ce pas régler.
Et elle se retourna et s’enfonça une fois de plus dans les ténèbres…
« Elle rentra dans la taverne familiale, déçue… familiale certes mais seul son frère était présent, le reste de ses parents s’étant absentés.
- Alors ?
- J’ai pas été prise… J’avais pas ce qu’il fallait…
Il valait mieux éviter le sujet. Et éviter de signaler que le mage était trop conservateur pour prendre un apprenti féminin.
- Allons, ça passera…
- Oui…
Son frère laissa tomber un verre, tandis qu’elle se laissait aller aux larmes »
Elle marcha encore quelques pas, avant de s’arrêter… Complètement perdue en plus. Elle y pensait… Si c’était bien celui qu’elle pensait que c’était… Non… Quoique… mais talim était trop forte pour s’être faite avoir par cette espèce de sous larve. Elle continua, et déboucha dans une autre salle, en s’arrêtant immédiatement : un gouffre apparemment sans fond se tenait devant elle. Mais plus loin, sur un pilier se maintenant dans le vide, une créature était assise, en tailleur, lorgnant Essenoïs. Dans ses mains, une longue épée d’argent couverte de sang.
- Bonjour Essenoïs. Ça faisait longtemps.
- Alors c’est toi, la larve, qui a blessé mon amie ?
- Oui. Comme tu peux le voir, la larve s’est changée en un grand papillon.
- Je dirai plutôt… un moustique. Enervant, lâche et sans intérêt.
Il se leva. Torse nu, le corps tatoué de divers symboles tribaux, les cheveux en tous sens, les traits creusés et son apparence faméliques lui donnant l’air d’un squelette ambulant.
- Moi, les moustiques je les écrase. Finit Essenoïs. Qu’est-ce que tu veux ?
- Toi.
- Désolé mon chou, c’est pas que je suis déjà casée, mais t’es pas mon style.
- Depuis ce jour… Ce jour où tu m’as mis dehors…
- Tu parles de quand tu t’es ramené, que tu as fait le con et que je t’ai viré ? C’était incroyablement rapide je l’avoue… Alors tout ça c’est une histoire de vengeance ?
- Vengeance. C´est ce mot qui me vient à l´esprit quand je pense à toi... Et je pense toujours à toi Esse.
- C’est plus de l’amour, c’est de l’obsession !
- Viens… Je vais te tuer… Et je me délivrerai de ce souvenir qui me hante.
- C’est plus de l’obsession là, c’est de la folie furieuse !