pour hier, j´ai du ajouter une barrette RAM sur mon ordi et puis céder la place, et en plus z´étais malade
mais heureusement ça m permet de pas aller à l´école aujourd´hui
Bon la suite quoi!
-4-
Une fois encore, leurs jambes les menaient vers des dangers, mais cette fois, ils en étaient conscients. Une immense grotte de pierre leur barrait la route, le chemin passant devant son entrée principale, où nombre d’os en tout genre gisaient, compliquant encore la tâche de passer devant sans bruits et sans éveiller le gardien.
- Quelle étrange chose ! Marmonna le nain.
- Oui. Dit le hobbit, il est même probable que ce que qui se cache là-dedans soit plus terrible que tout ce que nous pourrons affronter, à exception de certaines créatures.
- Alors que pouvons-nous faire ? demanda Essenoïs. Une charge serait trop risquée et suicidaire.
- Je pense qu’il va nous falloir tenter de passer discrètement sans se faire remarquer, commença le hobbit.
- Ou je pourrai lui décocher une flèche dans la gorge ! sortit talim.
Ne prêtant pas attention à ses divagations, Le hobbit se faufila, sur la pointe de ses pieds poilus, mi-courbé, et commença le périlleux voyage entre les bosquets où ils se cachaient et les arbres qui signifiaient la cachette. Arrivé à mi-chemin, un grognement retentit de la caverne, un os de vache s’envola pour se figer dans le sol, à quelques mètres du semi-homme.
Un troll franchit l’antre, et se posta à quelques pas de l’endroit où l’étrange aventurier s’était réfugié sous sa cape, se faisant passer pour un rocher.
- Mince ! cette imbécile va se faire repérer ! murmura l’humain.
- Je pourrai tirer une flèche dans la gorge de la bête !
- Nous devons attirer la créature. Dit le nain de sa grosse voix rauque.
La bête se tourna vers leur cachette et beugla en courant vers eux, pierre et os à la main.
Le troupeau se dispersa, Talim et Essenoïs montèrent dans un arbre, le magicien lançant un sort pour se téléporter derrière la créature. L’humain et le nain fuirent à droite, la dernière elfe à gauche. La créature frappa le sol et tenta d’arracher les racines de l’arbre, le secouant violemment. Le hobbit se leva, et ramassa un caillou extrêmement tranchant avant de le lancer vers la tête de la bête. Celle-ci se retourna, souleva son rocher, et le lança sur le semi-homme. La petite créature s’enfuit à toutes jambes. Une hache en main, le nain s’avança et donna un grand coup dans le pied de l’ignoble troll, mais celui-ci riposta d’un coup de poing, la forme trapue s’envolant vers des fourrés.
- Nous devons fuir ! cria l’humain.
- Oui ! chacun pour soit ! Que les rapides n’attendent pas les lents ! cria le hobbit.
Essenoïs bondit sur le troll, courut sur son dos avant de partir avec les autres, sauf Talim qui restait plus que jamais convaincue que les arbres offraient la meilleur protection, vers l’étroit défilé qui formait le seul moyen de fuite vers les terres protectrices. Mais la créature saisit le rocher avec lequel il avait tenté d’écraser les pieds poilus, et s’en servit pour briser le flanc de la falaise, répandant une multitude de roches en tout genre ne bouche le passage, comme un barrage bloque le delta d’un fleuve. Le titan s’avança vers les piégés, ceux-ci désespérés.
- éventrons-le ! cria le nain.
- J’ai été heureux de vous connaître, dit simplement Essenoïs.
- Vous êtes sûr qu’il ne suffirait pas que je lui tire une flèche dans la gorge ? Cria Talim en grimpant sur la plus haute branche du chêne où elle se cachait.
- Mais tu sais que t’es énervante ! cria l’humain. Fait ce que tu veux mais ne nous gâche pas notre mort !
L’elfe archer encocha une flèche et visa pendant un instant, avant de laisser sa corde se détendre et son trait partir. En un dixième d’instant, la pointe elfique traversa l’espace entre le troll et l’elfette, avant de s’enfoncer dans la gorge écailleuse. La bête se stoppa quelques instants, la main sur la gorge, courbant de plus en plus son dos, avant de s’effondrer.
- Et toc ! cria Talim.
Tirant une tête jusque que terre, l’humain ébahi remercia l’archère et se retourna, sans autre forme de félicitation, vers l’éboulis.
- Il nous est impossible de franchir ces rochers, nous devons trouver un autre chemin pour arriver à la cité marchande.
- Il y en a d’autres. Dit le hobbit. Nous pouvons traverser… le -15.
- T’es ouf ! cria arkhan. Si franchir le Linux c’est la mort, aller en -15 ce serait comme…euh…linou, un truc !
- Comme livrer nos corps ankylosés et agonisants à un anéantissement nous jetant dans la gueule de multiples charognes avant que l’apathique faucheuse ne nous extermine pour une éternité.
- Ouais ! comme elle a dit !
Le hobbit fronça les sourcils, regarda ses pieds et dit :
- Quelqu’un à une autre solution ?
Aucune réponse ne vint conclure sa question.
- Bien, mais la nuit va tombée, nous partirons vers ces terres demain. En attendant, mangeons, la caverne de cette bête doit être pleine de victuaille.
Ainsi, alors que la lune éclairait de sa lueur les arbres aux ombres difformes, le feu ronronnait tranquillement aux aventuriers qui jetaient sur le sol les équipements cachés par le titan.
- Passe-moi le fromage, dit le hobbit au nain, alors que les autres fouillaient le débarras.
- Bien sûr. N’y aurait-il pas un autre chemin que le -15 vers les terres marchandes.
- Aucun que nous puissions emprunter, les terres du Mac sont éloignées, et nous devons passer par le Windows pour l’atteindre.
- Evidemment si notre présence dérange ce seigneur… Passe moi le fromage tiens ! répondit le nain en saisissant le pain.
- Y’en a pu ! Passe-moi le saucisson aux noisettes !
- Déjà ? hé bien… Nos provisions s’épuisent vite.
- Avec tout ces détours… Espérons que le -15 sera plus aimable que ces terres.
- Oui.
Le nain chercha quelque chose à mettre sur sa tartine, avant de se tourner vers le hobbit.
- Rends-moi le saucisson !
- Y’en a pu !
- Quoi ? mais on en avait deux !
- Mais il est si délicieux. Et puis il se fait tard, je vais me coucher !
Et il s’enveloppa dans sa cape en faisant semblant de ronfler.