Mon frère de nom :D
Arf j´ai une petite nouvelle à vous protéger.C´est du réaliste,rien que ça allez enjoy ^____^
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Tout le monde a eu envie, un jour, de tout envoyer balader, de dire « MERDE ! » à la vie, de coller ses phalanges dans la face de ceux que tu hais, même si ils l’ignorent. Moi j’ai essayé de le faire, j’ai failli foutre en l’air toute ma vie. Mais dans cette triste existence que je menais, l’imparfait car maintenant on ne me parle plus, comble de joie, donc, j’étais persécuté et j’ai trouvé la solution du problème.
Minuit. Tout est calme sauf la nuit. Ses profondeurs obscures renferment de ténébreuxs secrets, c’est le moment où les gens peuvent penser en attendant Morphée. Je me réveille. J’étends mes bras, poussant plusieurs objets sur le sol qui émettent un bruit étouffé. Je ne pense à rien. Et pour moi penser à rien revient à méditer. Lors de ces phases de réflexions, je pensais autrefois aux mystères que Dieu, le divin barbu qui a envoyé son fils au tombeau par intermédiaire d’une croix de bois et de quelques clous, nous a légués avec quelques problèmes dont nous nous serions bien passés.
« Pourquoi vivons-nous ? » « Quelle est mon but ? » « Qui suis-je ? » « Que laisserais-je derrière mon passage éphémère ? ».
Mais plus maintenant…Non. Plus depuis que les misères du persécuté s’abattent sur ma petite âme sensible.
Oui, ma petite âme sensible ne supporte pas les calomnies. Depuis ma rentrée en 3ème, je suis victime de toutes les allusions portant sur les choix sexuelles de certains. Bien que notre classe soit techniquement épargnée. Techniquement, car les gestes de chacun sont épiés, surtout les miens. Mais la raison de ces insultes est à l’origine de mon allure androgyne, accentuée par mes cheveux plus longs que la moyenne pour les garçons.
La moyenne…Mais qu’est-ce que sont les moyennes, sinon la preuve qu’un passé s’abat sur nos esprits et s’y ancre, tenace et vivace, toujours là pour rappeler que dans la vie t’es soit le moucheron, t’es soit le pare-brise.
Je me lève en chancelant parmi les objets répandus sur la surface froide. L’envie de fracasser toutes les choses de la pièce, de les laisser rejoindre leurs compatriotes livres, feuilles et Bande Dessinée, ce sentiment de rage contre moi-même.
Trop faible voilà ce que tu es. Et si tu ne sais pas t’imposer tu vas te faire bouffer.
Je sais je sais. Mais ce sentiment me pousse à brandir le poing, et, si je n’avais pas eu ce caractère rationnel, je n’aurais pas hésité à m’éclater le poing contre le mur. Mais mieux vaut attendre si tu veux t’imposer. Le plan est finalisé, il ne reste plus que la pratique.
Je me recouche en regardant les lumières du bâtiment d’en face s’éteindre. Je prononce les mots : « Bonne nuit les nocturnes. »
Sommeil compliqué. Je me répète tout ce que je dois faire, tout ce qui s’est passé et toutes mes chances. En effet, on m’a promis « Une correction dont je me souviendrai encore dans dix ans ». Quand je dis « on », je parle de Julien Guidosse, l’un de mes persécuteurs. De lui, c’est le pire, il me cherche depuis qu’une « TRIPLE ANDOUILLE » s’est amusée à le titiller en me prenant mon compte MSN.
Julien Guidosse est ce qu’on pourrait appelé l’ado qui se la pète. Grand, musclé, à lunettes, cheveux blonds presque transparents, spikes arborés avec une tonne de gel qui se dit « le meilleur sur le marché ». La particularité de cette personne réside en ses gestes. En effet, lorsque l’envie lui passe, il choppe une personne (heureusement j’ai évité cette ultime humiliation) au hasard et procède à ce qui que j’ai choisi d’appeler « la méthode d’enculage ». Pas besoin d’un dessin non ? Bien sûr après il vient se plaindre de mon allure, et c’est lors de ces moments que je lui rappelle ces tiques que je viens de vous décrire. Il n’est pas « le leader » de la bande de débile qui se déplace toujours de la même façon.
Mais fini les parlottes. On m’emporte vers le royaume savoureux des rêves et parfois des cauchemars. Je me contente de me dire : « Tout a été fait pour que ce que je vais faire soit réalisé, les persécutions, le départ de mon frère, le jour. »
En effet nous sommes vendredi, et le vendredi mon frère se réveille avant moi, ce qui laisse sa chambre vide. Pendant le temps qu’il lui faut pour s’habiller en tout cas. Juste le moment rêvé.
Le plancher de la chambre d’en haut gronde. Il fait encore nuit, mais en fait c’est le matin. Nous sommes en hiver, le soleil paresse en cette période. Mon frère descend les marches de sa chambre pour aboutir dans la salle de bain où il s’enferme à double tour.
Et on dit quoi au petit Jésus pour cette opportunité de vengeance ?
Merci, couillon.
Je bondis hors du lit, manque de m’écraser contre la porte que ma mère ouvre, et vais tranquillement attendre devant la porte de la salle de bain comme chaque jour. Ma chère maman descend les marches pour aller boire une tasse de café. C’est le moment ! Je saute avec empressement et silence sur les marches et rentre dans la pièce. Je trouve l’objet du premier coup d’œil.
Accomplis ta vengeance, Bertrand.
Je ne suis plus sur de bien vouloir maintenant.
C’est toi, ou lui. Pense à tout ce qu’il a fait. Pense à ce qu’il fera.
La haine se déverse en moi. Chaque centimètre carré de ma peau se remplit de la sensation de colère. Un poison de vengeance coule peu à peu de mon cerveau dans mes veines. Soit lui, soit moi. Soit je le fais chuter ou je chois. Hors si je chois, seule la mort pourra arrêter la chute, car c’est son terme et si j’interromps la tombée, c’est que je suis prêt pour elle.
Dans ce sentiment envahissant, je redescends lentement. Je souris. D’un sourire démoniaque, comme je m’en rends compte dans le miroir quelques minutes après ma prise.
Je confie mon aide acquise lors de la fouille de la chambre à ma poche droite. Elle est trouée, ce qui me sera utile lors du combat. La première allusion ne se fait pas attendre, dés le moment où je prends le bus.
« - Comment tu vais faire Bertrand ? Demanda aimablement Cédric, dit le pygmée, à cause de sa taille et de son teint bronzé.
- J’ai pris certaines précautions…
- T’es tout blanc ! Me lâcha Loïc, considéré comme une sorte de bouffon qui ne fait rire que par les débilités qu’il peut sortir, et dont on se lasse en trois minutes 20, montre en main.
- T’es con ou quoi ? C’est ma couleur naturelle ! Rétorquais-je avant de m’apercevoir que mes propos pourraient être mal interprétés. J’ai toujours été très pâle !
- Tu vas te faire défoncer ! Cria de sa voix traînante Selim, faisant partie de la troupe du Guidosse. Bagarre bagarre ! reprit-il en imitant la chanson commençant par « Voyage voyage ! » »
Mon mutisme lui suffit comme réponse, bien qu’il sifflota l’air tout le voyage.
Arrivé à l’école, on me jette des regards en biais, on parle du mon passage. Je me fais peut-être des idées mais je suis de nature suspicieuse.
Trois premières heures de 50 minutes tranquilles. Math n’est le genre de cour où on peut foutre le bordel, et je me fis petit, ce qui ne change rien à la situation habituelle. Français suivit les deux longues heures de tortures où les figures isométriques nous firent sués sang et eau, nous poursuivions le test sur « la Cicatrice » de Bruce Lowery. Je le termine rapidement, me relis et m’aperçois qu’un bout de ma prise dépasse du trou de ma poche de mon manteau. Vite, je fais tomber négligemment mon crayon, méthode souvent usitée par mes soins pour récupérer des objets, jeter un regard ailleurs, ou même carrément regarder l’heure sur mon Gsm, pour remettre l’objet dans son lieu initial. Bientôt petit, bientôt.
Je suis normal, rationnel, gentil et déconnard avec les copains, je pense à l’instant présent et à rien d’autre, et surtout pas à un idiot qui sera bientôt moins que rien. Un moucheron sur mon passage, mais un pare-brise dans son esprit.
« - Bertrand !
- Oui ? répondis-je.
C’était la récrée, j’étais assis sur un banc, dans le préau, dos au chauffage qui ne chauffait que peu, surtout à travers de ce manteau noir et épais. Trois personnes de ma classe. Florence, un peu petite et introvertie mais sympathique lorsqu’on la connaît, Lucien, le seul mec qui a réussit à avoir le teint plus pâle et les pieds plus grands que moi, et Adrien, un peu enveloppé et fana des jeux vidéo.
- T’as vraiment l’intention de te battre ? me demanda Lucien en plissant les yeux.
- J’ai pas trop le choix…
- Mais mais…bégaya Florence…Tu pourrais aller chez les primaires attendre ton bus.
- Je suis peut-être un intello, un coincé, un mec mal barré, un joueur, un buveur, un mec qui s’amuse à vérifier la solidité des portes, mais je suis pas un dégonflé.
- Cool…Dit Adrien en un grand sourire et un rictus. On marquera « mort pour l’honneur » sur ta tombe.
J’éclatai de rire avant de m’arrêter aussi soudainement que j’avais commencé en disant :
- C’est pas drôle…
- Et t’as une stratégie spécifique ?
- Ouais ! une stratégie que j’ai mise 5 ans pour peaufiner. Ça s’appelle COURE ! le truc c’est de mettre son pied dans les endroits sensibles du corps masculins et de courir le plus vite possible.
- C’est beau l’honneur mais c’est limité… »
Je choisis finalement de continué la récrée à épier mon ennemi. Ce regard si proche du démon. La haine qui monte en moi. L’objet qui fait un bruit reconnaissable en heurtant ma main enfouie dans l’orifice noire. Je commence à paniquer. Je tremble. On me demande ce que j’ai…Je réponds que j’ai froid. On me dit : « Finalement t’as bien les j’tons. »
Le cour de physique, premier de la journée. Le deuxième est en dernière heure. Quand je pense que dans quelques heures je serais assis à ce banc à attendre le dénouement de cette histoire. J’écoute à moitié les histoires sur Newton, mec qui s’amusait avec les pommes et le poids et masses des objets. Mais vers la fin, François m’intercepte. Il fait partie de la bande des débiles, comme je me plais de me répéter ce nom dans ma tête.
« Alors y parait que tu vas te battre avec Guidosse.
Aucune réponse. C’est en partie de sa faute si je me suis retrouvé dans cette situation. Mais je ne lui en veux pas…Pas pour l’instant.
- Tu comptes te battre ? Répéta-t-il.
- Non. Dis-je.
Il sourit un instant avant que je dise :
- J’ai l’intention de l’éclater. »
Le dîner fut mouvementé, mais finalement, avec rétrospection, je n’en garde que peu de souvenir. D’un côté, moi et la bande de gens plus introverti, de l’autre, les gens à « classeur » c´est-à-dire les fichés de la table des profs, quelques mètres plus loin, vers le milieu de la salle. Mais nous dînons avec les petits, donc nous n’avons pas les enseignants
de secondaires mais ceux du primaire. J’eus droit aux banals insultes suivies de messages telle : « T’es pas assez fort tu vas te faire éclater ». L’origine de la dispute est due à ma vision du clash et de la leur. Ils confondent casse et clash, je leur ai bien sûr fait remarqué qu’un clash est fait de lyrics pour insulter un adversaire. D’habitude je ne leur dis pas mais comme ils comptaient s’en servir contre moi. Et voilà que je me retrouve avec une bagarre sur le dos.
J’attends mon heure, je laisse les insultes fuser. Dans quelques heures, si tout se passe comme prévu, je serai craint (ou mort, ce qui est techniquement moins bénéfique).
Le repas se termine je sors. Je passe devant la porte de la secrétaire et je me rappelle les paroles des premiers jours. « Si vous avez un problème, n’hésitez pas à venir m’en parler. » C’est tentant. Puis je me rappelle que ce serait comme…
Interrompre une chute, tu as enfin compris.
Le temps passe. Trop vite. Je fais peau neuve. Qu’est-ce que ça veut dire ? Je change…À mesure que l’heure arrive, je me transforme. Guidosse fut d’avis d’arranger le problème avant la fin de l’ultimatum qu’il m’a fixé. À la fin de l’heure du dîner, il tenta un croche-pied, et un balayage, je lui mis mon sac dans la gueule, et lui fis comprendre du regard que ce sera à quatre heure et pas avant. Deux heures labos…
Pendant ce temps je peux vous faire part de milliers de choses, des plus bénignes aux questions existentielles. Mais je n’ai rien à dire. Je n’ai pas de fuite d’objet à vous signaler, pas un regard ou un murmure désobligeant, il n’y a que moi et moi.
Je fais souvent quelque chose quand je suis mal. Je fais comme si j’écrivais un texte. Mais rien ne peut me venir dans un état de stress extrême. On dirait les dix premières minutes de Columbo, c’est énervant. Je repasse tous les scénarios en tête. Si bien qu’on arrive déjà en physique. Cette fois on apprend qui était Archimède. Pour les doués, c’est le mec qui s’amusait à prendre son bain avec de l’or et une balance.
Je vais bientôt sortir de ma vie acagnardante et abroger mes démons. Ou un ange. Est-ce moi qui fait tache dans cette école, ou Guidosse qui abîme la beauté du paysage ? Qui suis-je pour rendre ma justice ?
Mais je me répète le mensonge. Pas une idiotie qui me passe par la tête, mais LE mensonge, celui qui va me permettre de survivre. J’y ai pensé, c’est ce qui m’a permis de tenir sous la pression. Elle est à son paroxysme. Je suis dans l’allée qui remonte. Bientôt sur le parking. Des attroupements de cinq-six personnes se font, parfois plus mais je n’ai pas le temps de compter. Je suis sur place.
Moins d’une minute.
Bon, j’ai juste le temps de poser mon sac et de jeter un coup d’œil. Guidosse descend une petite allée qui mène en ville, entouré des débiles. À la play-boy française, style
j’ai-peur-de-rien-et-surtout-pas-d’un-petit-merdeu
x-tapiolle-comme-toi, ils se placent en face de moi. Ou plus exactement autour de moi. Un cercle trop serré pour un combat. Plutôt pour un éventrement de marcassin façon chasseur.
Vous attendez de savoir, enfin, ce qu’est cet objet qui va m’assurer une victoire facile, ou une mort certaine. C’est un couteau de chasse, trente centimètres de long quand il est replié. Comme dans cette position la lame est utilisable, je vous passerai la longueur totale. Toutefois vous ne sauriez passer à côté de la magnifique façon avec laquelle le bois a été doté d’un alliage doré et les fines ciselures sur le manche. J’en salive encore d’avoir à manipuler une telle beauté, une telle arme. Avec cela tuer n’est plus un crime, mais un art, un hobby.
Je jette de brefs regards dans tout sens. Tous du même acabit, même marques, mêmes chaussures, bonnets ou casquettes, cheveux noirs ou, dans le cas du Fontaine avec sa coiffure coloration canari, blond. Je ne panique pas. Je suis plutôt étrangement calme.
« - Prêt ?
- Toujours. »
Sur cinq minutes on a pété deux mots. Mais leurs significations sont lourdes de sens. Lentement, Guidosse me saisit à l’épaule et entame une technique de balayage.
Malgré les maigres allégories que j’ai fait de lui, et les plus minces descriptions que j’ai entamées de moi, peut-être auriez-vous comprit que j’ai 20 kilos de moins que mon persécuteur. Sinon, vous voilà averti.
Mi à terre, mi debout, je m’immobilise dans la chute, me cramponnant d’une main à mon ennemi.
« Es-tu chanceux ? Lui demandais-je d’un ton désinvolte. »
Pas le temps pour une réponse. La lame entre et ressort. Trois jours à préparer ce coup, et la persévérance paie toujours.
En montant, j’ai soulagé ma conscience. Une partie de moi était pour la mort de Guidosse au départ, puis j’ai réussi à lui faire comprendre que la meilleure des choses à faire était de viser la rate.
La rate n’est pas la femelle du rat, c’est un organe spongieux qui participe au système immunitaire. Une blessure à cet endroit peut s’avérer mortelle, mais une ablation ne troublerait que peu le blessé.
Quoiqu’il en soit, une ambulance est déjà en route pour accueillir Guidosse. Moralité : les GSM ça sert.
2 mois après, le jugement est rendu. J’ai été arrêté, emprisonné, on m’a enregistré sur des cassettes pour les passer au tribunal,… Quoiqu’il en soit, le juge, grâce à l’avis d’un psychiatre un peu couillon sur les bords, décide que je dois me psychanalyser chez un psychologue au moins une fois par semaine, tout frais payé.
« Car ce n’est pas l’enfant qui a frappé, mais le monstre androcéphale qu’ont créé ces gosses en l’insultant à répétition »
Un monstre androcéphale… Cette question subsistera en moi :
Était-ce moi le monstre, ou la personne que j’ai poignardé ?
Sinon pour les quelques personnes que ça intéresse, Guidosse est toujours aussi con mais il m’évite, un peu comme tout le monde. Me voilà anachorète.
Oh on parle de moi
en effet je suis la « TRIPLE ANDOUILLE » qui a titillé le mec sur msn
mais je jure sur la tête du rat de talim que je ne ferai rien sur ton compte msn à partir de demain
X(oh j´ai croisé les doigts
)
je vais chercher ton mdp msn!
pffffff bien trop long pour tout lire
Rien n´est trop long,suel l´esprit est trop court.
Musique tu touches t´es mort
et c´est une blague espèce de petit rosbif!
![]()
musique => mon rat est mort ![]()
Il s´en est allé vers un monde meilleur ![]()
qui: musique ou le rat? ![]()
Mon rat
dommage que ce soit pas le contraire ![]()
Et oui...Tu veux bien lire ma nouvelle ![]()
je la lirai après promis mais là j´ai vraiment pas le temps ![]()
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4° message de up
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Chapitre 14 : La tour du magicien
Tous se regroupèrent autour du cadavre. Une fine fumée s’élevait du corps. Celeborn tituba, essayant de se relever, puis, dans un souffle.
- Je n’y vois rien.
Clad s’approcha de lui, et lui demanda d’ouvrir les yeux. Ils étaient d’un blanc livide, plus de pupille, plus rien sauf une couleur immaculée. Il était aveugle, le souffle de lumière magique l’avait handicapé.
- et maintenant ? Demanda Gaïn.
- On va inspecter la tour nous deux. Dit Elfindel. Vous restez là.
Le nain et l’elfe partirent, passant par la porte d’où avait jaillie la créature. De longs couloirs.
- J’espère qu’il n’y en a pas d’autre. Dit Gaïn.
Pas de réponse. Un endroit trop oppressant pour discuter.
- parle. Insista le nain. J’ai le j’tons quand j’ai l’impression d’être seul dans le noir.
- De quoi voudrais-tu qu’on parle ? Du fait que sur les six personnes qui devraient être dans ce monde, on est que quatre et les deux autres on disparus ?
- Comme sujet de conversation on fait mieux mais bon on fait comme on peut.
- Ahahaha…Répondit-elle cyniquement. Et alors ?
- Alors ? Où peuvent-ils être ? à un endroit où ils peuvent changer les choses de ce monde…
- Rien à faire je…
Mais elle stoppa. Une fine lumière bleue venait de surgir de l’ombre du couloir qu’ils parcouraient. Une fumée apparaissait et prenait d’étranges formes. Elle devint rapidement un corps d’humain, habillé de noir, transparent comme un fantôme.
- Qui es-tu ? Demanda l’elfe.
Pas de réponse. Juste deux yeux qui se formaient. Un regard pénétrant. Avec une lenteur due à ses membres endoloris par le froid, le nain souleva son marteau et le lança vers l’ombre. L’arme la traverse.
- Oh ! C’est quoi ce délire ! Cria le petit.
« Je suis moi-même ». Répondit une voix en écho.
- Qu’est-ce que tu nous veux ? questionna à nouveau l’elfe.
« Juste vous prévenir. Juste vous demander qui de l’enclume ou du marteau se cassera en premier ? »
Puis l’image disparue. Les deux collègues se regardèrent, puis se dirigèrent vers la pièce d’où venait la fumée.
Pas vraiment une pièce, plutôt un cachot. Et, enchaîné et une pierre en main, le magicien blanc. Gaïn s’avança, mit sa main sur la gorge de la forme avant de dire :
- Mort. Sans doute d’hypothermie.
L’elfe ne dit rien, regardant le mur.
Le nain regarda et vit quelques phrases inscrites à la craie, grâce à la pierre.
« J’ai vu le nain sur la haute tour blanche
J’ai vu l’elfe à la montagne du destin
J’ai vu l’aveugle sur le cheval blanc
J’ai vu le magicien sauver le roi
J’ai vu le dieu à l’anneau
J’ai vu le magicien blanc mort dans sa tour »
- Qu’est-ce que c’est ?
- Je ne sais pas. Tu devais te rendre à Minas Tirith non ?
- Oui. Je pense…Que ce sont des prédictions…Ou des prémonitions…
- Le dieu à l’anneau… Qui c’est ?
- Sauron ? Mais…C’est illogique…Il y a un problème…Un elfe sur la montagne…Qui ?
- J’ai mal à la tête. Partons et discutons de ça dehors.
Ils reprirent le chemin inverse. Mais la tour bougeait et il était impossible de retrouver sa route dans un tel dédale. Ils finirent dans une pièce où des morceaux de papiers calcinés.
- Des grimoires…Dit Gaïn.
- C’est clair maintenant. On a visité cette tour avant nous.
- Et comment on fait pour sortir maintenant ?
La porte se rouvrit et Clad apparut dans l’encadrement.
- Mais qu’est-ce que vous foutez ?
- Mais…Commença Elfi…Oh laisse tomber.
Tous les quatre, ils sortirent, laissant là la tour et le magicien mort.
Pendant le reste de la journée, ils tentèrent de trouver l’origine de la cécité de Celeborn. Mais même lorsque Gandalf revint, il ne trouva pas. Néanmoins, ils avaient découvert, en revenant vers les portes, une boule lumineuse au pied des marches de la tour.
- alors ? demanda Aragorn.
- Quoi ?
- Qui avait-il dans la tour ?
- Saroumane, mais il est mort. Néanmoins, nous sommes certain que quelqu’un d’autre était présent. Ce sont eux qui ont menés les armées au gouffre de Helm.
Celeborn ne bougeait plus, il restait étendu le regard vide, sans pupilles. Clad l’aidait à se déplacer ou à manger, mais rien ne pouvait le réconforter.
Dans la soirée, il choisirent de partir.