16 Avril 2005…
Chose étrange…Elise a enfin avoué aux autres présents, c´est-à-dire Giulietta et Andrew, qu’elle ne faisait qu’une avec moi…
C’est dans ces instants que je me dis que la colère est parfois utile…
Je la sens qui arrive…
- Une lettre est glissée a cet endroit du carnet*
« Chaque jour passe. Chacun un peu plus rapidement que les précédents. Les pensées de ces instants demeurent. Parfois, on aimerait les oublier. Parfois, souhaiterait ne jamais les avoir vécus. Mais ce qui est fait est fait. Je ne peux pas oublier que j’ai été cette personne. Cette personne qui a fait tant de mal aux gens que je connais. Et même a ceux dont j’ignorais l’existence. Je ne peux pas oublier, qu’à cause de moi, des personnes sont mortes. Je ne peux pas oublier, que quoi qu’il arrive, cette personne restera au fond de moi. Qui suis-je ? Je crois que la rose, me définie bien. Elle sent bon, elle est belle, ses pétales de velours sont si doux… Mais cependant, si l’on n’y prend pas garde, ses épines s’enfoncent dans vos doigts. Et le sang qui coule, vous rappel trop tard, que vous auriez dû faire attention. L’existence même des êtres, peut être comparée aux fleurs. Tout d’abord on naît, comme le bourgeon qui éclot. Puis on grandit, on mûri, tel les pétales qui s’épanouissent. Et enfin on dépérit, puis on meurt. Comme la fleur qui se fane après avoir offert au monde, ses parfums délicats et ses couleurs chatoyantes. Tout le monde a quelque chose à offrir. Que cela soi bon, ou mauvais. Chacun a un rôle bien précis. Qu’il le remarque ou non. La moindre chose, la moindre pensée, a une conséquence. Malheureusement les miennes, ont été fatales. Je ne l’ai pas voulu. Mais je n’ai pu y échapper…
C’est pourquoi je te dis adieu. Je ne peux rester dans un monde ou la peur de faire du mal, me ronge sans cesse. Nous savons parfaitement ce qu’il pourrait ce passer si je perdais à nouveau le combat. Et je ne le veux pas. J’aurais voulu te voir une dernière fois. Mais c’est peut-être mieux ainsi… Je n’aurais sûrement pas eu le courage de faire ce que j’ai à faire, si j’avais croisé ton regard. J’espère que tu ne m’en voudras pas. Je crois que tu peux comprendre ce qui m’a poussée à faire ça. Tu as vu ce qu’il pouvait arriver… Mais là je me cherche des excuses… Je dois payer pour tous cela.
Avec mes plus profonds sentiments d’amour, et les meilleurs souvenirs que tu puisses garder, je te souhaite une vie longue et heureuse… Adieu Andrew. Je t’aime.
Elise »
- A la fin de la lettre, on peut voir comme des taches, dû sûrement à des larmes*
- L’écriture reprend sur une autre page, complètement tremblante et assez difficilement lisible*
23 Avril 2005…
Je…Andrew, mon fiancé si je ne me trompe pas, ma « fille », Beckett, Le Prince de la ville, Maria, une jeune Toréador, Natacha, l’infante du Régent, et Ignatus, un disciple de Seth, m’ont ramené de Détroit.
Je…je ne me rappelle pas de ma vie d’avant…juste le souvenirs…de ces quelques jours passés à Détroit…
Je me rappelle m’être réveillée dans une chambre rouge, et remarquablement décorée. Un très bel homme s’est présenté à moi sous le nom de Gesu. Il m’a expliqué que je n’avais rien à craindre, et qu’il me protégerait. Il était accompagné d’un autre homme à la peau bleue, nommé…Sacha Myca Vykos.
- L’écriture semble totalement démente, et de plus en plus tremblante*
Ils…ils ne doivent pas savoir…ce qu’il m’a fait…
Je veux seulement l’oublier…et j’espère que…qu’en l’écrivant sur ce carnet, cela me permettra peut-être…d’évacuer ces…douloureux souvenirs…
Vykos…il était tout d’abord gentil avec moi…puis il m’a appris à utiliser une discipline, qui je l’appris quelques jours après, fait partit de la Thaumaturgie Noire…
Il m’a appris ce pouvoir…et moi, j’ais cru qu’il s’arrêterais là…
Mais…il est venu un soir…
Je n’aurais jamais cru…une telle « perversité » possible chez un être humain…
Ces tortures…cette magie impies…cette Vicissitude…Je…j’essaie de garder le sourire, mais c’est tellement dur…
Heureusement que Gesu est intervenu…mais trop tard à mon goût…
J’ais revu…des choses étranges…j’ais aussi criée des noms alors que je pensais agoniser…
Des noms que je ne connaissais pas…mais aujourd’hui, j’ais pu m’apercevoir que je les connaissait mieux que je ne l’aurais cru. Armand, et Andrew…
J’ais jetée deux bagues que je portais aux doigts, apparemment offertes par mon ex-époux. Je n’ais conservée que celle d’Andrew.
Là-bas…j’ais réussi à empêcher une Assamite de devenir folle…Je ne sais pas comment je m’y suis prise, étant donné mon état second, et de grande fatigue. Mais je sais qu’elle a souffert…pratiquement autant que moi…
Je crois que la pauvre Salima Shaïdi pense m’être redevable à présent. Mais je ne lui demanderais rien. Car j’ais vu à sa tête, que si même son pire ennemi avait été à sa place à ce moment là, elle l’aurait aidé à s’enfuir…