Quatre ans...
Ce 3 mars là n'est pas prêt de s'émousser dans ma mémoire, c'est un souvenir auquel je tiens, toujours intact et précieux. Ce jour là, j'étais collé de 14h et 16h (complètement oublié le motif, c'était pas la première fois cette année là), ce devait donc être un mercredi sauf erreur de ma part. Sans le savoir, la personne qui m'a filé cette retenue y a adjoint un sacré coup dans mon moral. :/
Toujours est-il, j'attends patiemment le terme du supplice (effroyablement plat : je n'ai rien fait pendant deux heures). Le jeu était déjà en ma possession, acheté un peu plus tôt dans la journée. J'avais bien-sûr eu l'option de le débuter entre midi et deux mais, à coup sûr, je ne me serais pas pointé en colle à ce moment là.
Donc je traverse ce couple d'heures infernales, calmement.
Au bout du compte, je sors du bahut et fonce jusque chez moi (à pattes, 1/2 heure). Enfin arrivé, je me lave les mains, et ce n'est qu'ensuite que j'ose déballer la merveille. Je l'insère non sans une infinie délicatesse dans la machine elle-même tremblante, et me voilà parti...
Quatre années plus tard, Snake Eater reste l'une des expériences les plus marquantes de ma pauvre existence égarée. Un chef-d'œuvre intemporel comme il en existe bien peu (mais tout de même une poignée), et que je chérirai de la même manière au seuil de mon trépas.
Si l'ultime bouleversement reste à mon sens MGS2, cette troisième œuvre n'en est pas moins monumentale. Incomparable.
PS > Hello Dante. 