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Là est tout le paradoxe de la République et par extension de la démocratie. L'extrême-droite a tout le droit de s'exprimer malgré ses idées profondéments anti-démocratiques pouvant mettre en péril cette même République.
Nous laissons la libre parole à ce type de parti qui ne serait guère mécontent de rendre la France plus autoritaire et plus ferme, en avançant pour cela des propos fallacieux comme quoi l'immigration serait pratiquement à la base de tous les problèmes actuels de la société.
Il faut faire barrage au Front c'est une certitude, certes ce parti n'est pas fasciste mais cela ne l'empêche guère d'adopter des positions fortemment populiste, nationaliste et xénophobe. L'extrême-droite a toujours bénéficié d'une aura particulière en France (après tout des affaires Dreyfus nous n'en voyons guère dans tous les pays). Et comme tu le dis à juste titre, ces temps de crise sont du pain béni pour les partis extrémistes (qu'ils soient de gauche ou de droite d'ailleurs).
La Hongrie est un échec cuisant de la diplomation de l'Union européenne, pendant que nous fermions les yeux sur ce problème Viktor Orbán réhabilitait les milices paramilitaires d'extrême-droite, fermait les radios d'opposition et enchainait diatribe sur diatribe à propos du rêve nationaliste de la Grande Hongrie à restaurer. La thémathique favorite des fascistes hongrois qui avaient rejoint l'Axe Rome-Berlin-Tokyo pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Tout comme la Société des Nations s'était montrée impuissante face aux volontés pangermanistes d'Hitler, l'Union semble aujourd'hui incapable de réagir autrement que par des sanctions économiques toute obnubilé qu'elle est par la question grecque. Malheureusement les européens préfèrent s'intéresser davantage aux notes des agences de notation qu'aux troubles politiques à l'intérieur de l'Europe.
Espèrons que nous n'en payerons pas un lourd tribut dans quelques années.
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