En exculisivité mooondiale !
La critique de théâtre de :
pckit2, alias K2000, alias LordMoth, alias Cricri, alias LordMooth, alias ( ...)
Les rideaux s’ouvrent, la pièce commence. Ou plutôt l’annonce de la pièce. Sur des faits véridiques, la troupe explique avec talent la nouveauté de Marivaux, et pourquoi les pièces de ce grand comédien français sont si modernes. Les faits exposés par les différents intervenants sont très vrais, et on apprécie.
Par ailleurs on distingue du même coup les décors. Ils ne sont pas là pour faire « réel », ils sont là pour représenter les objets du décor. On peut voir dans la scène une maison de campagne, comme la pièce originale l’indique. Ce décor est très peu utilisé par les comédiens, ce qui est un peu dommage.
Puis la pièce commence. Celle-ci, méconnue du grand public, met cependant en avant le génie de Marivaux. Dans le but de faire une comédie pour madame Argante en secret, Merlin se retrouve avec Lisette, Colette et Blaise. Dans cette pièce qui doit être improvisée—c’est là normalement tout le génie de cette pièce—les maris et les femmes se trompent mutuellement. Mais ces couples qui, dans la réalité, ne sont pas amoureux l’un de l’autre, vont finalement se découvrir des points communs. On attendra un peu avant de voir la principale caractéristique des pièces de Marivaux, de voir l’amour naissant entre les différents acteurs exister.
Viens ensuite le moment ou tout bascule. Au moment où tout est équilibré, où on s’amuse, voici venir plusieurs comédiens en même temps. Ils nous surprennent, faisant même dérailler la pièce pendant quelques minutes. On s’y perd, et la pièce de sa saveur.
Bref, cette pièce de théâtre a des points positifs et négatifs. D’une part, le metteur en scène a introduit une réflexion par apport à Marivaux qui est très bonne. D’autre part, lui—Mathias Simons—a poussé sans doute un peu trop dans la comédie, illustrant de manière assez réduite le génie de Marivaux, et c’est bien dommage.