Au XVIIIè siècle, Amédée François Frézier rapporte du Chili de nouvelles variétés de fraises plus grosses que les fraises des bois de nos contrées. A Plougastel, le fraisier se développe bien grâce au climat tempéré de la presqu’île et ses terrains argileux. Au XIXè siècle, la culture de la fraise prend le pas sur la culture du lin. Elle est alors pratiquée en plein champ sur de petites parcelles. Les brestois sont les principaux acheteurs mais en 1854 une commerçante de Morlaix a l’idée de vendre des fraises aux anglais. En 1865, l’ouverture de la voie ferrée Brest-Paris marque le début d’un développement intense de la fraisiculture. A la fin du siècle, la production de fraises couvre 4000 hectares.
Au début des années 1990, la presqu´île se couvre de grands tunnels de 50 à 60 mètres de long et de 4,50 mètres de large qui permettent d´avoir des fraises de mi-mars à fin octobre.
Puis les Plougastels innovent avec les jardins suspendus. Ils sont constitués de sortes de larges gouttières suspendues à la toiture de la serre dans lesquelles sont placés des sacs de substrat. Ce procédé permet d´avoir des fraises avec un mois d´avance. Malgré ces innovations, l´âge d´or de la fraise est révolu : 3000 tonnes produites en 1970, seulement 500 en 1995. Un plan de relance est initié en 1996 incitant de jeunes producteurs à se lancer dans la production de fraises. En l´an 2000, la production est remontée à 950 tonnes