J´ai fait vite, mais je suis plutôt fier de moi. XD
L´inspiration n´était pas hyper présente, alors j´ai fait dans le classique. 
C´est assez court, mais compact. ^^
Chapitre 10, Kuzuki
Kuzuki ignorait où il se trouvait maintenant, il y avait eu ce Xhantanos, cette boule blanche, un flash puis le néant. Le simili avait utilisé une puissante magie de téléportation, si bien que tous les élus avaient été séparés, du moins, c’était l’hypothèse la plus probable selon lui. Après avoir réfléchi quelques instants, adossé à mur verdâtre, il se décida enfin à explorer avec un petit peu plus d’attention. Il jeta un rapide coup d’œil circulaire pour examiner la salle où il avait atterri : quatre murs, sales et délabrés, le sol légèrement recouvert d’une eau noire, un plafond plutôt haut, ce lieu semblait avoir été abandonné depuis des lustres…
Kuzuki : Je suis donc… dans le cerveau d’Alpha ! tss…voilà que je me mets à parler tout seul… vraiment ces gars ont une mauvaise influence sur moi, je vais sortir d’ici et me tirer, je peux continuer à détruire du sans-cœur et du simili sans eux.
Il fut interrompu dans son monologue naissant par un bruit étrange semblant venir d’une salle voisine. Des « Flitch flitch » réguliers, comme si quelqu’un d’autre était présent avec lui dans cet endroit putride.
Malheureusement pour cette chose, si elle essayait d’effrayer l’ancien mercenaire, elle ratait son coup, ce dernier s’était posé tranquillement au milieu d’une salle et attendait que l’intrus se montre.
Il n’entendait plus rien, juste les légers remous de l’eau puante parcourant cet endroit abandonné. Après quelques minutes d’attente, il prit la décision d’aller voir si il n’y avait pas une sortie dans ce labyrinthe, une sortie avec de la lumière et une odeur connue des humains. Il fit quelques pas et entra dans la salle à sa droite, identique à la première, contempla avec désarroi les alentours, puis soudainement, bondit en arrière pour esquiver l’attaque d’une créature qu’il ne distinguait encore pas bien.
Il leva son épée, la pointant vers la créature et déclara d’un ton rieur.
Kuzuki : Tu m’as attaqué, je comptais te laisser vivre, mais tu as dépassé les bornes, une dernière volonté ?
A cette question, la créature répondit par des cris indescriptibles, et se mit elle aussi en position d’attaque. Kuzuki l’observait depuis suffisamment longtemps pour pouvoir la décrire. C’était une sorte de monstre, un sans-cœur comme le prouvait la marque sur son torse, sa peau était du même vert que les murs, au bout de ses longs bras maigres remuaient des griffes noires et extrêmement aiguisées, chacune équivalait à un sabre de taille moyenne. Sur la paume de ses mains, des sortes de ventouses lui permettant de marcher sur les murs avec rapidité et discrétion. Ses 4 yeux étaient rouges, débordant de haine et d’envie de tuer, sa bouche laissait s’échapper un liquide gluant de couleur grise-blanche, qui se mélangeait à l’eau déjà présente, formant un mélange dégoutant de bave et de saleté. Cette créature avait sans doute du être oubliée ici depuis plusieurs dizaines d’années, se nourrissant de la crasse infinie de ces lieux, attendant avec patience un repas plus consistant.
Le sans-cœur baveux poussa un nouveau cri, puis se jeta sur Kuzuki avec férocité, toutes griffes dehors, et bien décidé à le couper en plusieurs morceaux.
Interposant son épée entre lui et la bête, il bloqua les griffes-sabres, puis repoussa la chose d’un brusque mouvement en avant. Il commença alors à harceler de coups le monstre, et découvrit qu’il était incroyablement agile, et plutôt robuste, car il bloquait certains coups, puissants et bien placés avec une aisance déconcertante pour un sans-cœur si frêle.
Il continua de marteler la créature de coups, jusqu’à ce qu’elle cède enfin, sa tête roula sur le sol jusqu’à la salle suivante.
Un formidable cri retentit alors, faisant trembler les murs, quelques morceaux du plafond s’écroulèrent. Une patte transperça alors le mur devant Kuzuki, qui plongea pour esquiver le balayage meurtrier du nouvel arrivant, qui ressemblait trait pour trait à la précédente, exceptée la taille, ce sans-cœur là était environ dix fois plus grand que son prédécesseur, pouvant engloutir un être humain sans efforts.
L’homme, voyant que la lutte serait inégale sans son deuxième bras, se mit à courir pour échapper à la créature, il était téméraire, mais pas fou.
La course poursuite s’engagea, l’immense sans-cœur continuant son œuvre de destruction des lieux, arrivée à distance suffisante, elle lança l’une de ses pattes, avec des griffes de la taille d’une poutre.
Aidé par un réflexe formidable, Kuzuki se retourna et bloqua la patte in-extremis, ou pas tout à fait, car l’une des griffes, plus longues que l’autre, l’avait traversé au niveau du bas ventre, créant un trou béant d’où commençait à couler le sang.
Le sang cœur retira sa griffe sanguinolente, puis recula un peu, préparant l’assaut final.
Kuzuki s’appuyait sur son épée pour ne pas tomber, au bord de l’inconscience, in voyait flou, allait-il mourir ici, sans que personne ne sache rien.
Il trouva cependant la force de parler, s’adressant à lui-même
Kuzuki : Bah, si je survis à ça, alors je vais rester avec les Elus, ça fait du bien un peu de compagnie, et j’aurai bien eu besoin d’aide dans un moment pareil…
Il cracha un peu de sang, puis releva fièrement la tête, leva son arme et murmura.
Kuzuki : J’allais oublier… mais ça maintient le suspens, et j’aime ça. Il me reste un dernier atout, et pas le moindre… End of World…
La grosse épée de pierre s’illumina, et une nouvelle réalité fut créée, cette fois c’était un grand désert, la bête était loin, et chargeait déjà.
End of World était sous sa véritable forme, la même que contre Iyu, une adversaire bien plus coriace que cette grosse bête sans cervelle. Kuzuki pouvait utiliser son arme comme bon lui semblait, la puissance était canalisée et il pouvait s’en servir en l’exploitant par diverses attaques, après tout, c’était la réalité de l’arme, c’était elle qui faisait les règles.
L’éclat jaune vif de l’épée atteint son apogée, alors que le sans-cœur se rapprochait dangereusement, Kuzuki la leva encore une fois, puis frappa le vide, projetant un rayon d’énergie lumineuse extrêmement compact et puissant, qui vint heurter le monstre de plein fouet. Une légère fumée se fit, et quand elle se dissipa, le sans cœur avait disparu, et à sa place se trouvait un léger cratère encore fumant.
Kuzuki : Et bien, il était temps, je commençais à croire que j’allais perdre face à un adversaire aussi minable que toi, quel idiot je fais !
Son arme reprit l’apparence qu’elle avait d’habitude, le désert « s’envola », le globe lumineux qui contenait la réalité s’estompa, et au fond d’un des couloirs, une sortie, causée par la fureur dévastatrice de notre feu regretté sans-cœur géant, la lumière du soleil pénétrait à l’intérieur de cet endroit si glauque.
Kuzuki marcha lentement jusqu’au dehors, usant ses dernières forces pour atteindre l’air libre, respirant l’espace de quelques instants, avant de tomber sur le sol, inconscient.
Sur un vieux panneau accroché au dessus de la sortie utilisée par Kuzuki, on pouvait lire « Via Purifico, accès condamné »