Chapitre 20 : Chain of Calories
« Comme quoi l’aide peut vraiment venir de n’importe où.
- C’est totalement idiot ce que tu dis Sauna. 
- C’était dans le script pourtant…
- En tous cas, ajouta Dingo, cette sieste m’a requinquée. C’était qui l’homme en noir sur qui nous sommes tombés ?
- Lequel ? demanda Donald. Rien que dans l’épisode précédent on en a vu trois sans compter Sephiroth et Clad.
- Mais non, durant l’ellipse narrative située entre ces deux épisodes. Quand vous êtes revenus me chercher.
- Ah, fit Sauna, celui qui nous a donné une glace et une photo ?
- C’est quoi d’ailleurs comme photo ? demanda Donald.
- C’est Dance, analysa Dingo, Hayneux et Clodette… Et un autre garçon aussi.
- Il s’appelle Nauxas, dit Sauna.
- Comment tu le sais ? demanda Donald.
- En fait, c’est une image découpée dans Playboy. Et dans le magasine original il y avait son nom écrit en dessous.
- … Je comprends mieux cette position bizarre… Mais au fait, comment tu sais ça toi ?
- Euh… 
- Et l’homme en noir qui vous l’a donné, fit Dingo, c’était qui ?
- C’était peut-être Bartuxia…
- Euh Sauna, on n´est pas censé se rappeler de lui…
- Ah mince ! Juste que j’avait lu son nom dans le carnet de bord alors… »
Graaaaaah ! Bande d’incapables ! Comme si le scénario n’était déjà pas si embrouillé ! Bon, j’ai un plan pour rattraper ça.
« Nan, mais sérieusement il me faisait un peu penser à Bartuxia. Ca me rappelle… »
[Mode Flashback On]
A travers un immense champ de fleurs serpente un long chemin vers l’infini. On voit Sauna en train de courir sur ce chemin, visiblement jubilant de joie, courant de plus en plus vite.
Sur son chemin se dresse un homme en noir. Alors, tout ralentit, l’image défile moins vite et montre les deux hommes courir l’un vers l’autre au ralenti, soulevant les fleurs sur leur passage dans un grand tourbillon devant u ciel bleu, s’approchant l’un de l’autre en écartant leurs bras afin de…
« STOP ! »
[Mode Flashback Off]
« Nan mais ça va pas? hurla Sauna. C’est privé non mais ! Et c’est quoi ce flash-back diffamatoire ?»
Pardon, pardon, on saute direct vers la fin !
« Je me demandais bien pourquoi il semblait si pressé quand il courrait, souffla Donald à Dingo.
- Vous dites quelque chose vous deux ?
- Non rien. »
[Mode Flashback On]
Sauna poussa la porte d’une grande salle blanche, au sol blanc et aux murs blancs, avec des meubles blancs, avec une autre porte (blanche) à l’autre bout. Au milieu se tenaient Deux personnes : une jeune fille blonde (vêtue de blanc !) et un grand homme aux longs cheveux roses portant un costume noir.
« Bartuxia ! cria Sauna en entrant.
- Mince, comment t’as fait pour me trouver ?
- T’es la seule chose qui ne soit pas parfaitement blanche dans tout le Manoir Oublions. Je sais que je ne suis pas une lumière, mais pour louper un type en noir là dedans faudrait être fort !
- Ah mince ! Saleté de Désorganisation. Je leur avais dit de changer la couleur des costumes ! Le noir c’est surfait et démodé ! C’est pour ça que je veux devenir n°1 à la place du numéro 1 ! changer notre garde robe ! Mais pour ça j’ai besoin de toi Sauna !
- De moi ?
- Oui, grâce à ta Clépée tu pourras ouvrir le coffre fort qui contient les fonds de la Désorganisation, je prends tout l’argent et les actions pour semer aux quatre vents et l’entreprise commencera à s’effondrer. Alors, les actionnaires, très mécontents, vont virer le n°1 et me prendrons comme nouveau chef d’entreprise !
- Super plan dit donc… Ca te dérange si je laisse mon manteau dans un coin, qu’on puisse en parler tranquillement.
- Bien sûr, il y a un porte-manteau blanc à côté de la commode blanche.
- Euh… fit Sauna en scrutant un peu partout dans la pièce avec un air hésitant, de quel côté ?
- Là, à gauche, du côté de la banquette blanche.
- Mais… tout est blanc ici, je vois pas les meubles !! !
- Bon, laisse tomber. Tu n’éviteras pas notre affrontement car de toute façon comme tu le vois j’ai une otage !
- Où ça ?
- Bah là !
- Ah, je l’avais pas vu, faut avouer qu’elle est en blanc sur un fond blanc aussi. Et c’est qui ?
- Coucou Sauna ! dit la jeune blonde.
- NARGUILE !
Fuyons ! »
N’écoutant pas les cris indignés de la jeune fille, Sauna fit demi-tour et se mit à courir à toute allure vers la porte. Il trébucha soudain et s’écrasa violemment contre le sol !
« Attention à la table basse blanche ! gémit Bartuxia.
- Sauna !! ! Reviens ici tout de suite !
- Bon, d’accord Narguilé… On en était où Bartuxia ?
- Tu étais en train de te soumettre à mes ordres car sinon j’allais exécuter Narguilé, expliqua l’homme en noir.
- Pas grave, vas-y.
- KOOOOA ? crièrent Narguilé et Bartuxia à l’unisson.
- Bon, reprit le maître du manoir, on va essayer autre chose. Narguilé, efface tous les souvenirs de Sauna !
- Comment ? se plaignit la jeune fille. Mais si je fais ça le cœur de Sauna ne tiendra pas le coup et il…
- Oui, continua Bartuxia, il deviendra la créature la plus stupide de l’univers et obéira à mes ordres ! C’est d’un sadisme fou ! Mouhahahahaaa !
- Mais je ne veux pas faire ça à Sauna moi ! Je l’aime !
- KOOOOA ? crièrent Sauna et Bartuxia à l’unisson.
- Bon, dans ce cas je serais obligé de te tuer Narguilé.
- C’est totalement idiot Bartuxia. Si tu fais ça tu perdras tout moyen de contrôler Sauna.
- … Et miiiiiiiiince. Narguilé ! Si tu ne change pas Sauna en la créature la plus abrutie de la galaxie sur-le-champ… Je te décoiffe les cheveux !
- QUOI ? Oh non, pitié ! J’ai passé tellement de temps à les brosser impeccablement pour que même dans un an ou alors que je suis en train de m’échapper en courant d’une forteresse de dangereuses créatures elle soit impeccablement posée sur mon épaule !
- Dans ce cas obéit !
- D’accord ! s’écria la blondasse avant de s’élever au-dessus du sol et d’avoir les yeux blancs. Oh ! Vers de terre célestes ! Rampez entre les maillons des chaînes de calories de Sauna et creusez-y des galeries ! Oh taupes transcendantes ! Creusez à la recherche des vers de terre célestes et détruisez sur votre passage toutes les chaînes !
- T’aurais pas pu trouver mieux comme métaphore ? demanda à voix basse Bartuxia.
- Destruction ! » cria Narguilé.
Aussitôt, une grande lumière blanche (personne l’avait vu arriver à cause de l’environnement) frappa Sauna de plein fouet, l’emportant dans un tourbillon avant de laisser son corps retomber sur le sol.
Bartuxia se mit à rire de manière sardonique et…
« Ca existe ce mot ? demanda Narguilé. »
… bon, se mit à rire de manière sadique avant de dire :
« Enfin, le pouvoir du maître de la Clépée est à moi.
- Waaaah, dit Sauna, c’était bizarre ce truc. J’ai mal au ventre maintenant.
- HEIN ?! Mais tu parles toujours ?
- Bah oui sombre idiot, c’était franchement désagréable votre truc.
- NARGUILE !! !
- Oui ? répondit l’intéressée.
- Qu’est-ce que tu as fait à Sauna ?
- Bah, ce que vous m’aviez dit, faire de lui la personne la plus abrutie de tous les temps.
- Mais enfin, il est exactement comme avant et… Oh…
!! !
- Qu’est-ce qu’il y a ? Oh mince, je viens de comprendre ! »
Et elle se mit, elle aussi, à pouffer de rire bêtement.
« Mais pourquoi vous riez comme ça ? demanda Sauna. Je comprends pas.
- C’est le contraire qui aurait été surprenant, dit Bartuxia entre deux crises de rire, pas vrai Narguilé ? Narguilé ? EEEEEEEEEEEEK ! Elle est où ?
- Nan mais ça va pas ? Lâche-moi tout de suite ! »
C’était Narguilé que venait de dire cela, elle était en train de se débattre dans les bras d’un jeune garçon aux cheveux blancs et vêtu d’un costume noir avec un grand cœur dessiné dessus. Ledit garçon venait d’enlever la sorcière alors que Bartuxia éclatait bêtement de rire. Surpris, Sauna s’écria :
« Néo-Péku ? Mais qu’est-ce que tu fais là ?
- Je viens sauver ma Narguilé bien sûr, la douce élue de mes souvenirs.
- Sombre crétin ! cria la blonde. C’était des faux souvenirs gros vicieux !
- Ah ? Eh bien tant mieux, il est temps de les concrétiser.
- … AU SECOURS !! ! Je ne veux pas !
- Attenti…» commença à crier Bartuxia.
Mais c’était trop tard, Néo-Péku trébucha contre un obstacle invisible et tomba dans le coma suite au choc.
« …on à la table basse blanche, termina le maître du manoir, je pense qu’il faut vraiment que je la déplace celle-là.
- Ca va Narguilé ? demanda Sauna.
- Oui, je crois.
- Ah mince… Mais au fait, quel genre de souvenir avait-tu donné à Néo-Péku ?
- Argh, ne m’en parle pas. Ce pervers voulait qu’on les refasse.
- Je crains le pire…
- J’ai échappé de peu à une abjecte partie de belote basque ! Je crois que je n’y aurais pas survécu.
- Ah… J’étais loin du compte… Bon, maintenant que je t’ai récupérée, tu veux bien me montrer la sortie du donjon ?
- EEEEEK ! cria Bartuxia. Et moi alors ? Hors de question de vous laisser partir ! »
Reprenant une crise de fou rire sardo… sadique, Bartuxia leva la main droite vers le plafond blanc et attendit…
Vu que rien ne se passait, Sauna prit la parole :
« Euh… Tu attends quoi ?
- Doit y avoir un problème avec mon pétale, attends, je le relance et… AH MINCE ! »
Ayant fait un faux mouvement, la manche droite de Bartuxia vida tout ce qui y était stocké. Le sol blanc se recouvrit alors de pétales de fleurs de cerisiers au grand dam de Bartuxia.
« NOOON ! Mes objets ! Je savais bien que la manche était une mauvaise planque. Pourquoi j’ai écouté Zaxen avec son plan de « faire plus stylé »
. Bon, si je me trompe pas, le bon pétale c’est celui-là. »
Il ramassa un pétale et leva sa main au plafond, le pétale se mit alors à briller et à grandir, se changeant peu à peu en…
« Oups, c’est ma calculatrice rose, désolé. Attend, alors le bon pétale ça devrait-être celui-là et… »
Même cirque, faisant cette fis apparaître une poubelle rose. Ramassant un nouveau pétale, Bartuxia enchaîna la housse de couette, le téléphone portable, la casserole, le tube de dentifrice…
« Waaaah ! dit Sauna. Un éléphant rose ! J’ai pas fumé pourtant. Ca va Bartuxia ?
- Boboooooo… »
Puis, le lendemain matin, Bartuxia arriva enfin devant le tout dernier pétale. Il leva sa main vers le plafond et le pétale grandit avant de devenir…
« Non ! Une faux Barbie !! !! 
- Mais je ne te permets pas de te moquer Sauna !
- Désolé, mais la faux rose, ça le fait vraiment pas.
- Tu devrais pourtant faire gaffe, c’est une vraie faux.
- …
Oh le jeu de mots…
- Hein ? Oh mon dieu je viens de comprendre… C’est d’un humour…
- Faux-Vrai ment que tu fasses le plus intelligent hein ? 
- Arrête de te moquer ! hurla Bartuxia. A mort !
»
Bartuxia s’élança à toute allure sur Sauna, mais s’écrasa soudain au sol.
« Tient ? Lui aussi.
- On dirait qu’il s’est prit les pieds dans le tapis blanc, expliqua Narguilé. Bon, je pense que maintenant on peut partir.
- CERTAINEMENT PAS ! cria Bartuxia en se relevant. Nous devons achever ce combat ! »
Il ouvrit la porte derrière lui, passa au travers et dit :
« Viens me rejoindre si tu ne veux pas finir détruit par les ténèbres.
- C’est vrai ? Faux que je te rejoigne là dedans ?
- Cesse ce jeu de mot vaseux. Si je veux que tu viennes là dedans, c’est parce que je serais plus fort !
-
Et tu penses vraiment que je vais venir si tu es avantagé ?
- J’y ai pensé. Car c’est la Serrure de ce monde, donc si tu ne viens pas je libère les ténèbres et pulvérise ce château, avec toi dedans ! Mouhahahahaaaaaaa !
- La Serrure tu dis ? »
Ne prêtant pas attention au rire presque hystérique de Bartuxia, Sauna leva sa Clépée et verrouilla la Serrure du Manoir Oublions, Bartuxia dedans.
« Bon, dit le garçon, maintenant Narguilé tu dois me montrer comme on sort de cette saleté de Manoir.
- D’accord, mais on se marie avant.
- KOOOOA ? Certainement pas !
- C’est soi ça, soit perdre une année de ta vie enfermé dans une fleur, alors on va chercher un prêtre et qu’on en finisse.
- De quelle fleur tu parles ?
- Celle du deuxième sous-sol, la porte tout au fond à gauche, pourquoi ?
- Bye bye ! »
Plus vite que son ombre, Sauna se précipita hors de la salle (après s’être prit la table basse blanche, mais il parvint à résister à l’évanouissement) et courut à travers les couloirs.
Quand Narguilé arriva dans la salle des grandes fleurs au deuxième sous-sol, il était trop tard.
« Ah l’ordure ! Il s’est réfugié dans la fleur !
- Si tu veux, on peut faire une partie de belote basque en attendant qu’il sorte, dit Néo-Péku.
- NOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! »
Et générique de fin, sur l’air d’Hikari :
« Quand tu pars au loin
Je me sens si bien… »
[Mode Flashback Off]
« Bah, demanda Dingo, pourquoi tu sautes le générique?
- La chanson est pas spécialement en ma faveur, expliqua Sauna.
- Mais c’est quoi l’utilité de nous raconter tout ça ? demanda Donald.
- … Euuuuuuh…
- Sauna, Attention ! cria la voix de Tac.
- (Ouf, sauvé par le gong) Qu’est-ce qu’il y a Tac ?
- On risque de se prendre une tour de château !
- Une tour de château ? Où ça ? »
BOOOOOOUUUM !