Le tressage du panier aurait été l’occasion d’une avalanche de gags sans précédents, mais l’avocat de M. Sauna a réussi à censurer cette scène. Aussi notre troupe se retrouva dix jours plus tard avec un panier en osier mis sur la corde. Ils grimpèrent dedans et s’apprêtèrent à partir :
« Mais, dit Nala, pourquoi on avance pas ?
- Oh c’est pas vrai, fit Sauna, Donald l’a attaché en haut par rapport à nous. »
Petit réglage :
« C’est parti ! Waouh ! »
Glissant sur la liane, le panier fila à toute allure vers la falaise d’en face. Sauna commença à dire :
« Nala ?
- Quoi ? J’entends très mal avec le sifflement de l’air.
- Comment on fait pour freiner déjà ?
- Pour peiner ?
- Non, freiner.
- Ah ok… Euh… Je crois qu’il y a rien pour ça. »
BLAAAAAAAAM !
« Cette fois, j’ai prévu un petit bâton qu’on mettra sur la liane, les frottements vont nous ralentir ! C’est parti ! »
S’élançant dans leur panier au-dessus du gouffre, Sauna provoqua de grands frottements qui permirent au téléphérique de ne pas aller trop vite :
« N’est-ce point quelque peu risqué de provoquer une pareille tension sur la liane ? demanda Dingo.
- Ne t’en fais pas, on a quand même des produits de qualité, cette liane est parfaitement résistance au poids et aux frottements, la pire chose qu’il puisse y arriver, c’est de s’échauffer un peu et de …
- AU FEU ! hurla Sauna.
- Oh non… »
La liane s’embrasa et fut vite réduite à l’état de poussière, état que nos compagnons n’allaient pas tarder à rejoindre alors qu’ils entamaient une superbe plongée dans les profondeurs profondes de la gorge.
« On y arrivera un jour ! Nous combattrons dans nos maisons ! Nous combattrons dans nos campagnes, mais jamais nous ne laisserons tomber ! Nous franchirons cette crevasse !
- Euh… Nala
- Quoi Dingo ?
- Ben, répondit la tortue en hésitant, on se demandait si on pouvait pas essayer de passer par le pont qui se trouve à une vingtaine de mètres de nous. Juste pour voir…
- …
- Je sais pas pourquoi, dit Sauna, je le sentais venir à vingt kilomètres… »
Commença alors une longue épopée à travers l’infini désert…
« Tu parles, on le franchit en deux minutes. Comment il a fait Simba pour limite mourir dans un truc aussi petit ? »
Hum… donc, traversant le désert, ils parvinrent dans une jungle des plus junguleuses dans laquelle ils purent gaiement faire la rencontre avec …
« Simba ? cria Nala.
- Mais… il est mort de vieillesse remarqua Donald.
- Vu le temps qu’on a prit rien que pour franchir la falaise… »
Redémarrage de la console. Lancement de la partie à la dernière sauvegarde. Passage à vitesse supérieure de toute la Terre des Lions. Et tout ça pour finir dans la jungle où Simba les accueillit chaleureusement :
« De la viande ? Je désespérais d’en revoir à nouveau ! »
Et il les dévora.
Game Over.
« Non ! cria Sauna. Stop ! T’est pas censé avoir viré mangeur de vers ?
- On dit insectivore Sauna.
- Arrête de m’embrouiller Dingo ! Donc on reprend : Salut Simba !
- On se connaît ? dit le Lion.
- Bah oui, on t’a invoqué plein de fois.
- Vous devez confondre, j’ai été que rarement une invocation, et toutes ces fois, c’était toujours les mêmes personnes qui m’appelaient : Il y en avait un avec de grandes dents, un chapeau ridicule et qui avait l’air stupide, un petit canard qui se baladait les fesses à l’air et qui parlait dans un langage aussi bizarre que ridicule, et surtout un gros niais aussi frimeur qu’incompétent avec une arme qui avait un nom risible.
-
OUROBOROS !
- ZANTEZUKEN !
- Euh... Lancer de chaussette !
- 
- Et au fait, pourquoi on l’attaque Simba au juste ? demanda Sauna. Faudrait pas mieux essayer de savoir qui sont les autres qui ont invoqué Simba ? Vu la description, ça doit être des gros nazes complètement incapables, surtout le dernier
»
La tempête de météores interstellaires cosmiques ainsi que le supra coup de bouclier qui coupe en pleins de petits bouts furent redirigés sur Sauna. Face à tant d’intelligence, c’était plutôt lui qu’il fallait frapper. Reprise des négociations :
« C’est nous, dit Donald, c’est Dingo, Donald, et le petit tas de cendres là bas c’est Sauna.
- Ah bon ? Mais… vous étiez pas comme ça avant ?
- Silence ! T’es censé trouver ça parfaitement normal qu’on ait totalement changé d’apparence !
- Oups, oui c’est vrai. Mais pourquoi vous me cherchez au juste ?
- Ben, c’est Nala qui voulait te dire de… Euh… elle est où Nala ?
- Zut ! fit Dingo, nous l’avons laissée en train de sauter par-dessus la falaise quand on a relancé la partie ! »
« J’y arriverais un jour ! cria Nala. J’y arriverais ! Bon, vu que le plan deltaplane ne fonctionne pas, je vais essayer avec une catapulte… »
« Quelle cruche celle là ! dit Sauna. On doit repartir la chercher !
- Au fait Sauna, commença Simba, faut que je te prévienne que je vis pas seul dans cette jungle. Il faut d’abord que je te présente mes deux amis de toujours. Regarde, ils sont là et…
- De la viande ? cria Nala. Je désespérais d’en revoir à nouveau !
- AAAAARRRRGH ! Nala vient de dévorer Timon et Pumba !
- C’est pas grave, répondit la lionne, de toute façon c’étaient que des marxistes dont la mauvaise influence risquait de compromettre ta volonté de prendre le trône ! Et du coup cela nuisait à mon futur de reine adulée par le peuple et de vedette des magasines people.
- Mais, demanda, Sauna, comment t’es arrivée là ?
- Mauvais réglage du canon que j’ai fabriqué après que la catapulte n’ait pas tenu le coup. Je suis arrivée direct ici. Bon, Simba tu viens avec moi, on va virer ton oncle de la place de Roi qui te revient.
- Mais… Nala, on est pas censé d’abord faire comme si on était surpris de se revoir, puis de refuser ton offre avant que papa vienne me raisonner dans les nuages ?
- Hein ? Mais qu’est-ce que tu racontes ?
- Et en plus, tu aurais jamais dû manger Timon et Pumba, ils étaient censés faire pleins de blagues et d’humour idiot pendant tout le reste du chapitre.
- Jette un petit coup d’œil au script Simba. »
Simba regarda alors l’écriture du chapitre en cours, tout comme Sauna et ses compagnons. Ils lurent un court moment avant de s’écrier :
« OH MINCE !
- Ca vous pouvez le dire, répondit Nala, on a presque épuisé le quota de blagues pour ce chapitre.
- Tout ça c’est ta faute Nala, dit Donald, on a perdu trop de temps pour franchir le précipice !
- Mais alors, déclara Simba, alors il faut partir tout de suite ! »
S’en suivit alors une grande course à travers le désert, avec un zoom sur les pattes des personnages le tout sur musique africano-épique. Normalement ce passage aurait dû se faire au ralentit, mais la nécessiter de terminer le chapitre à toute allure fit alors se dérouler tout cela en accéléré.
Nala en profita pour tout raconter sur les faits de son oncle à Simba, avant d’arriver à proximité de la Terre des Lions…
« AAAAAAAAAAAAAAAAH !
- Oh non, cria Sauna, elle est encore tombée dans le précipice !
- Nous voilà enfin dans mon royaume : La Terre des Lions, dit Simba avec un air fier, je sais pas pourquoi, j’ai l’impression qu’il y a un petit quelque chose qui a changé…
- Quelle perspicacité, dit Dingo.
- Ah oui ! Je le savais bien ! Il y a moins de feuilles sur cet arbre que la dernière fois que je suis passé !
- Bon, dit Donald, Nala est remontée, on peut y aller. »
Ils coururent tous à travers la plaine et arrivèrent enfin au Rocher du Lion. Ils se précipitèrent alors dans l’antre royale et prirent le chemin qui menait au sommet du rocher et…
« Mais il y a personne ? cria Simba interloqué !
- Eh ! Simba ! appela Scar. Qu’est-ce que tu fais là-haut, on a même pas eut le temps de se croiser !
- Oh pardon tonton ! Je descends tout de suite.
- Pas la peine Simba, je suis déjà presque en haut. Bon…
- Euh… tu dis rien ?
- J’ai laissé mes notes en bas, souffla t’il à voix basse, je fais quoi ?
- Laisse moi faire : Dit à tout le monde comment tu as tué mon père !
- Hein ? Mais je l‘ai pas tué. Il a eut une indigestion après avoir mangé une antilope avariée.
- Ouch, dit Nala, ça pardonne pas ça.
- Mais alors, reprit Simba, pourquoi as-tu établi une dictature sur la Terre des Lions et prit la place de mon père ?
- Bah, vu que tu étais parti pendant tout ce temps, on m’a demandé de prendre la place en tant que Roi remplaçant étant donné que j’étais la plus proche famille de Mufasa après toi. Selon le contrat je devais te rendre la place dès ton retour.
- Ah bon ? cria Sauna. Mais c’est pas ce que Nala nous a dit.
- Euh… hésita l’intéressée. Et bien en fait… j’avais… comment dire…
- TU NOUS A UTILISES POUR TOURNER LA SITUATION A TON AVANTAGE ?
- Maisnonmaisquoimaispasdutout…
- Mais alors Scar, reprit Simba, pourquoi as tu altéré la terre des lions ! Il y a quelques feuilles en moins sur les arbres que quand j’étais parti !
- Ah ? Tu as remarqué toi aussi ? Tu croyais quand même pas que je pouvais influencer la météo tout de même ! J’y peux rien si on a pas eut de pluie depuis des années. La sécheresse, c’est la faute des Etats-Unis et de la Chine qui veulent pas signer les accords de Kyoto, pas la mienne.
- C’est vrai ça… Bon, ben alors je vais reprendre ma place de Roi, quant à toi Scar, je t’offre une retraite bien méritée sur une petite île le long des côtes.
- Merci ! 
- Voilà, dit Simba, tout est bien qui finit bien !
- Et je suis enfin Reine ! cria Nala.
- Ah bon ? fit Sauna.
- Ah mince, c’est vrai qu’il y a pas eut la scène d’amour chantée par Elton John ! J’avais oublié ! Du coup on est pas ensemble. Tous mes plans s’effondrent…
»
Epilogue
« Ma première décision en temps que Roi sera de…
- Une petite minute, interrompis Rafiki. Je te signale que le Roi n’a aucun pouvoir, il est juste censé représenter notre nation à travers le monde et faire la couverture des Safaris Match. Tu fais que signer les trucs approuvés par le gouvernement, représenté par ma personne, si le texte a été adopté par l’assemblée nationale. Bref, tu reste assis et tu te tais.
- Mais… mais c’est nul. J’ai aucun pouvoir…
- Moi si
,dit le premier ministre babouin. Bon, maintenant fais de la place, on va pas boucher les voies publiques à chaque changement de Roi. Où irait le pays sinon ? »
« Je sais pas pourquoi, dit Sauna, mais j’ai comme l’impression que t’as été quelque peu arnaqué Simba.
- Bon, pas grave, au moins on va pouvoir faire un petit concert de rugissements royaux depuis le bout du Rocher du Lion. »
S’élançant sur la pointe du magistral gros caillou pointu, tous les lions se mirent à rugir avec force et vigueur dans un grand concert de sonorités diverses et variées, retentissant avec fracas à travers toute la Terre des Lions.
Nala ne participa cependant pas au concert, car par réflèxe, elle avait sauté depuis le bout du Rocher et était désormais en train de se faire transporter par les ambulanciers.
Sauna voulut aussi hurler, mais le petit miaulement qui sortit de sa gorge le fis plus rougir que rugir, aussi il se tut.
C’est alors que le miracle se produisit : les nuages se déformèrent jusqu’à laisser entrevoir la silhouette d’un grand lion majestueux dans le ciel. C’était Mufasa, le père de Simba. Eberlué, Simba cria alors :
« Père ! Est-ce vous ?
- NON MAIS CA VA PAS DE HURLER COMME CA ?! ? J’ai jamais pu dormir tranquille lors de ma vie, laissez moi au moins me reposer lors de ma mort ! Simba, si tu recommence je te colle un procès pour tapage nocturne dont tu souviendras pendant des années ! »