Chapitre 5
Il pleut. Au sommet de la colline qui surplombe Promethée se dessine la silhouette d’un sombre cavalier, la capuche sur la tête, immobile, scrutant le lointain avant de fondre sur la ville. Mais avant d’en arriver là Glaurung avait eu toutes les peines du monde à mener sa monture. Le chemin menant au sommet est caillouteux, très étroit et le cheval craintif. Très souvent on dit que le maître ressemble à l’animal. Ce duo là n’échappe pas à la règle. Cela fait maintenant 10 jours qu’ils ont quitté leur village pour s’enquérir d’un médecin à Promethée, la ville la plus proche. En théorie seulement 3 jours suffisent amplement pour rallier la ville au galop. Mais lorsque l’on ne connaît pas le chemin et que c’est le cheval qui décide du parcoure à suivre, il arrive que cela prennent des jours et des jours… Pourtant le temps lui est compté : sa vieille mère se meurt. Ce qu’il ignore, c’est qu’elle avait déjà rejoins les anges au deuxième jour de son voyage. Aussi vite qu’il aurait pu aller, sa quête était veine. Malgré tout, lorsque qu’à l’aube du 9ème jours il avait aperçu les fumées de la ville sa joie était si grande qu’il força l’allure au mépris de l’épuisement de sa bête.
Maintenant il ne lui reste plus qu’à dévaler la colline. Il frappe les flancs de sa monture. Celle-ci refuse pourtant d’avancer. Au mépris des cris et indications de son maître elle préfère reculer, puis s’affaisser. Glaurung complètement désappointé décide donc de laisser sa bête se reposer quelques heures. Ils descendront vers la ville à la nuit tombée.
La nuit s’abat enfin alors que le soleil n’a toujours pas pointé à travers les nuages de toute la journée. C’est frigorifié qu’il reprend son bagage et tente de relever son cheval. En vain. Quelque chose semble l’effrayer. Le cœur gros il décide de l’abandonner provisoirement le temps de ramener un médecin. Ici il ne manquera de rien, l’herbe est dense et certainement goûteuse pour un gros gourmant comme lui. De plus, attacher à un piquet il n’ira pas bien loin.
C’est le regard attendrit que le cheval regarde son maître se lancer dans la vallée. Sûrement se doute il qu’il le voit là pour la dernière fois…
Glaurung n’a jamais vu de ville semblable. Il faut même bien le dire : c’est la première fois qu’il sort de son village natal. Deux rues principales pavées se coupent en angle droit au centre de la ville. Des petites ramifications désordonnées et boueuses forme de multiples ruelles donnant à la ville un effet labyrinthique. Les habitations les bordant sont d’une teinte blanche et à bordure bleu, montrant que cette ville s’est battit et a prospéré de l’exploitation des carrières de pierres blanches. Quand le soleil luit, ses faisceaux se réfléchissent et une aura de lumière blanche est visible à des lieux à la ronde. Jusqu´au jour d’aujourd’hui elle a toujours revendiqué son indépendance du fait qu’elle soit capable de vivre en autarcie. En effet, son activité économique interne demeure très efficace, même après la fin de l’exploitation des carrières. Ce qui lui valu d’accueillir de nombreux immigrés des villes voisines bien plus récentes et souvent frappés par un manque de dynamisme. Une fois ces villes désertées elles ont progressivement disparu. Le vent et l’érosion faisant le reste. Depuis maintes années Promethée est retranché du monde. Pourtant elle est située sur les terres d’un puissant seigneur qui voit d’un œil douteux les multiples déclarations d’indépendances de cette ville millénaire, Promethée, ou dite la Cité Blanche. Il se murmure même que certain des ses habitants possèdent de bien étranges pouvoirs…
Ses membres engourdis par le froid le rappel bien vite à la raison. Il faut se hâter de trouver un médecin. Mais repartir sur les chemins dès ce soir ne semble pourtant pas l’emballer. Une bonne nuit de sommeil dans un vrai lit, cela fait dix jours qu’il en rêve. La taverne est le lieu idéal pour trouver une chambre à bas prix se dit il. On y trouve de tout : informations, voyageurs, mais aussi chasseurs de primes et traînes savates en tout genre. Il voulait voir cela de ses propres yeux. Comme toute bonne taverne, celle-ci est placée à l’entrer de la ville, prête à accueillir les voyageurs et leurs gosiers desséchés. Glaurung pousse la porte avec une certaine appréhension, pareillement à s’il avait s’agit de la porte de la tanière du diable. Lorsqu’elle est ouverte assez largement, une exaltation de sueur et d’alcool lui monte au visage. Il en reste cloué sur le seuil. Après un large coup d’œil il constate qu’on ne lui avait effectivement pas menti sur ces lieux mythiques à ses yeux. Il essaye de s’imaginer la vie de ces hommes, une vie faites d’aventures et d’imprévues. Qu’il aimerait lui aussi parcourir le monde si seulement le courage ne lui manquait pas. Deux voix fortes et puissantes ne laissent point le temps à son imagination de vagabonder :
- Ferme la porte microbe, on a froid !
- Ouai c’est vrai ça !
Glaurung s’exécute à la hâte. Il n’ose même plus tourner le regard en direction des deux hommes et file tout droit au comptoir en regardant devant lui et s’installe sur un grand tabouret.
- Une cervoise et une chambre s’il vous plait.
- Ça marche. Vous avez de la chance que les deux loustics soient de bonne humeur aujourd’hui.
- Les deux loustics ?
- Les gars derrières vous.
En se retournant il aperçoit les deux hommes qui l’ont interpellé à l’entré de la taverne.
- C’est deux tueurs professionnels. Ils se font appeler Guildenstern et Grissom. Le bruit cours qu’ils étaient sur un gros coup. Ils ont été chargé d’une mission la nuit dernière par le grand seigneur du coin…Ils viennent de revenir.
- Tueurs professionnels…
Glaurung entreprit de finir sa cervoise pour aller se coucher plus tôt. Un petit pincement au cœur lui rappel qu’il a laisser son cheval sur la colline. C’est d’ailleurs le dernier sentiment qu’il éprouve en ces lieux. Une lumière blanche lui envahie les yeux. Le bruit ambiant ne s’apparente plus qu’à un lointain bourdonnement. Il s’écroule de son tabouret, à genoux sur le sol, la tête basse, secoué de spasme…
bonne ( j´espère) lecture
Chapitre 6
Ses yeux le rongent de l’intérieur. Ses mains sur le visage il hurle. Un cri de damner dans le nouveau silence de l’auberge. Ses membres sont pris de tremblements frénétiques qui ne semblent pas vouloir se calmer. Pire même ils s’accentuent encore, encore. Le tavernier qui avait fait le tour de son comptoir pour voir ce qui se passait est projeté à terre en tentant de poser ses mains sur lui pour le calmer.
Puis plus rien…. Pendant de longues secondes Glaurung reste là, à genoux, dans la même posture. Sa respiration se faisant de plus en plus lente. Le tavernier se relève alors et s’approche prudemment à quatre pattes. Arrivé à sa hauteur il s’accroupit :
- Monsieur ? Est-ce que ça va ? Si j’avais su que l’alcool vous faisait cet effet là… Vous feriez mieux d’aller vous reposez maintenant.
Le tavernier regagne sa place derrière son comptoir. Puis s’adressant encore à une fois à Glaurung, ou à ce qu’il croit être encore Glaurung :
- Je mets la chambre à quel nom ?
Ignorant la question, l’homme se relève très lentement. Après quelques secondes d’immobilités il observe la sortie. En quelques enjambés il est déjà à la porte de la taverne puis sans se retourner il s’adresse au tavernier :
- Mon nom est Sydney.
Me voilà de retour. J’ouvre la porte et reste quelques instants sur le seuil à scruter le dehors et la pluie qui tombe. La voix du tavernier me parvient alors :
- Vous ne restez pas pour la nuit ? Et la cervoise il faut la payer aussi.
Je glisse ma main dans l’une de mes poches. Je ne connais pas ces habits mais qu’importe je ne doute pas de pouvoir en trouver.
« Ting! ». Une pièce vient de tomber sur le seuil de la porte.
Une autre voix plus agressive tonne derrière moi :
- Minus on t’a déjà dit de ne pas laisser cette porte ouverte !
Je le regarde, le gratifie d’un grand sourire et je descends lentement les deux marches de l’auberge. La porte est restée ouverte. Une fois au centre de la rue, je me retourne pour face à la taverne. Guildenstern et Grissom sont dans l’embrasure de la porte. Chacun un sabre à la main. Ils hésitent à venir me rejoindre sous cette pluie torrentielle. Puis finalement Grissom saute les deux marches. Suivit par Guildenstern qui préfère les descendre de la façon la plus conventionnelle. Je m’écarte à reculons pour les laisser prendre place au centre de la rue. Une voix chevrotante m’appelle à ma droite :
- Gamin attrape ça !
Je me saisi de la lame que ce vieillard m’envoie. Je le tiens fermement à deux mains et je l’élève au dessus de ma tête. Dans cette posture, j’attends.
- Ce n’ait qu’un blanc bec. Je me le tourne à la broche tout seul.
Grissom se rue sur moi. Juste en rabattant ma lame devant moi je pare son attaque. En ramenant brusquement et fortement mon sabre vers la droite il perd l’équilibre, s’écroule sur les pavés blancs et lâche son arme. Je lance un rapide coup d’œil à Guildenstern : Il ne bouge toujours pas. Grissom toujours allongé se jette sur son sabre pour le récupérer. En vain, mon pied coince la lame. Il n’a pas le temps de lever les yeux que mon tibia lui martel le tympan. D’un formidable coup de pied à la tête je l’envoie glisser deux mètres plus loin. Il se relève tant bien que mal en maugréant dans sa barbe. Sans me baisser, d’un bref mouvement du pied je projette son sabre vers moi et m’en saisi avec ma main encore libre. Je fais tournoyé les deux sabres. Quand je les immobilises je récents leurs poids significativement et j’ai la confirmation que ce corps n’ai pas le mien. Si le combat se prolonge il tournera à leur avantage. D’après ce que j’ai pu constater ils ont la puissance physique pour eux, mais l’intelligence et la technique plaident en ma faveur. Je les attends. Il parle entre eux :
- Maintenant tu as compris Grissom ? On s’en occupe à deux !
- Ok !
Grissom sors de derrière lui une épée courte. Cette fois ils m’attaquent à deux. Avant même de combattre s’en est fini de moi. Je laisse choir mes deux sabres à mes pieds. Une douleur piquante parcoure l’intérieur de mon crâne donnant l’impression que chaque cellule explose de l’intérieur. Une série de flashs, de sons, d’images floues défilent maintenant devant mes yeux : « . ....Mère.....ville.....stupide animal.....mission.....puissant seigneur.....tueurs professionnel..... ».
Les images et les sons sont désordonnés. Je ne contrôle plus rien, je suis déconnecté du monde réel et je ne comprends rien. Heureusement très vite je reviens à la réalité, le souffle coupé. Mais je suis encore debout et…..vivant. Un corps gît au sol à mes pieds, c’est Grissom. A quelques mètres Guildenstern titube. Un sifflement se fait entendre. Il s’effondre, transpercé par deux flèches, une seule n’ayant pas suffit. Sur un toit une ombre file, je l’ai aperçu…
Quelques confusions entre " être" et " avoir" ![]()
et pis le passage enter " il" et " je" ça fait un peu bizarre, mais bon, sinon, c´est très bien ![]()
Où ça où ça des confusions??? J´ai pourtant tout relu
Pour les passages entre " il" et " je" j´ai pas à me justifier mais c´est fait exprès ![]()
" Puis s’adressant encore à une fois à Glaurung, " = Puis s´adressant encore une fois à Glaurung.
Y´a un " à" en trop
" je me retourne pour face à la taverne." = je me retourne pour faire face à la taverne.
Maintenant j´oublie des mots
" Je le tiens fermement" = Je la tiens fermement.
Beaucoup de grosse grosse fautes malgré la re lecture. ![]()
J´éssairai de corriger ça pour les chapitres suivant. Je pense faire le 10 aujourdh´ui et donc posté les 7 demain.
" ce corps n’ai pas le mien" ![]()
ce ncorps n´est pas le mien: c´est aps très grave, mais bon ![]()
Ah vi! Autant pour moi ![]()
Chapitre 7
Sur son cheval noir elle fendait la foule. Xipe-Topec est l’une des villes les plus peuplées de l’Empire après la capitale impériale. C’est aussi celle qui est le plus au Sud. En témoigne les vestiges d’un culte au soleil d’une civilisation disparue. Tout ici est jauni par les rayons brûlants de l’astre solaire. Les rues sont étroites pour apporter un maximum d’ombre. Un peu partout des paravents de couleurs uniformes s’étendent. Le linge sèche au soleil sur des files suspendues en hauteur entre les maisons de pierres jaunes. Les ruelles se coupent et s’entrecoupent. L’effet produit serait des plus rurales s’il n’y avait pas la rue principale. D’une largeur de vingt charrettes et longue de plusieurs lieux elle s’étend en ligne droite continue de l’entré de la ville au palais d’hiver de l’Empereur. Il se murmure même que c’est la plus grande avenue du monde.
Les jours de marché comme aujourd’hui sont l’occasions de s’imprégner de senteurs connues ou inconnues, de déambuler de longues heures dans les rues inondées de soleil, d’y faire la rencontre de gens incroyables ou tout simplement de faire des affaires. Pour beaucoup c’est aussi l’occasion de s’évader de la morosité qui touche le pays et d’oublier les tracas quotidiens. Rares sont ceux à manquer cet évènement et les rues de la ville se retrouvent bien souvent obstruées jusqu´à très tard le soir.
Pourtant sa progression était régulière. Devant elle une garde d’escorte poussait les manants sur le bas-côté. Seule quelques chèvres récalcitrantes aux cris du capitaine les obligèrent à stopper. Parvenue aux pieds de l’édifice son destrier escalada au trot les quelques marches menant aux portes géantes du palais. Elle mit pied à terre et contempla le somptueux palais qui se dressait fièrement au milieu de la cité. Celui-ci était déjà grandiose elle n’osait imaginé la grandeur et la démesure du palais impériale. Autour d’elle la garde d’escorte avait fait cercle. Elle se demanda alors si un tel déploiement de force était vraiment nécessaire. Ce qui la dérangeait c’était avait tout le manque de discrétion que cela engendrait. Décidément, les hommes de pouvoirs étaient peux être efficaces dans leur genre mais pas très malin. Le capitaine de la garde lui adressa ces quelques mots :
- Mademoiselle Neihyziade il vous attend. De plus j’ai cru comprendre que vous étiez relativement pressé. Veuillez me suivre.
Puis il s’adressa au reste de la garde.
- Attendez ici ! Nous l’escorterons de nouveau pour le retour.
- Ça ne sera pas nécessaire Capitaine je vous assure. Ce n’est pas que votre compagnie ne me soit pas agréable, loin de là, mais je préfère voyager seule de plus je repartirais aussitôt.
- Mais les ordres sont formels.
- Nous verrons bien, conduisez moi.
La porte d’enceinte du palais se referma derrière elle. Quand elle s’ouvra de nouveau c’était pour laisser passer cette même Neihyziade une heure après, toujours en compagnie du capitaine.
- Finalement vous avez réussi à vous débrouillez pour que je ne vous raccompagne pas. Vous ne voulez vraiment pas restez dormir ? Je vous invite à dîner.
- Non merci Capitaine. Une autre fois peut être. On m’attend. Je dois être à quelques milliers de lieux de là demain soir. Je vais beaucoup plus loin que le lieu où vous m’avez trouvé. Je vais devoir chevaucher sans relâche tout le restant de la journée d’aujourd’hui, la nuit qui s’annonce et la journée du lendemain. Je n’ai pas le loisir de perdre de précieuses heures même qu’elles fussent en votre compagnie.
Elle fouetta les flancs de sa monture et disparut dans la foule.
Le soleil finissait sa longue descente vers l’horizon pour la deuxième fois depuis qu’elle avait quitté Xipe-Topec. Qu’importe, elle était enfin arriver.
C’était un petit village trop tranquille. L’un de ces lieux dont pourrait dire qu’il est hanté ou sortit tout droit de l’imagination d’un auteur. Seul le bruit discordant d’une girouette soumise au caprice du vent venait troubler le silence presque pesant qui régnait en ces lieux. La plupart des logements étaient des vulgaires chaumières en bois. Un village de quelques battisses entourées par la forêt voilà ce que c’était. Elle traversa le pont la séparant de la première demeure au pas. Cette passerelle de bois constituait la seule voie que ce soit pour entrer ou sortir. Inéluctablement elle ressortirait par là. Cette idée lui déplaisait. Deux hommes semblaient attendrent au milieu du pont. Qu’attendaient-ils ? Elle l’ignorait. Par contre elle n’ignorait pas qu’ils n’avaient rien de villageois. Leurs sabres à leurs ceintures et leurs baluchons en étaient la preuve. Ils la laissèrent passer sans un mot, ni un regard. Au loin se dessinait la sombre silhouette du castel du seigneur de la région. Un château aussi petit soit il dans un endroit pareil relevait du miracle. Elle s’efforça dès maintenant de le contourner pas la gauche en guidant sa monture entre les maisons. Aux pieds du mur d’enceinte Ouest elle attacha sont destrier et posa le reste de son équipement à couvert d’un petit bosquet. Avec une agilité déconcertante elle escalada le mur et une fois en haut s’immobilisa pour regarder les alentours. Elle le cherchait et la pluie fit alors son apparition.
Il pleuvait… le ciel pleurait t’il pour elle ? Pour eux ?
Enfin elle le trouva. Dans la même posture qu’elle. Accroupis sur le mur d’enceinte Est il scrutait le lointain. Elle se remémora qu’un jour il lui avait expliqué que l’horizon lui faisait penser à une femme tant ses formes étaient parfaites. Il aimait le regarder car à chaque fois qu’il le faisait l’image de Neihyziade revenait dans son esprit. Le souvenir de ces paroles remplissait son cœur de joie lorsqu’elle y songeait. Mais elle avait assez rêvé. Il fallait y aller maintenant. Elle sauta avec élégance et grâce de son perchoir et elle sembla planer indéfiniment. Pourtant elle toucha bientôt la terre ferme et ce spectacle enchanteur cessa. C’était le signal. Comme dirait et dira en ces circonstance une personne qui lui est chère : « C’est l’heure de l’assaut. Le moment n’est plus à la parole, il est à l’action. ».
le chapitre 10 est finis!!!!
Je vais grignoter un truc je suis crever ![]()
j´ai pas envie de lire aujourd´hui ^^
Je lirais plus tard
non sérieusement ça à l´air pas mal mais je doute que ça sois mieux que Anges et Démons ^^
Seul les sots jugent sans connaitre ![]()
alors... je ne suis pas sot ça veut dire?? ![]()
hourra!
Pis y´a une autres devise si tu veux, qui vient de mon prof de philo: Il n´y a que les idiots et les moules qui adhère! ![]()
les profs de philo sont vraiment atteint je trouve ![]()
Il s´est pas trompé de beaucoup, il juste oublié les huitres.
![]()
jallaif aire un mauvais jeu de mot, mais je vais m´abstenir ![]()
Fallait te lacher! Quoi que... je veux pas de cochonerie sur mon pic en fin de compte.
jesouffre , j´ai peur de mourrir , de m´eteindre à tout jamais!!
si je devais choisir entre n´avoir jamais existé ou etre en vie et mourir je choisirais de n´avoir jamais existé que d´avoir cette souffrance de savoir que je ne vais plus jamais existé.
mais au fond de moi je sens que je vais trouver un moyen de vivre immortellement,je trouverai memesi je dois encourer les pires sacrifices , les pires douleurs , quitte à en pleurer mieux vaut
vivre et esperer mais surtout chercher!!
bon j´arrete en fait je vous dis ça parsque mon amie d´enfance est morte et je viens de l´apprendre donc je suis triste et j´ai peur que ca m´arrive!!!
je veux vivre , je veux pas disparaitre , je veux penser toutes l´eternité,je suis pret a tout ! !(sniff)))
je vivrais cout que cout!!
bon sinon ca va tout le monde??
Pour quelqu´un qui vient de perdre une personne chère je crois pas que cette fic soit vraiment la meilleur thérapie. Pour commencer tu devrais te reposer. Si tu fais l´effort de lutter contre tous c´est là que tu risques de devenir fou. Si cette personne avait encore une once de volonté, elle regretterais certainement plus de vous faire de la peine que d´être morte. Quand on s´éteint, nous on s´en moque, on ne sent plus rien, mais c´est les gens autours à qui ont fait de la peine. Je pense qu´elle aimerait pas savoir qu´elle te rend si triste.
Je dirais pas forçement que je comprend ta douleure puisque chacune est différente. Mais j´ai connu ce que tu vies. J´étais plus jeune et j´ai eu beaucoup de male à l´accepter à l´époque jusqu´à très tard il y´a quelques temps à peine. T´es dans la partie la plus dure. Pour le moment tu réalises pas encore. Donc prépare toi, pour quand tu la verras et à ce moment là faudra que t´oublis tout, que tu mettent tout tes souvenirs de côter et que tu te dise que c´est " fini". C´est cruel, dur mais c´est le meilleur moyen pour continuer sa vie sans une personne qu´on aime ![]()
Chapitre 8
Je suis encore sous le choc. Que met il arrivé ? Qu’ai-je vu ? Qu’ai-je entendu ? Rassembler sa mémoire et l’ordonner dans un ensemble chronologique cohérent est une tâche ardue. J’abandonne finalement la moindre parcelle de volonté à la compréhension de ce qui s’est passé.
Je regarde les deux corps gisant au sol. Pour eux c’est fini. Le sang qui s’échappe de leurs blessures ruisselle légèrement sur le pavé avant de disparaître dilué dans les trombes d’eaux. Je les fouille minutieusement. Mise à part une petite bourse qui semble bien remplie, il n’y a rien. Je la remets à sa place sans même l´ouvrir.
Leurs chevaux attendent toujours à l’entrer de l’auberge. L’un après l’autre je les allonge sur leurs montures respectives. La tête et les pieds chacun d’un côté des flancs de leurs bêtes. Dans un moment d’hésitation je regarde un peu la ville autour de moi. Mais plus rien ne me retient ici. J’attrape les longes des chevaux et je les entraîne derrière moi. Au pas et sans un bruit je sorts de la ville en un cortège macabre.
Je vais franchir la margelle de pierre blanche signifiant que je quitte pour de bon Promethée qu’une voix m’arrête :
- Où vas-tu charger comme ça ?
- La question serait plutôt, qui êtes vous ?
Je la regarde fixement. C’est une jeune femme. Elle est adossée à un tronc d’arbre. Elle croise les bras, penche légèrement la tête de côté et me lance un regard cabotin.
- Je n’ai pas de temps à perdre avec des stupidités du genre.
Avec le même rythme je reprends ma marche.
- Tu ne me reconnais donc pas Sydney ?
Je m’arrête brutalement, presque par réflexe.
- Qu’avez-vous dit ?
- Tu as très bien entendu
- Oui j’ai entendu. Et Sydney n’existe plus.
- Son corps n’existe plus mais pourtant dans celui-ci il vit encore je me trompe ?
- Je réitère ma question : qui êtes vous ?
- Tu ne te fies donc qu’aux apparences ? C’est moi.
- Neihyziad ! !? Tu es revenu toi aussi ?
-Tu ne pensais quand même pas en avoir l’exclusivité. Je suis dans ce corps depuis hier soir. Quelques minutes après ma mort vraisemblablement. J’ai senti ta présence ici. Je suis étonné que tu n’ais pas senti la mienne.
- Tu es venue pour me trouver ou juste pour éliminer les machabés derrière moi ?
- J’étais déjà sur place quand je les ai aperçus et j’ai senti ta présence ici un peu plus tard.
- Qu’avait il fait ?
- C’est toi qui me demandes ça alors que tu allais les écorcher dans la rue ?
- Qu’avait il fait ?
Après quelques secondes d’hésitation elle répond :
- Ils étaient sur le pont la nuit où nous avons été assassiné. Ce pont était la seule sortit possible. Je suis sûr qu’ils étaient là pour nous achever si nous sortions vivant du château.
- Et leur employeur ?
- Je me suis renseigné en usant de mes charmes. Et j’ai subtilisé ceci.
Le papier qu’elle agite maintenant devant elle n’est rien d’autre qu’un contrat :
- Le sceau ne trompe pas : c’est le même employeur que nous. Mais faire des contrats sur papier n’a rien d’habituelle. Pourquoi faire cela, ça m’échappe.
- Je vois que tu n’as pas perdu la main. Enfin tu as aussi la chance d’hériter d’un corps pas trop hideux. Mais peut être que ces deux là on réclamer un papier officiel pour ne pas être doublé. Je suis d’avis qu’on aille rendre visite à notre employeur.
- Il est mort. C’était le seigneur du coin et la nouvelle c’est vite propagé à travers la ville.
D’un grand coup de poing j’enfonce motte de terre qui se dressait à mes pieds :
- Merde ! !!!!! Et toi où étais tu les deux derniers jours avant notre mission ?
- Un oncle mourrait au fond de son lit…
- Et c’est la garde impériale qui vient te chercher ?
- Mon oncle était un proche conseiller de l’Empereur ! Et puis c’est quoi toutes ces questions ?
- J’essaie de comprendre se qui cloche vois tu. C’était une mission de classe C des samouraïs n’aurait pas dus se trouver là.
- Il n’y avait personne de mon coter. C´est sortie des lattes du planché. J´ai été brulé. C’est une pratique courante pour éliminer les sorcières tu trouves pas ? Ils savaient pour mes pouvoirs.
- On voulait nous voir mort… Et si tu n’avais pas transpercé ces deux gars ont en saurait peut être un peu plus à l’heure qu’il est !
- Il ne savait sans doute rien ! Il est trop tard ! On s’en moque bien de savoir ! Je nous ai vengé ! Et je t’ai sauvé la vie.
- Tu m’as sauvé la vie ? Tu m’as sauvé la vie ? Regarde toi ! Regarde moi ! Regarde nous ! On est déjà mort Neihiziade ! MORT !
- Tu ne comprends rien Sydney. Nous ne sommes pas totalement mort. Si j’étais là c’était pour toi aussi. Au-delà de nos anciens corps il reste nos esprits, ce qui fait de nous des hommes et qu’on s’aime non ?
- Non désolé. Ou laisse moi le temps de m’accoutumer à ta nouvelle apparence.
- Le temps n’y fera rien. Il faut juste que tu te rendes compte que la Neihyziade que tu aimes est encore là sous tes yeux. C’est dommage Sydney, j’avais espéré.
Elle grimpe sur son cheval et sans un regard me tourne le dos.
- Attends Neihyziade ! Ne prend pas cette décision sur un coup de tête !
- Ce n’ai pas moi que tu aimes. Tu penses encore à l’autre Neihyziade. Celle que je ne suis plus à tes yeux. Adieu Sydney.
Incapable de réagir, je la regarde s’éloigner au trot dans l’aurore naissante. Bientôt le soleil pointe à l’horizon et m’éblouit. Quand je recouvre la vue elle a disparut. J’enterre les deux morts que je transportais sous l’arbre où Neihyziade se tenait il y’a quelques minutes. Puis très symboliquement je lance, après un dernier regard dans sa direction au cas où elle reviendrait, ma monture vers l’horizon opposé.