J´en ai écris une dans le monde de ground control, dites-moi ce que vous en pensez et si vous voulez la suite !
" Embarquement immédiat, veuillez vous installer dans les soutes de la barge soldats ! ", la voix déformée par le microphone était celle de commandant du vaisseau de transport, un certain Powell. Les barges de l´Alliance Du Nord étaient relativement minuscules par rapport aux énormes vaisseaux des Terrans, qui eux pouvaient débarquer par armées entières, mais ces petits vaisseaux de transports de troupes en imposaient dans le ciel et les canons lourds rotatifs en dessous du cockpit montraient qu´ils pouvaient se révéler redoutables sur les champs de batailles.
Phillip Fitzjames embarquait pour la première fois dans l´un de ces ´chariots´, comme les appelaient familièrement les soldats. Depuis qu´il avait été enrôlé dans l´armé de l´AEN pour repousser les Terrans de l´Ouest de Kala´Alan, sa planète natale, il les observait, suivant les aller-retour de ces chariots, et redoutant le moment où il serait à l´intérieur de l´un d´entre eux. Souvent éclatants et fiers en partant, certains revenaient tels des épaves, soit tombés dans une embuscade ou ayant participé aux combats, et d´autres ne revenaient tout simplement pas. Tout autour, les Hélydines lourdement armés soulevaient des nuages de poussières gris et denses, provenant des ruines de l´ancienne ville culturelle et imposante qu´était Minéis avant la guerre, et où Phillip aimait se promener comme beaucoup des soldats présents autour de lui... Avant que cette ville de lumière ne soit bombardée...
Le sergent Klerk entra en premier dans la soute, suivi de ces hommes, tel Lewis, Jeffrey, et Phillip, ainsi que cinq autres dont il ignorait le nom, que de toute façon Phillip ne connaissait même pas de vue. Le manque de confort et de place ne surprit pas outre-mesure le jeune soldat, mais la grande tâche de sang séchée sous ses pieds le dérangea, Phillip ne voulait pas mourir, en tout cas pas sans avoir vengé les siens en abattant des Terrans... le plus possible...
A côté de lui il vit Lewis en train de mâchonner quelque chose, comme il le faisait quand il était stressé. Phillip connaissait Lewis depuis son enfance, et ils étaient devenus amis au fil des ans. Mais autrefois Lewis était stressé à cause d´un examen dont il attendait le résultat, le coup de téléphone d´une jolie fille, ou encore lors d´un entretien d´embauche, mais aujourd´hui c´était pour savoir s´il vivrait jusqu´au lendemain... Des grosses gouttes de sueurs perlaient sur son long front chauve, et ses yeux bleus fixaient le vide. Lewis était plus grand et plus fort que Phillip, mais ce dernier savait qu´il était plus précis au tir, bien que sur ce point, les deux compères se disputaient souvent, mais toujours dans un bon esprit. Phil, comme Lewis l´appelait, espérait bien qu´il pourrait tirer un jour sur des cibles non vivantes. Les huit soldats et le sergent Klerk eurent juste le temps de voir qu´un VAP léger embarquait dans la soute réservée aux véhicules, puis les portes se refermèrent lentement dans un bruit de vérins mécaniques. La voix du commandant Powell se fit de nouveau entendre:
" Allez les gars on décolle pour l´enfer! Serrez vos ceintures et préparez vous." Cette phrase semblait presque mécanique dans la bouche de Powell, peut-être habitué à la dire à chaque décollage, pensa Phillip. Après tout, pour lui, ils n´étaient qu´un colis à livrer, des bêtes à envoyer à l´abattoir, des bêtes qui savaient qu´elles allaient mourir, mais elles ne pouvaient rien y faire. C´était la vie. C´était même la mort. En fait, se dit le jeune homme en enfonçant ses ongles rongés dans la fine banquette sur laquelle il état assis pendant que la barge accélérait, en fait la guerre n´était pas humaine, elle rendait les hommes comme des bêtes. Mais le comble, c´était que la guerre devait donner un monde meilleur pour des hommes libres, ou du moins l´espérait Phillip...
" C´est pas le moment de philosopher Phil", c´était Lewis qu´il l´observait et qui avait à peu près deviné à quoi pensait son ami. " Moi j´te dis qu´on va leur botter l´cul aux enfoirés´ de Terrans, et qu´une fois que ça serra fait, on se r´posera pépère à la Mer, sur Marama Beach, entourés de belles gonz´, comme les sauveurs de Kala´Alan !
- J´aimerai partager ton ensouthiasme, mon ami, lui répondit Phillips en souriant.
- De toute façon, pensa tout haut Lewis, si on arrive pas à les virer de JakeCity, tu peux bien...
Le sergent coupa la parole du soldat en levant la main. Klerk était un homme d´une cinquantaine d´année, les cheveux grisonnant, les quelques rides sur son front et autour de ses yeux le montraient, et il n´était pas comme certains sergents cinglés, qui ne vivaient que pour la bataille, envoyant ses hommes à la mort dès que possible. Klerk s´était engagé dans l´armée une dizaine d´année auparavant, il avait mâté une rébellion dans le Sud, où des révolutionnaires avaient créer une sorte de secte... Tous les membres avaient été tués. Avec l´arrivée des Terrans sur Kala´Alan, qu´ils nommaient BAE-X23k, c´était une époque de Guerres qui s´annonçait, et il savait qu´il ne vivrait pas assez longtemps pour en voir la fin... On lui avait confié une petite escouade, et dans moins de vingt minutes, ils se battraient. Il faisait face à des hommes assez forts, qui avaient peur, mais ils semblaient solides. Il toussa, puis il commença à parler :
" Soldats ! Votre planète à besoin de vous ! Un détachement Terran à pris place dans le centre de JakeCity, leur expliqua-t-il en sortant une carte de la ville. Vous le savez, c´est une ville qui a été rasée le mois dernier ( les mois de Kala´Alan correspondait à moins de seize jours terriens), et ils ont décidé de s´y installer. Cet entrepôt ( il leur montra un rectangle rouge dans l´Est de la ville) sert de base arrière et de zone d´insertion. Elle est bien protégée mais loin d´être invulnérable. Les combats ont lieu en ce moment même et nous y participerons bientôt. Nous allons atterrir ici ( Il pointa du doit un cercle vert, au Nord-Ouest du rectangle rouge) et devrons aller le plus vite possible nettoyer la zone. Des questions ?
- Sont-ils nombreux ? demanda l´un des soldats assis en face de Phillip.
- A vrai dire je pense pas, ils ne pensaient pas avoir affaire à de la résistance. Mais leurs renforts ne tarderont pas, il faut donc les virer de ce putain´ d´entrepôt et le plus vite possible. Ok ? ( les autres acquiescèrent de la tête) Alors bonne chance, les gars.
Phillip n´était pas du tout rassuré, mais il vit que l´aube se levait devant lui, ce qui lui rendit un peu de courage. LEwis continuait de mâcher, Jeffrey, lui aussi une vielle connaissance vérifiait son fusil d´assaut. Phil décida d´en faire autant, comme on lui avait appris " un soldat sans son arme est un soldat mort".
Après dix minutes de vol, la barge sembla ralentir puis descendit à travers les nuages, et JakeCity se révéla. La ville était en ruine, et des boules de feu et autres éclairs lumineux apparaissaient à quelques endroits, signes des combats. Le cœur de Phil se serra et son estomac se noua lorsque la barge se posa enfin à terre. Tous les soldats étaient nerveux, et Lewis mâchonnait comme il ne l´avait jamais fait. Enfin les vérins de la soute s´ouvrirent, révélant le soleil qui leur irrita les yeux trop plongés dans l´obscurité, la voix du commandant se fit entendre : " C´est à vous, les gars "
Phillip n´avait aucune envie de sortir, mais ses pieds avancèrent d´eux-mêmes, suivant le sergent Klerk. Il y était...
pas mal du tout ton histoire !
ah quand la suite
?
Merci Breton
( jme trompe?)
Jvous que t´es le seul à l´avoir lu ! Bon, alors quitte à écrire une histoire, autant qu´il y est au moins un lecteur ! La suite ce soir !
j´attend avec impatience ! !!!!
( eh! oui, je suis effectivement breton
)
Vu le succès formidable du numéro 1, la suite tout de suite ! :D
Lorsqu’il sortit de la barge, Phillip Fitzjames s’attendait à se faire canarder par des Terrans, tel un condamné face au mur d’exécution. Mais les Terrans n’étaient pas là. C’est un gradé qui les accueilli en hurlant, pour couvrir le bruit des moteurs du ‘chariot’. Ces moteurs à propulsions soulevèrent des quantités de poussières lorsque la barge repartit aussi vite qu’elle était arrivée, et cette poussière s’engouffrait dans le moindre recoin possible, Jeffrey hurla que d’ailleurs il était sûr que les yeux attiraient cette saloperie’, et les membres de l’escouade, qui étaient tous de son avis, marchèrent presque à l’aveuglette en suivant le gradé jusque dans un immeuble qui faisait office de bunker et de Q.G. A l’intérieur, un peu moins d’une dizaine d’hommes s’affairaient dans la salle où les mena le Lieutenant Lavil. Il était petit et un peu grassouillet, mais il était borgne et possédait un bras biomécanique, signe qu’il avait survécut à de nombreux combat depuis le début de la guerre, et par conséquent il inspirait un certain respect. Il les amena vers un plan électronique bleuté, représentant JakeCity. Des points verts s’y déplaçaient, parfois certains disparaissaient ( ce qui montrait leur triste destin), sous le regard des membres du Q.G., qui donnaient des ordres aux unités sur place. Phil était impressionné, et il se rendit compte qu’il n’était pas le seul, même le sergent regardait avec de grands yeux ronds tous les outils de haute technologie.
Lavil les tira de leur contemplation :
« Bien, désormais vous êtes membres de l’unité… ( le Lieutenant sembla réfléchir un instant, bien qu’il ne sembla pas possible pour lui de réfléchir plus de deux secondes, pensa ironiquement Phillip) de l’unité Bélier. C’est compris ? Sergent, votre nom de code est Cornu. C’est compris ? ( Le sergent acquiesa par le salut de l’AEN) Bien, reprit-il sans faire attention à Klerk, ou plutôt Cornu, on est ici ( il leur montra la carte du mur et désigna avec un laser le point d’insertion) vous remontrez par-là dans un VAP. C’est compris ? Y’a des Terrans embusqués là et là ( le laser dansait sur le plan, et personne de l’unité bélier n’arrivait à suivre), à vous de leur botter le cul’. On a besoin d’une voie dégagée pour les Sapeurs.
A ce mot, Phillip sentit son cœur s’accélérer. Pour lui les Sapeurs étaient les véritables soldats de l’AEN, ceux par qui une bataille penchaient d’un côté ou de l’autre. Le côté de l’AEN était le leur, et quand ils étaient là, Phillip savait que l’AEN repartait avec la victoire. Il ne les avait jamais vu pour de vrai, ces Ogres comme on les appelait, mais il savait grâce à des photos et des hologrammes à quoi ils devaient s’attendre. On lui secoua l’épaule.
C’était Cornu ( quel pauvre nom, se rappela alors Phillip) qui le tirait de ses rêveries :
« Venez, Fitzjames, on va pas vous attendre là-bas ! »
Ils partirent en courant ( après s’être fais posé des puces sur leur cou et ainsi d’être représenté sur l’écran), et en dehors du Q.G. attendait un VAP. Ce n’était pas celui qui avait embarqué en même temps qu’eux dans la Barge, ils l’avaient vu le temps d’un instant, éclatant, neuf et impressionnant. Non, pensa Phil, celui-là semblait avoir déjà participé aux combats, son blindage avait fort souffert sur le côté droit, et une fumée noire inquétante sortait du moteur. Lewis pensait la même chose, et tandis qu’il marchait il lui dit en souriant :
« Tu sais, je sais pas si ça doit me rassurer de voir ce VAP dans cet état. D’un côté, s’il à pris une branlée au premier voyage, je vois pas pourquoi il s’en reprendrait pas une autre. De l’autre, il s’en ai tiré une fois, alors pourquoi pas deux ?
- Parce que le blindage se régénère pas, et nous non plus, lui répondit Jeffrey qui avait entendu.
- Ouais, en tout cas je préfère ta deuxième hypothèse, conclut Phil en riant. Il savait que c’était peut-être la dernière fois qu’il riait de toute sa vie.
Ils arrivèrent à l’arrière du véhicule sujet à tant d’hypothèses, le conducteur sortit la tête par la portière blindée, révélant des cheveux ébouriffés, des lunettes de conducteur d’avions au-dessus de ses yeux exorbités, et un visage noirci par des flammes. Il leur hurla en souriant:
« Des bleus ! ?! Une escouade de bleus dans mon VAP ! Neuf bleus partent à la castagne, on verra bien qui c’est qui gagne ! , leur chanta-t-il en claquant la porte.
- Je suis pas rassuré, ce mec est un cinglé », souffla Phil, puis ils s’engouffrèrent dans
l’épave où en restant debout, ils s’aggripèrent aux poignées du toit.
Si la chose était possible, la route dans le VAP fut plus difficile que la voyage dans la barge. Les secousses étaient énormes et sans interruption, le moteur faisait un bruit infernal et Phillip se douta que toute incursion discrète dans les lignes ennemies était impossible. Il secoua ses cheveux bruns, et fut étonnée de voir la quantité de poussière qui avait pu passer sous son casque, et il ne voulait même pas imaginer quand il pourrait prendre une douche dans le futur. Après environ dix minutes de route chaotique, Phil et les autres entendirent quelque chose frapper le véhicule. Puis ce fut une rafale qui atteignit le côté gauche, ceux qui étaient de ce côté se couchèrent, craignant de mourir sans avoir pu se défendre. Les Terrans faisaient feu. On entendit le copilote répliquer, puis le VAP s’arrêta dans un freinage qui lui fit faire un tête à queue et, malgré le bruit, les membres de l’escouade bélier entendirent le pilote rire aux éclats, chantant ‘Neuf bleus partent à la castagne, on verra bien qui c’est qui gagne ! ’ Les portes s’ouvrirent, et avant de sortir, Phillip entendit Lewis dire : « J’ai l’impression d’avoir déjà vécu cette scène ».
Mais cette fois les Terrans étaient là, dans un immeuble à leur droite. L’immeuble, de deux ou trois étages ( il était difficile de le deviner vu son état) était en ruines, et trois légionnaires Terrans en armure jaune se cachaient derrière celles-ci. Le VAP repartit en trombe, mais l’un des Terrans réussit à l’atteindre dans un endroit sensible, et le véhicule explosa dans une grande boule orange.
Mais Cornu avait profité de la fuite du VAP pour cacher son escouade, et lorsqu’il entendit la déflagration, il était déjà en train de monter dans l’immeuble avec ses hommes, plus motivés que jamais. Bien qu’ils avaient l’avantage du nombre, les trois Terrans s’attendaient à l’assaut et le combat était plus qu’indécis. Enfin les Béliers aperçurent leurs ennemis, et ils chargèrent ensemble. Le sergent menait la charge, suivit de Phil et d’un autre, les autres suivaient tout près. Très vite les fusils entrèrent en action, Phillip vit l’un des trois soldats en armure jaune s’effondrer, puis il sut qu’il fut touché à l’épaule en tombant, comme poussé par une force d’immense. Il se relava, ignorant la douleur et fit feu, rejoint par les autres. En moins de cinq secondes, les deux Terrans restant furent criblés de balles. Enfin, Phil se laissa tomber.
Les autres coururent vers lui, mais très vite ils se rendèrent compte que Phillip n’avait pas été bléssé, son épaulière avait résistée aux deux ou trois balles qui l’avaient atteint. On l’aida à se relever, en le félicitant, puis Lewis le regarda et lui murmura :
« J’espère que t’as pas épuisé tout ton capitale chance ».
Phillip FitzJames venait de tuer pour la première fois, et il était vivant. Il espèra qu’un jour il pourrait expliquer sa guerre à ses petits enfants. Puis les membres de l’escouade Bélier, menés par Cornu regardèrent dans la direction où ils devraient se rendre, une distance qui leur semblait impossible à traverser les séparait de l’entrepôt aux mains de l’ennemi. Une forte explosion assez proche les réveilla, et le sergent Klerk, ou Cornu, hurla : « Soldats ! Pour l’AEN ! Pour Kala’Alan »
superbe suite
mais Kala’Alan est une colonie de la NSA
?
super
Euh... En fait jcrois qui yen a une trentaine de colonies de l´AEN donc là j´en ai inventé une... Erf ![]()
ya un autre ptit blême
la flotte de l´AEN a été complétement anéanti lors d´une attaque des terrans, non ?
mais bon, cé pas grave, cé une superbe histoire !
ils doivent leurs rester quelques vaisseaux !
Bah nan, tu as le jeu ? Les barges c´est ce qui déposent tes troupes sur le PI... Donc il en reste hé ! Ah les bretons... ![]()
![]()
Le premier assaut de sa jeune vie de soldat de l’AEN venait de se terminer, et Phil était toujours en vie. C’était un bon départ, pensa-t-il. Très vite son sergent fit sortir l’escouade Bélier de l’immeuble en ruines, car déjà des bombardments orbitaux se rapprochaient, et mieux ne valait pas être en-dessous, leur signala-t-il sans rien leur apprendre. La chaleur dégagée par ces bombardements, et étouffée par l’atmosphère poussièreuse rendait l’air presque irrespirable, et déjà tout le monde haletait. Ils trottèrent tout de même sur une longue avenue, dont tous les arbres encore debout étaient enflammés et, longeant le côté droit de la route, tous les membres observaient les alentours prêt à se mettre en position défensive au moindre signal. Ce fut Jeffrey qui vit le premier un véhicule à l’autre bout de l’avenue dont s’échappait une épaisse fumée huileuse et noire, mais aucun d’entre eux ne pu voir de quoi il s’agissait… C’est en s’approchant que Cornu, le sergent, leur expliqua qu’il s’agissait d’un Ravager, ces véritables tank-forteresse qui étaient aussi mythique que les Sapeurs dans l’esprit de Phillip. Et le fait de le voir dans cet état prouvait que les Terrans avaient été, et étaient encore, nombreux et puissants. Ils s’arrêtèrent derrière le tank, et le sergent leur conseilla vivement de ne pas trop s’en approcher, car depuis le blindage arrière, une chaleur immense se dégageait et la couleur rouge vive montrait que le seul fait de poser sa main dessus l’aurait littéralement cuite. Le sergent Klerk releva la plaque d’identification du Ravager. Lewis cracha dessus, mais le crachat n’eut même pas le temps d’atteindre le blindage qu’il s’était évaporé. On pourrait se faire rotir un bon steack, pensa Phillip, et Lewis semblait pensait la même chose.
Le sergent appela le Q.G. pour mettre au clair sa situation :
« Berger ( c’était le nom de code pour le Q.G.) ici Cornu ! Je répète : Berger ici Cornu, à vous.
- Cornu, ici Berger. Qu’y a-t-il ? A vous. ( la liaison était mauvaise)
- Nous avons pénétré la ligne de front comme prévue, mais notre VAP y ai resté. Nous avons éliminé trois légionnaires mais l’un de nos Ravager à été détruit, sa PI est : Rav23-TPL32… A vous.
- Bien reçu, répondit l’opérateur. Je vous aperçois sur mon écran. Continuez vers le Sud-Est, les coordonées sont 23.56 : 869.23 . Rien d’autre ?
- Non, rien Berger. Cornu, terminé. »
Très vite, le sergent repartit dans la direction donnée toujours en trottant, et malgré la fatigue qui commençait à venir, ses hommes le suivirent d’un pas décidé. Ils marchèrent entre les gravats, les débris métalliques et les morts ( les trois étaient de plus en plus nombreux depuis le départ) lorsque Jeffrey s’arrêta net tandis que l’escouade était à un carrefour. Il chuchota :
« Vous entendez ? A droite ? On dirait un…
- Un SuperTanker Impérial ! hurla le sergent, qui devina de quoi pouvait venir se lourd bruit de chenilles. Couchez vous ! »
C’est alors que tout s’enchaina à une vitesse incroyable. Phil, Lewis, Jeffrey et quatre autres plongèrent sur leur droite, où ils purent se cacher dans un trou profond, creusé par un tir d’artillerie. En revanche, Cornu et le soldat Peter Haymes n’eurent pas le temps, alors le SuperTanker eut le temps de les ajuster et l’obus vint exploser à moins d’un mètre d’eux. La déflagration carbonisa le jeune soldat, le tuant net, et arracha un bras à Cornu.
Les soldats étaient dans un désarroi total. Rendu momentanément sourd après l’explosion, Phillip vit Lewis hurler, non pas de douleur, mais de rage. A priori tout ceux qui étaient dans ce cratère s’en était sortit indemne, et déjà le son revenait dans les oreilles de Phillip. Il demanda aux autres :
« Ok, tout va bien ? Faut pas rester ici, les gars, l’autre va pas tarder à se ramener.
- On peut pas laisser le sergent là haut, protesta Martins, le plus jeune de tous, que tout le monde appelait Mart’.
- Non… ( Ils entendirent alors les hurlements de douleur de Cornu) Mais faut pas se montrer, l’enculé’ de la haut attends qu’on vienne le chercher.
Phil pensait à toute vitesse, et les autres le regardaient en attendant sa proposition. Phillip, bien que terrifié, sentait que les gars comptaient sur lui maintenant… Il reprit :
« Ok, on va lui donner une fausse piste. Mart’, Jeffrey vous venez avec moi, on va le chopper par derrière, les autres vous traverserez la route devant lui dans trois minutes ( les autres firent une tête déconfite en entendant leur mission). Vous inquiétez pas, il aura pas le temps de vous ajuster, vous courrez jusqu’à un abris. Normalement il croira que tout la troupe est là et sortira de son trou pour vous suivre, on en profitera pour le fondre par le blindage arrière. Ok ? ( les autres acquiésèrent) Pour Kala’Alan ! Pour le sergent Klerk ! »
C’est alors que Jeffrey, le jeune Martins et Phillip sortirent du trou doucement, plus loin, au centre du carrefour, ils virent le sergent dans une mare de sang, poussant des râles de douleur. Ils courrurent du plus vite possible en arrière, firent le tour du batiment du coin de l’avenue. En moins de deux minutes trente, ils étaient tout près du tank, mais sans qu’ils puissent le voir. « Il doit être dans cet entrepot », murmura Jeffrey en pointant du doigt un batiment gris éventré.
Ils entendirent alors des bruits de course à une cinquantaine de mètre, puis très vite ils virent enfin le tank sortir. Il était couvert de poussière et de plâtre, un parfait camouflage, mais il était surtout immense et terriblement armé. Il suivit alors les soldats de l’escouade bélier, passant près du sergent agonisant et roulant sur le corps du soldat brulé, dans un horrible craquement sordide. Dès qu’il eut tourné à sa droite, les trois soldats cachés le suivirent en courant sans même regarder leur sergent, et au coin du mur, les trois se fixèrent dans les yeux, comme pour se dire adieu. Ils chargèrent les missiles et sortirent de leur cachette. Lorsque Phil pressa la détente, il ferma aussitôt les yeux, redoutant le pire. Lorsqu’il les rouvrit c’était pour voir les trois trainées de fumée des missiles s’enfoncer dans le cul’ du char. L’explosion fut infernal, la tourelle du SuperTanker s’envola à la verticale à une vingtaine de mètre, pusi retomba dans un bruit métallique. Les trois soldats hurlèrent leur joie, très vite rejoint par le reste de l’escouade, qui n’avait rien raté de l’explosion. Mais tout de suite la joie les quitta quand ils entendirent leur sergent hurler encore une fois. Ils le rejoignirent en courant, tous étaient penché sur lui, les armes à terre.. La blessure était fatale, le pauvre homme était presque vidé de son sang, malgré le garrot qu’était en train de lui faire Lewis. Il ouvrit les yeux, leva son bras dans leur direction et leva son pouce. Il murmura : « Je suis fier de vous, soldats. Kala’Alan va gagner la guerre si vous continuez comme ça. Bonne chance »
Puis il ferma les yeux, et s’en fut fini de Cornu. Phil lui prit la radio et voulu annoncer la nouvelle au Q.G. lorsque un cliquetis se fit entendre derrière eux. Lorsqu’il se retournèrent, un légionnaire impérial les tenait dans son viseur. Il parla dans sa langue, que personne ne comprit, mais personne n’osait faire une geste.
« Le premier qui fait un seul mouvement, je le bute. Toi, dit-il en pointant son fusil-mitrailleur sur Lewis, laisse le mort. On vous a pas dit dans votre planète de…
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. Sa tête explosa dans une gerbe de sang. Malgré les morceaux de cervelle et d’os qui s’était répendu sur tout le monde, tous les membres se fixèrent les uns les autres pour savoir qui l’avait eu, le sourire jusqu’aux oreilles. Mais il s’avèra qu’aucun ne tenait d’arme à la main. La solution vint d’ailleurs.
« Bah on peut dire que heureusement que j’étais là, bande de cons’ »
Un sniper venait de sortir de l’ombre, un gradé vu le nombre de médailles sur son cœur.
« Vous, reprit le sniper en regardant Phillip Fitzjames. J’ai tout vu. Vous serez nommé pour la médaille du Courage si on s’en sort. »
de mieux en mieux
juste 2 critique :
-les char impériaux ne sont pas censé etre tous des hoverdyne ?
-je croyais qu´il y avait des boucliers sur toute les ville de l´AEN
Pour les chars je suis allez voir dans l´éditeur du jeu Xed, et il y en avait un donc... Après ils l´ont peut-être changé en français, je sais pas.
En ce qui concerne le bouclier, bah j´en savais rien ![]()
Suite et fin ?
A vrai dire la reconnaissance et la médaille n’intéressait aucunement Phillip Fitzjames. Il regardait encore le sergent à travers ses larmes, et lorsqu’il se retourna, c’était pour menacer leur sauveur :
« Vous ne nommerez personne. Je n’ai rien fait. Nous avons rien fait. Nous ne l’avons pas sauvé. Et vous, vous êtes resté dans votre trou, cracha le jeune homme en défiant le sniper.
Le sniper rentra alors dans un jeu pervers, où deux soldats alliés se défiaient.
- Non t’as raison, ne me remercie pas, je t’ai juste évité une balle dans le dos. Et que croies-tu gamin, continua le grand homme brun, le visage camouflé, tu croies que j’allais me montrer en tirant sur le char, sans la moindre chance de percer ce foutu blindage ? Alors reste tranquille, la prochaine fois que tu…
- Arrêtez, vous vous souvenez pourquoi vous êtes là ou quoi ? » Jeffrey interrompit ce qui allait se continuer dans le sang, tandis que le sol se remit à trembler, les bombardements étaient continus.
Les deux hommes se défièrent une dernière fois du regard, puis s’écartèrent. Un soldat noir, que Phil connaissait sous le nom de Wazdaa, revenait avec dans sa main les deux gourmettes d’identifications des soldats morts, les yeux embués. Pendant ce temps, Lewis avait appelé le Q.G. pour mettre la situation au clair. Une fois sa communication terminée, il relata ce qu’on lui avait dit :
« Bah pas grand chose, on continue… Faut pas rester trop longtemps ici, l’AEN va arroser le secteur, et pas avec de l’eau si vous voyez ce que je veux dire… Ils disent que les troupes se rapprochent de l’objectif. Faut qu’on y soit avec tout le reste, avant un quart d’heure. Le problème c’est que c’est trop loin.
- A pied on y sera pas avant une demi-heure, les prévint le sniper.
- Ouep… C’est pour ça qu’ils nous envoient une hélydine de transport.
Une minute après, les bruits de moteurs de l’engin de transports se firent entendre, et deux minutes après ils étaient déjà installés.
Dans l’engin, le moral était au plus bas. Personne ne parlait. La tension des combats de tout à l’heure était dans l’esprit de tous, et l’assaut final approchait. A moins de cinq cents mètres du largage prévu, le sniper ( qui était monté avec eux) demanda aux pilotes de le laisser ici.
Alors qu’il allait sauter, et il se retourna une dernière fois, et d’une voix sincère et il leur dit :
« J’espère qu’on se reverra. Bonne chance, Escouade Bélier »
Une fois parti, seul Lewis trouva matière à plaisanter.
« Bah moi je pense qu’on le reverra pas. Il est pas fou, il se casse avant de se faire tirer. D’toute façon il me semblait louche, un mec qui apparaît comme ça en sortant de nulle part…
- Heureusement qu’il était là tout à l’heure, admit Phil. Et puis, cet assaut, on va le faire pour le sergent.
- Et pour l’AEN on va le faire aussi, reprit Mart’.
- Et on va le faire parce qu’on a pas le choix, conclut Lewis, toujours souriant.
C’est alors que les hommes virent le bâtiment fortifié, qui étaient devenu pour eux « l’Objectif ». Et quel objectif ! , soupira pour lui-même Phillip. Il avait tué pour y arrivé, alors qu’en vérité il se fichait bien de ce que pouvait représenter cette victoire. Capitale, on lui avait dit. Tous les gradés devaient dire ça pour motiver leurs hommes. Phil n’était pas mort, c’était ça sa plus grande victoire, plus que capitale. L’hélidyne amorçait sa descente. Il allait descendre. Pour la gloire ou les enfers. Peut-être pour les deux. En tout cas il y allait tout droit. Il sauta, presque sans s’en rendre compte, les transports motorisés étaient devenu une habitude en moins d’une journée. Il entendit un vague ‘bonne chance’ venant de l’appareil. Ses hommes et lui regardèrent dans la direction de l’entrepôt sans bouger pendant quelques secondes, comme perdus dans la nostalgie de leur vie passée, insouciante et joyeuse. Une explosion puissante et proche les réveilla. Ils se dissimulèrent dans un bunker à moitié détruit et encore fumant, à l’intérieur deux légionnaires carbonisés dévoilaient les combats précédents.
« Dans une minute, souffla Lewis en regardant sa montre, et tripotant sa plaque d’identification. Tu sais, murmura-t-il à Phillip, si jamais je m’en sors pas et toi si, ou le contraire…
- Arrêtes tes conneries…
- Nan, j’veux dire, si je m’en sors pas, bah j’te file ma ration de gonz’ après la guerre. Puis il sourit, un sourire franc et sincère. Un sourire d’ami. Bonne chance, je sais que tout le monde le dit sans le penser, mais moi si, finit-il par lâcher.
- Toi aussi. Allez les gars, hurla Phil, c’est maintenant ou jamais !
L’escouade bélier sortit du bunker, et d’une seule voie, toutes les troupes embusqués dans les bâtiments et les véhicules plus loin chargèrent.
Au dessus de sa tête, une dizaine d’Hélidynes de combats percèrent le ciel aussi gris que le sol, tirant leurs missiles de tous les côtés. A sa gauche, une autre escouade d’infanterie d’assaut sortit de l’ombre en hurlant « Pour Kala’Alan ! », Derrière eux deux Libérateur, les rois des tanks, avançaient rapidement. Des dizaines de voies hurlaient.
Phil était excité, comme transcendé par l’assaut, il trouvait l’attaque plus qu’impressionnante. Les terrans aussi, devant lui, il vit quatre ou cinq légionnaires quitter leur position. La peur les gagnait. Il vit un des fuyards tomber, puis un autre, un centurion montrait ce qui arriverait aux fuyards. Alors qu’ils couraient de plus en plus vite, les membres de l’escouade bélier s’arrêtèrent net. A leur gauche, une dizaine de légionnaires arrivaient dans leur direction, sortant de nulle part. Phil cru que tout était fini lorsque les soldats ennemis levèrent en même temps leur fusils et les visèrent. Ils n’eurent jamais le temps de tirer. Un VAB d’assaut, ce véhicule de transport de troupes lourdement armé et blindé surgit entre les deux groupes de soldats. Un torrent de flammes sortit du canon situé sur le dessus du VAB, incinérant la moitié des légionnaires. La soute s’ouvrit alors, et les idoles de Phil en sortirent. Des Sapeurs ! A peine sorti, les hommes en exo-squelettes mirent en marche leur miniguns, une fumée rouge les entoura, et avec une cadence prodigieuse et un bruit infernale, ils abbatèrent les survivants Terrans. A peine leurs victimes à terre, les Ogres repartirent en direction des combats. Phillip regarda alors l’entrepôt, les combats faisaient rage. Un hélidyne venait de tomber, et il termina sa course à terre sur un Tank Terran, le prenant dans l’explosion.
Les Béliers reprirent leur course le choc passé, et un centurion menant une petite escouade fut la première victime de l’escouade. Les légionnaires qui l’accompagnaient les prirent pour cible. Derrière lui, Phil entendit Wazdaa crier et chuté, une balle lui avait traversé le genou. Deux légionnaires tombèrent, puis un troisième. Une autre balle percuta le fusil de Jeffrey, son arme se désintégra, mais il prit son pistolet. « Un soldat sans son arme est un soldat mort ». Cette règle ne marcha pas pour lui, il décocha une balle en pleine tête d’un quatrième soldat. Lewis en abattit un cinquième avec Mart’, les deux derniers légionnaires tentèrent alors de fuir. Ils ne firent pas plus de dix mètres, trois sapeurs les attendaient de l’autre côté. Wazdaa tenait sa jambe derrière eux mais fit signe que tout allait bien pour lui. Menteur, pensa Phil, mais ils continuèrent le combat.
Après vingt minutes de combats intenses, la bataille était gagnée. Les sapeurs avaient fait un boulot formidable. L’escouade bélier n’avait pas trop souffert, si ce n’est Wazdaa qui devrait se faire opérer « un moyen comme un autre de déserter », lui dit naïvement Lewis en haussant les épaules. Lewis aurait d’ailleurs lui une cicatrice le long du torse, sur dix centimètres. Phil lui signala que ça plairait aux filles, et ça remonta le moral de son ami.
Toute l’escouade était assise sur un gros bloc de béton à parler de tout et de rien, Wazdaa les avait rejoint, sa jambe droite bandée. Soudain, Phil vit dans le ciel une espèce de flottille de petits vaisseaux verts, comme vivants…
« C’est quoi ça ? » demanda Phillip aux autres. Personne ne le savait. Derrière eux, ils entendirent un capitaine jurer :
« Putain’ de merde, des Virons… Aux armes ! »
sa peu pas finir comme sa
il a raison c´est trop bizarre comme fin
c vrai mais je doit avouer que tu c trop bien ecrire tu devrais faire un site ou tu publierais des nouvelles ecrite par toi ( bon je reve peut etre un peu
)
merci beaucoup ![]()
Bizarre la fin, surement. Mais les virons le sont aussi nan ? Des nouvelles j´en ai écrites d´autres dans l´univers warhammer.
Bref, de toute façon je pars en vacances demain, donc peut pas faire de suite. Arf, j´en écrirai d´autre et les enverrai à l´occasion au mois d´aout.
A moi l´italie !
Et à vous d´écrire d´autres nouvelles ![]()
Bon, la fin définitive, pour certains
Phillip FitzJames venait de rentrer du centre d’entraînement intensif. Il était exténué, comme à chaque fois qu’il rentrait dans sa case personnelle. Un avantage rare qu’il n’avait pas volé, se dit-il, en se déshabillant. Il entra dans sa salle de bain, où il se trempa le visage dans l’eau froide ( il y avait des siècles que l’eau chaude avait été rayé de sa mémoire). Lorsqu’il se regarda dans le miroir. Il n’arrivait pas à se faire à son visage, il avait trop changé.
Il se demandait encore où était passé son sourire. Il avait disparu des années auparavant, avec la mort de son meilleur ami, Lewis Gregory. Alors qu’il s’était promis de ne plus y penser, le propre rire de Lewis lui revint dans ses oreilles, ainsi que ses cris. Quand des Virons avaient attaqué sournoisement leur position, alors qu‘ils venaient de la sécuriser en éliminant des Terrans. Les soldats de l’AEN avaient du défendre leur vie à près de un contre deux. Lewis avait reçu une décharge en pleine poitrine, et malgré les soins qu’on lui avait procuré, il était mort. Ce n’était pas le seul de l’escouade Bélier à être tombé ce jour là, à vrai dire seul trois avait survécu, dont Phillip. Les images de P’tit Mart’, Wazdaa ( déjà blessé), et de trois autres se faisant abattre froidement par ses xénos hantaient encore l‘esprit de Phil, alors que ces faits remontaient à près de sept années. Il secoua la tête, comme pour chasser ses images
Mais ce n’était pas seulement son sourire qui manquait à Phillip, c’était presque le quart de son visage. Car au cours de l’une de ses batailles qui avait suivi celle là, il avait reçu une balle de légionnaire en plein dans la mâchoire. Il avait cru mourir sur le moment, son visage et son corps étaient ensanglantés et seul une opération lui avait rendu son menton, et depuis il avait une partie de sa mâchoire en métal.
Il se remémora alors son ascension dans l’armée. Il avait été nommé Sergent très vite, tout comme Jeffrey, qui était ensuite devenu et était encore Capitaine d’un détachement important, la Mort Ailée. L’autre survivant, Marshall Laurence était tombé au combat deux mois après les autres Béliers. On lui avait proposé le grade de Capitaine après une bataille où il avait sauvé la vie d’un Général. Mais il avait refusé, prétextant qu’il préférait la bataille au commandement. C’est là que sa vie avait pris un tournant, car on lui proposa alors d’essayer d’intégrer une unité de Sapeurs.
C’était son rêve, et il y était parvenu. Aujourd’hui il était même le lieutenant de son unité. Il en était à peine fier, car il n’y avait presque aucun lien d’amitié entre les différents membres de son unité, « les Anges Du Feu ». Aujourd’hui, Phillip FitzJames vivait seul. Sa solitude lui pesait, mais aujourd’hui la guerre, ça n’était pas passager, ça n’était pas une bande de potes qui partaient à l’aventure. Aujourd’hui, Phil était une machine à tuer, et il le faisait bien.
Enfin, sa carrure avait changé. Autrefois, on le nommait ‘gringalet’, il était frêle et peu façonné pour sa battre. Depuis, il s’était musclé, il était plus vouté, en pleine force de l’âge. Il finit par s’endormir, la tête dans ses souvenirs… La guerre n’en finirait jamais, il en était sûr… En tout cas pas de son vivant. Et puis, finit-il par se dire en soupirant, le jour où il partirait, il ne serai pas mécontent de quitter ce monde horrible. Il était née dans l’insouciance et la joie, il mourrait dans la souffrance et la peur.
‘’’Epilogue’’’
Phillip FitzJames tomba au combat deux ans plus tard, au cours d’un terrible duel face à un Vicath Viron. Il fut nommé à un titre postume comme représentant éternel de l’AEN.
Jeffrey Dimitrov devint général et très renommé, il combat toujours les Terrans pour l’Alliance de l’Etoile du Nord.
Voilà, là c’est une bonne fin ? Erf, j’espère en tout cas que le tout vous a plu. Merci à mes lecteurs et à vos remarques.
E viva Italia ! !!