Enfin bon, tout ça pour dire que finalement Rome Total War reste un jeu et prendre la mouche sur la fidélité historique est un peu couillon puisque le but du jeu est de faire l´histoire. Estimons nous heureux de l´effort, c´est déjà pas mal: le must ça aurait été que les fonctions politique aient une plus grande influence sur le jeu pour montrer l´absence de "chef" unique à Rome: le joueur aurait eu une capacité de décision limitée, reçevant ses ordres du Sénat de manière chronologique, ou demandant la potestas ou l´imperium afin de partir en campagne, avec possibilité de corrompre les Sénateurs, de mettre les Tribuns dans sa poche,les publicains pour se financer,ordonner à des Milons ou des Clodius de cogner sur les factions rivales,... sur le mode de l´interface diplomatique: un beau bordel quoi! RTW aurait eu le visage d´un Republic, il faut choisir.
Quand à ceux qui se targuent de montrer le côté obscur de Rome: l´avarice des élites, les luttes intestines,...sous prétexte de donner une image plus sale ( donc plus réaliste !? la relation de cause à effet me parait un peu branlante), ils ne faut pas non plus exagérer: Caton le Jeune a du être le personnage vertueux ( trop) qu´on nous montre, Marc-Aurèle et Hadrien n´avaient pas l´air de trop mauvais bougres, après, l´exercice du pouvoir n´est pas chose aisée; et Sulla alors, ce sale con, pourquoi alors qu´il avait le pouvoir en main l´a t-il redonné au Sénat? C´est un peu simpliste de noircir le tableau à l´excès ( un peu comme Rome, cette absurde série où l´on essaie de nous faire croire que la politique romaine repose à moitié sur des histoires de fesses sans intéret aucun, et qui fait de César une espèce de soudard avec une mentalitée de boucher-charcutier un peu primitif: le grand écrivain à la langue si parfaite, l´amitié avec les auteurs de son temps, à la trappe) ...Et si Rome avait toujours été rongée par l´avidité des généraux et les luttes intestines comment aurait-elle pu se hisser si haut ?
Regardez du côté des royaumes hellenistiques: ces potentats orientaux vérolés, où l´ont s´égorgeait entre père et fils, frères pour se donner hypocritement le nom de Philadelphe ou Philopator, et bien dans ces royaumes ont est pas arrivé à grand chose, mention spéciale pour les Lagides, dynastie de dégénérés gangrènée par l´endogamie.