Frontière de la province de narbonnaise, 205 aCn. L´armée romaine partie en campagne contre le bourg de Narbo Martius, avançait en colonne de trois hommes de front. Ce contingent, dirigée par Titus Furius, avançait cinq hommes de front et avançait d´un bon pas au cœur de la vallée qui résonnait des pas de plus de neuf cent volontaires. Titus s´avança en tête du convoi et scruta l´horizon, sceptique.
Cela faisait quatre semaine qu´ils avançaient et n´avaient été attaqués q´une seule fois lors d´une petite escarmouche qui leur avait fait perdre vingt hommes. Il redoutait que les tribus gauloises de la province ne se rassemblent pour porter une attaque groupée et massive sur la troupe en progression. La cavalerie faisait partie de l´arrière garde et il leur faudrait alors un quart d´heure pour rejoindre le gros des forces. Et les éclaireurs n´étaient pas encore rentrés...
Le chef des éclaireurs, Marcellus, chevauchait silencieusement en compagnie de deux cavaliers récemment recrutés. L´air du soir était doux et sentait le pin. En pleine forêt, les oiseaux chantaient.
Et puis, plus rien...
Marcellus eut un doute...
Il n´eut pas beaucoup de temps de réflexion car une flèche se ficha dans les dos de la cuirasse de cuir de son second, qui s´effondra sans un bruit. Marcellus et le survivant s´enfuirent le plus vite possible, loin de ce piège dans lequel ils étaient tombés. Il chevaucha jusqu´à la lisière du bois, sans se retourner.
- Sales bâtards ! cracha-t-il. Pas vrai Tullius ?
-…
Le chef des éclaireurs se retourna et ne vit personne. Pas même Tullius. Il avait été abattu lui aussi par une flèche savamment tirée.
Quelques heures plus tard, vexillation I, province de Narbonnaise. Le préfet de cavalerie Marcellus faisait son rapport au centurion Titus Julius, lui expliquant la disparition de ses deux compagnons.
Titus avisa une mise en alerte de toute la troupe et la vexillation reprit sa marche vers Narbo Martius. Il n´y eut pas de problèmes majeurs pendant le voyage jusqu´à la plaine de Tritimus.
Là, l´armée gauloise du chef Varogann, constituée de plus de mille lames les attendait, en groupes de deux cent. Cette troupe était constitue de cinq détachements de lanciers, de quatre cent cinquante épéistes prêts à défendre leur village, trois régiments de cinquante cavaliers barbares et la garde personnelle de Varogann. De son côté, Titus possédait 205 hastati, 210 princeps, 203 triarii, 168 vélites ainsi que quelque 120 equites. La bataille s´annonçait rude…
Titus exposa alors son plan à ses officiers qui acquiescèrent lentement. Quant à toi Marcellus, tu prendras le commandement de l´unité prévue…
Les deux armées se firent face dans la plaine de Tritimus. Titus exhorta ses troupes de manière festive :
- N´ayez crainte fidèles fils de la république, les dieux ont étés comblés et ils ont déjà réservé nos places aux Champs Elysées. Nous y boirons à Hercule et Romulus, mais cette heure n´est pas encore nôtre. Les glaives se teinteront de rouge, rouge comme le sang de nos ennemis ! Alors, qu´attendons nous, compagnons d´armes ? A la guerre !! 
L´armée romaine se déploya donc en groupes de 40 hommes, les hastatis en première ligne, les princeps en second, les triarii sur les flancs, les vélites quelques centaines mètres en avant de l´armée et la moitié de la cavalerie derrière le gros des forces pour contrer les charges de dos.
L´armée gauloise quant à elle se disposa comme à son habitude en un gros tas désorganisé, la cavalerie derrière. Ils avançaient au son des cors de guerre et des tambours. La masse impressionnante gauloise avançait sans que rien ne puisse l´arrêter, piétinant les morts et les blessés sur leur passage.
Et la bataille commença…
L´armée romaine attendait patiemment, pilum à la main, tenant sa position. Les vélites avancèrent pour harceler les lignes adverses tout au long de leur avancée. Les javelots légers s´envolèrent tels une nuée, fauchant hommes et chevaux.
Un guerrier tomba, un javelot dans la gorge. Il s´étendit quelques secondes plus tard, étouffé par son propre sang. Le suivant fut transpercé de part en part en part, regardant avec une stupéfaction infinie la vie s´échapper du trou béant de son abdomen. Un autre encore fut embroché avec son cheval. La mort tombait partout sur les fils de Taranis.
A chaque fois les vélites reculaient, lorsque les gaulois étaient trop près et s´échappaient à bonne portée et recommençaient leur rafales macabres.
Une fois leurs javelots épuisés, les vélites, plus légers que leurs adversaires se replièrent au pas de course derrière les lignes alliées. Les gaulois avançaient toujours, sans se soucier des morts.
Arrivés à portée, les braves soldats romains entrèrent en action. Ils lancèrent eux aussi leurs pilums, augmentant le nombre d´ennemis tombés. Au contact, les hastatii se battirent vaillamment mais eurent rapidement besoin de secours. Les princeps el les vélites chargèrent alors la marée d´ennemis. La bataille continua après l´entrée en action des triarii. Titus leva alors un drapeau rouge. La cavalerie romaine se sépara en deux parties, chargeant les gaulois par le flanc …
Quelque part dans la forêt de la pleine de Tritimus, Marcellus avançait avec ses septante cavaliers. Ils se mirent en formation sur deux lignes et avancèrent en direction du champ de bataille. Le plan de Titus Furius avait été suivi à la lettre : la cavalerie restante, commandée par le capitaine de cavalerie Julianus Marcellus devait prendre les gaulois à revers.
Ces barbares ne contant que sur la force brute se jetteraient dans la gueule de la Louve Romaine. Marcellus lança ses lanciers au galop.
Titus était au cœur de la bataille. Il avait perdu son cheval et se battait comme un lion. Il cherchait à atteindre le chef gaulois, se frayant un chemin parmi les guerriers gaulois. Il arriva près d´un cavalier qui le chargea, lance abaissée. Titus fit mine de charger et esquiva la lance du barbare, sautant sur son cheval et désarçonnant le cavalier.
Soudain, un son de trompette romaine retentit. Les cavaliers de Marcellus étaient enfin arrivés. Ils chargèrent dans le dos des gaulois, écrasant plusieurs lignes rien que sous le choc. L´armée celte fut vite taillée en pièces.
Il n´y eut pas de prisonniers…
Voici mon premier essai (je l´ai très romancé), j´espère que vous apprécierez.
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