Vous l’avez sans doute remarqué, dans la vie courante comme dans la vie d’une campagne impériale sur Rome Total War, l’argent – les denarii pour être exact – est véritablement le nerf de la guerre. Mobilisation des troupes, construction des bâtiments, corruption, frais d’entretien des armées, tout ou presque nécessite de posséder une bourse non seulement bien remplie, mais qui continue à se remplir toujours davantage dans le temps, à mesure que ses besoins augmentent.
Malheureusement, lorsque l’on commence sérieusement une campagne, il arrive immanquablement un moment où l’on se demande comment se dépêtrer de ses problèmes d’argent, notamment lorsque l’on entreprend une expansion tous azimuts pour la conquête du monde. Le tout est donc d’abord de savoir de quelle expansion on parle et quelles priorités sont déterminantes pour ne pas se retrouver très rapidement le bec dans l’eau !
Vous le constaterez rapidement, les trois principales sources de revenu dans le jeu sont avant tout les impôts et le commerce, suivis de peu par l’agriculture, tandis que les principales sources de coûts restent les frais d’entretien de l’armée, auxquels viennent s’ajouter à intervalles réguliers les frais de construction/recrutement et plus tard les coûts de corruption et de distraction. Il est très important de garder ceci en tête lorsque vous chercherez à réduire les coûts/augmenter les bénéfices.
Revenons d’abord sur la principale erreur commise en général par les joueurs inexpérimentés : la création de troupes à tout va. Certains vont jusqu’à remplir l’ensemble de leurs villes de garnisons à la fois inutiles et coûteuses. Inutiles parce que ces troupes ne serviront pour ainsi dire quasiment jamais en combat ( les armées adverses n’arriveront certainement pas jusqu’à l’intérieur de votre territoire, à moins que vous ne soyez un très mauvais général ) , et excessivement coûteuses parce que leur existence même signifie des frais d’entretien qui reviennent à chaque tour. Réformez donc vos soldats, à moins qu’ils ne vous servent effectivement à quelque chose, auquel cas il faut les employer intelligemment, ce qui nous amène au deuxième point de cet article.
Un autre élément qui peut faire la différence, c’est donc bien d’employer ses soldats pour qu’ils fassent ce pour quoi ils sont payés : se battre. Si vous restez à végéter, vous contentant de vos quelques provinces de départ, alors les factions voisines profiteront de votre inaction pour s’agrandir et se renforcer économiquement et militairement de façon inexorable ; tôt ou tard, vous serez environné de voisins tous plus puissants les uns que les autres qui ne rêveront que d’une chose : mettre vos provinces à feu et à sang ! ! Il faut donc prendre l’initiative et être en permanence sur l’offensive, en envoyant ses troupes conquérir les provinces voisines. Pourquoi rester sur la défensive alors qu’il y a de nombreuses provinces alentours qui n’attendent que votre entrée triomphale en leur cité pour vous payer A VOUS leurs impôts ? ?! C’est simple, chaque ville prise à l’ennemi vous renforcera au détriment de celui-ci…
Attention cependant, et c’est un autre point qui a son importance : il faut éviter dans la mesure du possible de s’attaquer à plusieurs ennemis à la fois. Quant aux factions neutres, il faudra qu’elles deviennent vos amies, au moins sur le plan économique, par diplomate interposé. D’abord parce qu’il vaut mieux éviter l’apparition d’une menace multiforme sur plusieurs fronts à la fois, et ensuite parce que vous le savez sûrement, des alliés nombreux signifieront forcément des rentrées d’argent accrues pour les zones frontalières et maritimes, sous la forme de rentrées commerciales.
Pensez aussi à stationner vos meilleurs gestionnaires dans les villes les plus importantes, ils représenteront un bonus d’impôt des plus appréciables. Si vous décidez de gérer vous-même vos villes, vous pouvez augmenter les impôts jusqu’à ce que le taux de satisfaction de la population soit égal ou supérieur à 80 % ( sinon risque de rébellion) ; autrement si vous préférez laisser la gestion des affaires quotidiennes à l’I.A., vous devrez mettre vos villes en gestion financière. Surtout, pensez à désactiver l’autogestion des unités, parce que sinon vous risqueriez de vous retrouver avec des villes pleines à craquer de soldats simplement parce que l’I.A. a pour fâcheuse habitude d’en entraîner à chaque tour, même s’il n’y a pas de menace immédiate.
On peut aussi prendre une autre orientation côté impôts si l’on souhaite privilégier le développement à long terme. Si vous avez le temps de voir venir côté finances, alors vous pouvez dans ce cas maintenir à dessein un taux d’imposition faible dans les cités, ce qui aura un impact positif sur le taux de croissance de la population. Et qui dit plus de population veut aussi dire davantage d’impôts futurs .
On a donc pu voir ici les principales causes des difficultés économiques, la plus importante étant l’inadéquation entre les troupes créées et les besoins réels d’un ensemble donné de provinces. Plus tard, viendront aussi s’ajouter le coût des jeux du cirque et des courses hippiques, qu’il faudra maintenir au plus bas dans la mesure du possible, étant donné qu’à la différence des remises d’impôts, ils ne fournissent pas à la cité de bonus en terme de croissance de population, sans parler de leur caractère excessivement dispendieux.
Avec ces quelques principes de base, vous n’aurez à présent plus aucune excuse lorsque le Sénat de Rome vous demandera de conquérir le monde ! !
by Eshan pour totalwar.fr