Florent6289 Posté le 25 janvier 2005 à 19:20:57
si on avait un specialiste equestre ça serait parfait pour ce sujet...
il y a une chose qui m´etonne, sans étrier ça doit être genant de charger sur quelqu´un, on doit pas pouvoir garder la lance en main vu qu´on est pas trés bien craponné au cheval et que la puissance de ce dernier au galop va directement dans la lance ( qui doit frapper en premier je pense)
le cavalier ne risquait il pas d´être éjecté ?
heu je ne suis pas spécialiste mais j´ai fait pas mal d´équitation en mon temps, et j´ai eu l´impression que les chevaux avaient une plutôt bonne vue ( ils nous voyaient arriver avec les carottes à 200 m au moins)
ceci dit leur vue est un peu moins bonne de face c´est vrai, mais ils tournent toujours un peu la tête de côté
ce qui est sûr c´est qu´un cheval est très craintif à l´origine, mais qu´ils peuvent être habitués à presque tout ( preuve le saut d´obstacle : le cheval aura toujours le réflexe de stopper ou se dérober, mais avec le dressage ils sautent près de 2 m)
donc la rangée de " brindilles" + des hommes hurlants c´est plutôt une menace impressionnante... mais pas insurmontable pour un cheval habitué aux hurlements et aux obstacles divers
pour l´histoire des étriers, eh bein on tient très bien en selle sans étriers ( ça fait un peu mal aux glawis quand même des fois
) , et les selles de guerres étaient adaptées pour absorber l´impact ( partie arrière remontant jusqu´aux reins, voire encore plus haut cf les selles " texanes"), de plus la lance cassait souvent, et le cavalier s´entraînait aux impacts.
oui le cavalier pouvait être éjecté, si il percutait un obstacle trop dur ( c´est même le principe des tournois médiévaux
) mais quand ils chargeaient de l´infanterie c´était très rare ( entraînement + selle oblige) et en cas de charge violente, soit la lance cassait, absorbant une partie de l´impact, soit le cavalier laissait la lance en place immédiatement après l´impact, pour combattre à l´épée en mêlée ( ce qui est tout aussi efficace, le cheval s´y mettant aussi, à coups de dents, de ruades et de cabrés... je vous laisse imaginer la scène : une colonne de cavaliers au milieu de la piétaille pif paf shlork crak, ça fait mal au moral
)
voilà ce que j´en dis, mais ce ne sont que des connaissances pas très académiques, à la limite du pifométrique... à débattre donc