D´après ce que je sais, le légionnaire portait, pendant les déplacements de l´armée, un pilum sur lui qu´il tenait à la main droite en l´appuyant généralement sur l´épaule ( un peu comme feront les Grognards de Napoléon au XIXe avec leur fusil), pointe vers le haut. Le second était soit attaché dans le dos, à la manière des cavaliers des steppes de l´époque médiévale, soit transporté par des mules ou des charriots qui suivaient les centuries, avec toute l´intendance.
Le reste de son équipement était soit dans le sac en peau qu´il portait dans le dos ( pelles, gourdes, effets personnels, vivres pour plus d´une semaine, etc) soit sur lui-même : glaive ( gladius court de type espagnol) sur sa droite, dans le fourreau tenu par une bandoulière ; poignard ( pugio) sur la gauche, à la ceinture ; le bouclier ( scrutum) dans la main gauche ; sur la tête son casque ( de type Galeum) ; sur son torse, la lorica segmentata ; enfin comme chaussures il portait des caligae, les fameuses sandales romaines.
Tout cela pesait entre 25 et 40 kg. Les légionnaires portaient en outre une tunique plus ou moins similaire ( notamment en couleur) afin qu´on les reconnaisse aisément, une culotte courte ( le short de l´époque
) en hiver ils mettaient des chaussettes longues faites de peaux et enfin, ils revêtaient généralement sur le ventre le cingulum, qui augmentait le volume sonore des troupes en déplacement parce qu´il était constitué de cuir et de parties métalliques qui cliquetaient à chaque pas. Multiplié par le nombre d´hommes, cela conférait aux légionnaires un côté théâtral mais également un peu plus intimidant.
Et le vacarme, c´est bien connu ( notamment par les chevaliers français présents à la bataille de Crécy en 1346
) ça fait peur à l´ennemi 