Ben déjà, FF8 tu n'aurais pas pu le descendre puisque tu l'aimes 
Et évidemment que je défends ce que j'aime, nous défendons automatiquement ce que nous aimons à moins de ne pas être convaincu de l'aimer.
Hélas, ce que j'ai derrière moi et qui m'incite vraisemblablement à être hautain dans certains de mes discours dnas le coin c'est qu'en faisant Arts plastiques, j'ai dû développer des exigences artistiques que je retrouve que parcimonieusement dans les jeux vidéos (pourquoi ? Simple : les jeux vidéos sont une industrie, comme le cinéma, et que le cinéma en tant qu'oeuvre artistique est un principe qui a mis facilement une cinquantaine d'années voire plus à voir le jour, notamment pour les cinéastes mais également pour la critique, le public).
Mon but est donc de trouver dans le jeu vidéo des passerelles avec les mondes fascinants de l'art et du culturel, et si le culturel fluctue en masse dans des RPGs traditionnels qui hument bon la trame simpliste d'un Dragon Quest auxquels on a rajouté des sortes de codes traditionnels (le héros n'a pas de père au début de l'aventure, ou alors le recherche, le village du héros est forcément détruit pour l'inciter à démarrer sa quête initiatique, etc.), l'artistique y est fortement plus sous-entendu.
Le problème est la définition que l'on peut donenr de l'artistique. Pour certains ça se résume à des furolucioles qui brillent dans une forêt (et en un sens, j'suis d'accord, cela contribue à une atmosphère particulièrement magique, unique).
Seulement, de l'artistique en masse, j'en trouve moins dans FF10 que dans FF12 par exemple. Mais la définition est tellement vague, floue, abstraite, que je ne peux pas vraiment dire pourquoi, et je reste cantonné à une sensation : pourquoi FF12 me fascine davantage ? Car il s'éloigne bien plus facilement des clichés de la saga ? (mais se rapproche de ceux de Ivalice Alliance).
Puis, finalement, je reviens à mon début de message, Final Fantasy 8 se trouve précisément dans cette logique, avec cette espèce de boucle qui ne se boucle pas, tous ces éléments hasardeux, cette fascination que l'on peut ressentir vis-à-vis de cette relation entre Squall et Linoa, qui supplante tous les scénarios amoureux de la saga, en terme d'efficacité et de puissance émotionnelle ainsi que référente... Et puis, cette volonté de masquer les vérités en les faisant passer pour des hypothèses et donc donner au joueur le pouvoir de réfléchir à ce jeu, son jeu, sur lequel il a passé parfois cinquante heures entières. C'est cela qui force le respect dans FF8, cette propension à donner le pouvoir au joueur de réfléchir à l'histoire et de lui donenr le sens qu'il souhaite. C'est une fonction que l'on retrouve notamment dans Silent Hill 2, et pour ces deux jeux sont de loin deux des jeux lesp lus importants du jeu vidéo grand public (car hélas je ne connais pas tout et j'suis certain qu'il y a des jeux plus intéressants auxquels je n'ai jamais joués et dont je ne connais même pas l'existence).
Du coup, j'en suis arrivé à parler de tous ces questionnements qui me brûlent le cerveau depuis déjà un bon bout de temps, et Final Fantasy 10, au beau milieu de cette réflexion que j'entretiens, n'a pas sa place. Il est un jeu linéaire dans sa progression purement ludique et dans ce qu'il donne à voir au joueur, les morales sont déjà toutes faites et le jeu perd son intérêt artistique en cours de route (mais pas son intérêt bien plus artisanal ; voilà on a mis des furolucioles par-ci par-là et ça donne bien, on simule l'artistique).