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Autel de l'écriture

fleur-de-jade
fleur-de-jade
Niveau 10
20 décembre 2005 à 17:40:14

Ode à la mer

Par un beau matin d’été…
La faible lueur de l’aube dore mes cheveux, inonde ses prunelles d’une étincelle. Une fraîcheur, constante la nuit, commence à s’estomper.
La douce bise gonfle la voile blanche et caresse ma joue. Sa bise m’exalte.
A deux sur le pont, nous écoutons le chant des nuages, admirant la forme que prenaient les oiseaux. Main dans la main, l’avenir ô grand jamais incertain.
Une douce ondulation berce notre enlacement. La mer que nous venions louer, ou accuser, c’est elle, la coupable, la bénéfique.
Munis de couronnes de fleurs, pétris de bonnes intentions, rendant hommage aux marins.

- Pourquoi nous faire toucher de plus près cette nostalgie, ce climat ?

Je lui prends la main, l’Amour se voyait dans mes yeux. Par contre, les siens, grands yeux pétillants, pleins de malice, sont à jamais présents dans mon cœur. Une volonté bâtisseuse de merveilles, d’avenir se contient en nous.

- Profitons de cet instant, à la durée incertaine.

Je lui baise la joue, comme un ultime au revoir. Mais nous restons là.

A l’horizon, le ciel se couvre, perdant de ce fait sa perspective heureuse.

- Le gris est mon quotidien.

Seuls des faisceaux de lumière percent à présent l’importante masse. Les forces de la nature triomphent toujours. Une bourrasque nous emporte, qu’importe. Nous sommes deux.

- Deux à jamais, il est moi.

L’embarcation tangue, nous entrons dans la cabine. La peur nous gagne, nous nous serrons.
Une lame de fond, à l’allure trop peu incertaine nous vient frapper de plein fouet.
Un chavirement a lieu.
Sortons, sortons ! Le salut est ailleurs. L’eau avance implacablement, il me tient par la main.
« Ne crains rien ».
Nous parvenons à nous extraire de ce tombeau bien trop précoce et nageons à travers l’océan.
Les hippocampes n’ont plus de secret pour nous, à présent. Des poissons multicolores. Une eau froide mais intense. Elle me serre, il me serre. Tout semble splendide à nos yeux, pourvu que ce moment soit éternel !
Ivresse des profondeurs. Signes d’une échéance parvenue à son terme.
De l’air, de l’air !
Ces péripéties marines n’étaient qu’un effet de mon imagination. Au fruit d’un effort surhumain, j’atteins la surface.
Il a préféré continuer la danse sous-marine. Il a oublié d’aimer, de vivre et de nous combler de sa présence.

Jamais plus je ne le reverrai. Et ça dure, et ça dure.

Ivresse des profondeurs et ubiquité n’ont jamais fait si bon ménage.

finalclad
finalclad
Niveau 10
20 décembre 2005 à 17:49:26

C´est beau et bien écrit, et "strès compréhensible" qui plus est.
Reste un moment dérangeant à cause d´un imparfait qui n´a pas sa place ici (à moins que ce ne soit voulu) mais sinon c´est parfait ^^ !

fleur-de-jade
fleur-de-jade
Niveau 10
20 décembre 2005 à 19:07:13

que "prenaient" les oiseaux ? :/
Si oui, c´est une erreur...

Et parfait, c´est peut-être un peu poussé ^^

´rci. :]

Pour ce qui est le texte de durby dont j´ai vu une esquisse qui a disparue :o)) , ça avait l´air bien concernant le contenu, mais BLINDE de fautes d´orthographe, tu fais bien de te relire xD

Le-Mediateur
Le-Mediateur
Niveau 10
20 décembre 2005 à 20:00:09

Ou embaucher une correctrice de talent :hap:

fleur-de-jade
fleur-de-jade
Niveau 10
20 décembre 2005 à 20:54:09

C´est en option mais ça peut coûter très cher ^_^

Durby
Durby
Niveau 2
20 décembre 2005 à 22:43:29

Voila je me suis mis à composer mon récit, quand il sera fini, je le posterai, très bientôt donc :-)))

fleur-de-jade
fleur-de-jade
Niveau 10
20 décembre 2005 à 23:19:55

Lol...
Final, je viens de comprendre ton jeu de mot sur "parfait" (que tu m´avais presque expliqué sur msn) :hum:

  • Part se pendre*
soi-disant
soi-disant
Niveau 10
28 décembre 2005 à 14:47:22

J´avais un peu de temps à "perdre". Alors, j´ai écrit ce qui va suivre :´)
Je retourne à mon repassage :o)

C´est un texte qui trouve son secret dans la caféine :)=

soi-disant
soi-disant
Niveau 10
28 décembre 2005 à 14:47:51

Un sujet ? C’est l’histoire du récit difficile d’une naissance. Tout est dans le Temps immobile, et dans la vision panoramique qu’on a de lui. Le regard vaste, la vue dégagée, pour un être étroit. L’oubli vogue en Empereur souverain. Oublier est ne pas connaître. Connaître c’est commencer à oublier. La marche est impériale. Le flux coûteux de l’apprentissage de la connaissance fait écho au reflux leste et malicieux du néant. On essaie de se poser gentiment sur la crête, et de là, balayer du regard le talweg. D’ici, on voit les eaux millénaires s’écouler, aussi pures et vraies et éternelles que le cristal. Eblouis et perplexes, on assiste à la découverte du Coucou. Etrangers parmi les éclats sempiternels du soleil se reflétant dans les ondes joueuses de ce mouvement infini, nous voguons à la recherche de ce qui fut perdu, de ce que nous croyons unique et nouveau, mais qui fut toujours là.

Qui ici subsiste à l’écume du temps ? C’est une simple question de sens… ? Le film défile, la fin est écrite, le temps est perdu. Le Destin ne tient que dans la seconde. Le côté obscur n’est que dans le détail. Le futur est, le Destin est. Qui me racontera sa destinée d’hier ? Ce récit est son futur. Elle trouve son feu sacré dans le passé , et voilà que, ce qui fut dessine notre avenir. Le Temps est immobile et commun. Le renouveau ne tient que dans le partage. Le Hasard éternel nous marchande la même expérience. Mais l’Avant pérennise l’image de la croissance.

Personne ne veut mourir. Et pourtant, dans la multitude des échelles, tout disparaît et jamais rien ne meurt.

C’est l’histoire unique et commune d’un Enfant. Son image, plus durable que sa réalité , se trouve dans notre conscience. Un jour, peut être oubliée, mais jamais perdue.

Le--Mediateur
Le--Mediateur
Niveau 10
28 décembre 2005 à 16:40:52

Très beau texte Nago =)

answer03
answer03
Niveau 10
28 décembre 2005 à 16:52:19

Merci de chanter ma gloire à travers ton texte Nago :o))

Durby
Durby
Niveau 2
28 décembre 2005 à 18:44:46

Finalclad :d) mon texte arrive tout doucement à terme. Je part à Paris demain, dès mon retour je le finalise et le posterai.

Le-Mediateur
Le-Mediateur
Niveau 10
28 décembre 2005 à 18:47:32

L´écoute de l d´avalon a

Le-Mediateur
Le-Mediateur
Niveau 10
28 décembre 2005 à 18:52:01

(touche-tab à la con è_é)

L´écoute de la superbe ost d´avalon a eu le don de me donner envie d´écrire. Je n´ai pas eu le temps ( et oui je n´ai pas tout téléchargé Romain, pardon pardon v_v) de finir et je suis malheuresement en pleine écoute de l´intégrale de nirvana, musique qui, bien que très agréable à l´écoute, n´est pas vraiment un appel à la composition ^^
Je verrais si je finis et surtout si je poste.

Durby
Durby
Niveau 2
28 décembre 2005 à 18:57:53

Avalon: l´histoire en elle même ma déplu, contrairement à l´ambiance qui elle, m´a beaucoups impressionné. Bon concepte mais manque d´investissement, pour ma part...

Dark_Vendetta
Dark_Vendetta
Niveau 5
29 décembre 2005 à 02:44:40

Voila mon tribut à ce topic...

L’espace d’un instant j’ai cru pouvoir t’oublier, desceller cette image de mon cœur, laisser filer le songe, s’enfuire la chimère. C’était peut être faire fi de ces années d’union, averses d’enchantements, de ces fragments d’idylles passés dont peu saisirent l’intensité; m’abstraire trop vite de cette compulsion fusionnelle qui, indiciblement, m´avait rendu heureux…
Et pourtant les sensations en moi se perdent, le feu s’épuise, la passion chavire et se morcelle comme le cristal s’ébréchant sous un orage ignivome, le passé se déchire, immuable vestige de ce que fut le « nous » qu’il faut à présent taire.
Mais rien n’y fait. Douleur, lassitude, éloignement, rien. Rien qui n’apaise ce vide chaque jour plus présent. Le temps ? Tout au plus une prostitution du cœur, un voile fugitif et partiel, baume qu’appliquent ceux qui n’ont d’autre voie à suivre. La mienne ? Je n’en ai plus, disparue dans les méandres du doute. Dès à présent je cesse de vivre, attendant le néant. Couple… chrysalide d’une vie trop longtemps rêvée… Disparue…
Je cède…
Je t’aime.

finalclad
finalclad
Niveau 10
29 mars 2006 à 13:13:20

Les nouveaux savent-ils écrire ?!

Durby
Durby
Niveau 2
29 mars 2006 à 17:54:41

A mon avis, non.

Do_Oc
Do_Oc
Niveau 10
29 mars 2006 à 23:41:20

Sympa´.

Fanfarlo
Fanfarlo
Niveau 7
10 avril 2006 à 15:58:31

Ce n´est pas le fait d´écrire qui est le plus difficile dans un cas comme le mien, mais plutôt trouver un sujet. En général, je m´imagine une fresque épique / romantique et j´essaye de la sublimer. Ou bien, j´élève à un rang plus élevé quelqu´un que j´apprécie tout particulièrement. Mais, lorsque la rêverie laisse place à la réalité, il en va autrement. Je parle de rêverie et de réalité, ce n´est pas pour rien. Il y´a de cela quelques heures j´ai vécu une expérience tellement singulière qu´elle en était troublante. J´ai l´impression que mon âme s´est liée à une autre, et je me rappelle des moindres détails, mais la beauté de la scène fut telle qu´il est difficile de ne pas invoquer la divagation comme coupable.

Alors la question reste entière : Etait-ce un rêve ou la réalité ?

C´était un rêve. Tout porte à croire que c´en était un. Un doux songe qui s´éprend des amants lorsque l´être chéri manque à leur coeur. Le moindre mouvement fait écho à sa grace. Le moindre son nous fait prêter l´oreille, croyant - espérant entendre sa voix profonde. Le moindre regard nous fait rappeller la couleur pure de ses yeux. Oui, et même après m´être réveillé je continue à vivre dans ce rêve. Mais je le vis seul, car l´être chéri n´est plus auprès de moi. La souffrance est coutûme et conséquence de notre existence et de notre condition, pourtant celle de se réveiller et de se retrouver loin d´elle évoque en moi une douleur particulièrement fougueuse. Je ne sais comment l´apaiser, si ce n´est en la laissant pénétrer mes pensées. Doux remède. Mais ce songe ne s´exprime pas de la même manière que celui d´hier soir. Il lui manque un certain charme, un certain réalisme illusoire. Il lui manque le souffle de la beauté.

Alors; divagation ou souvenir ?

Souvenir, assurémment. Ca ne peut en être autrement. Tout une nuit merveilleuse avec pour symbôle les mains liées l´une à l´autre. Ces douceurs et caresses partagées, nul esprit ne peut les imaginer. Elles étaient réelles, et nourissaient ma passion. Le gracieux et agile mouvement de sa main glissant le long de mes cheveux, et frôlant mon visage, même mes rêves les plus incensés n´auraient pu franchir ces limites. Et mes doigts plongés dans sa chevelure hyacinthe, aussi belle que douce. N´oublions pas ce sourire ... les mots me manquent, maudite soit l´impuissance de ma plume quant à l´évocation de ce qu´a provoqué en moi ce sourire si radieux. Un instant révélateur ou deux enfants de coeur exprimaient leur compassion de la manière la plus pure.

Donc, vérité ?

La vérité n´est pas. Elle nous est propre. Mais ce que je sais, c´est que sa présence nourrit mes espérances. Non, ne m´interdis pas de rêver de toi. Comment pourrais-je m´en passer ? Alors que mes yeux ne trouvent reflet qu´en tes yeux. Que mes mains ne sont douces que lorsque je tiens les tiennes. Que mon esprit s´efface au profit de mon âme lorsque je suis avec toi ? Toi, qui hante tout mon être ? Non, je t´en prie. Ne m´empêche pas de rêver de toi. Tu me rend meilleur, tout simplement. Et c´est ce à quoi j´apire pour rester à jamais comme un éternel être chéri dans ton coeur. J´aime la vie, parce que tu la respires. Moi un malchanceux ? Alors que je cotoie ? Ta rencontre balaye d´un trait toutes les mésaventures que j´ai connu jusque là, et je reprend peu à peu goût à cette vie d´habitude si morose. Je crains, je doute, j´espère, car l´espoir est mon unique échapatoire. Craintes et doutes que tu effaces d´un simple sourire ... encore lui.

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