Sujet : " Décrivez un combat intensse entre deux protagonistes uniquement ( donc un duel). Vous pouvez inclure des dialogues, des flashback, ou quelquonques autres originalités, mais il faut retrouver un vrai combat. Il peux terminer et commencer comme bon vous semble. Le combat décris doit être en accord avec l´esprit des rpg, don vous devrez vous inspirer de ce type de jeu vidéo. Pour les plus incultes d´entre vous, final fantasy suffira comme source d´inspiration. "
« Tu dois mourir. »
Sa voix résonnait dans ma tête, ses mots hantaient mon esprits. Comment cela avait-il commencé ? Comment ce cauchemar était-il né ?
Tout avait débuté quand nous sommes arrivés sur cette cité maudite. La cité des nuages, comme on l´appelait souvent. On racontait dans la région qu´un trésor y était caché, que seuls les plus purs et les plus braves pouvaient espérer obtenir.
Tout ça, c´était ce que les gens disaient, mais personne ne savait vraiment la vérité. Quelques aventuriers en quête de danger ou attirés par les richesses y étaient bien partis, mais aucun n´était revenu. En tant que plus grands chasseurs de trésor du monde, nous devions y aller. Nous sommes donc partis un matin de printemps, au crépuscule, avec dans nos coeurs l´espoir de revenir chargés de richesses, et surtout avec le légendaire trésor. Tout s´était bien passé, la cité était un amas de ruines désertes. Cela m´avait intrigué, je m´étais attendu à quelque chose de différent. Quant à mon ami, il ne pensait qu´au trésor, et même peut-être trop...
L´épée que tenait l´homme qui avait autrefois été mon ami se nommait Murasama : l´épée maléfique dans la langue des Dieux. Forgée par les géants pour contrer Masamune, l´épée magique d´Odin, son existence fut oubliée tandis que les années et les siècles passaient.
« Alf, que fais-tu ? Que t´arrive-t-il ? » répondis-je.
Je criais, je hurlais, rien n´y faisait, l´épée continuait inexorablement son mouvement meurtrier, à quelques mètres devant moi. Alf avançait, lentement. Son regard était dur, on pouvait voir le reflet de la lame au plus profond de ses yeux. Après avoir grimpé des centaines des marches, j´arrivai au sommet de la cité : c´était un temple de forme circulaire – ou du moins je le croyais, avec au centre une statue, intacte et majestueuse. Il n´existait aucun autre chemin que celui que j´avais pris, tout donnait le vide. J´étais coincé, j´allais finalement devoir me battre contre celui qui avait autrefois été mon ami. Je tirais donc mon épée, sans ciller. C´était mon destin, mon triste destin...
Alf s´approchait de moi. J´étais prêt et résigné, le combat allait être dur. J´avais toujours été plus fort qu´Alf lors des duels, mais là, quelque chose avait changé. Il semblait plus fort, plus confiant. Il maniait Murasama comme si c´était un petit couteau. Alf prit l´épée à deux mains et traça un large arc de cercle devant lui. J´esquivai promptement l´attaque, et sans attendre que mon ennemi se ressaisisse, je lui assénai un rapide coup d´épée au niveau des côtes. Un bruit métallique se fit entendre : j´avais visé trop haut et touché la solide armure rougeâtre. Sans broncher, il riposta. Cette fois, le coup fut plus fort et plus rapide. J´essayai de bloquer l´attaque, mais ce fut sans effet : mon adversaire était trop fort. Mon arme fut éjectée de ma main tandis que je m´écroulai dans un cri de douleur. Alf leva Murasama dans les airs, face à moi. C´était la fin...
« Cours...va-t-en...et...tue-moi... » marmonna-t-il.
Je ne comprenais pas, je n´osai bouger ou parler. Alf tenait Murasama au-dessus de moi. Il tremblait, il luttait contre elle, oui, il luttait contre Murasama.
« Vite...achève-moi...prends l´épée... »
Sans réfléchir, je m´écartai de Alf, et finalement je me levai, je commentai à marcher vers la statue, attiré comme un aimant. Arrivé devant la statue, je l´observai rapidement. A la différence des autres des monuments de la cité, cette statue – la seule que j´ai vue – était en bon état. Elle représentait une jeune femme, vêtue d´une armure qui protégeait tout son corps. Elle portait un casque de guerre, solide et magnifique. Les motifs d´or incrustés sur celui-ci représentaient des feuilles. Sa longue chevelure argentée semblait voler dans les airs. Un magnifique fourreau cachait une longue épée tranchante. La déesse serrait contre sa poitrine une pierre bleue et transparente, qui dégageait une lumière blanche et puissante.
L´éclat augmentait à mesure que je me rapprochais, ma vision fut bientôt complètement brouillée...
L´arme dégageait autour d´elle une aura blanche, presque aveuglante. C´était la Masamune, l´épée protectrice que la statue m´avait donnée. Une étoile d´or à trois branches flottait au sommet de la fine lame.
La Murasama, elle, était l´épée maléfique. Elle plongeait le jour dans la nuit, la clarté dans clarté dans l´obscurité, le bien dans le mal. Une perle d´un noir profond était incrustée dans le manche.
Je me redressais lentement et j´empoignai l´arme avec fermeté. De la sueur coulait sur mon visage, mais j´étais déterminé, l´âme de Masamune et de ses possesseurs était avec moi. Je chargeai, l´arme à la main. Alf ne bougea pas, aucune émotion ne pouvait se lire sur son visage. Au dernier moment, toujours impassible, il se mit de côté et tendit la longue lame dans ma direction, prêt à m´empaler.
Sans réfléchir, je bondis dans les airs, tel un prédateur attaquant sa proie. Alf fit un pas de côté pour esquiver l´attaque, et se prépara à riposter. Il empoigna l´épée à deux mains et traça un puissant trait là où je venais d´attérir. J´étais pris de vitesse, les deux lames allaient s´entrechoquer, le bien et le mal se confronter.
« Les armes n´ont plus d´utilité maintenant, l´un de nous doit mourir » expliqua Alf simplement.
Un filet de couleur noirâtre commença à envelopper le corps de Alf pour finalement disparaître et laisser un Alf méconnaissable, sombre, glacial.
« Alf, est-ce bien toi ? »
Sans répondre, il joignit ses mains pour former une sphère bleue face à lui. Celle-ci fut soudainement projetée sur moi. D´instinct, je mis ma main en face de moi. La sphère se stoppa dans la paume de ma main. Était-ce la mythique magie, me suis-je demandé ?
Je me sentis soudain plus sage et plus fort. Je me mis à flotter à quelques centimètres au-dessus du sol dallé du temple. Le soleil était haut dans le ciel. Un petit sourire se dessina sur mes lèvres quand je vis apparaître dans ma main un cristal d´une pureté parfaite. Le cristal brillait de plus en plus : il tirait son énergie des rayons du soleil.
« Tu n´es plus Alf » dis-je.
Une solide lance prit forme devant moi, avec à son extrémité le cristal magique. Sans hésiter, je lançai l´arme. Alf eut tout juste La lance transperça le coeur de mon ancien ami. La perle noire qui siégeait autrefois au sommet de la Murasama roula par terre, à quelques mètres du précipice. Je m´avançai prudemment, puis je tendis la main pour prendre la pierre si précieuse et si dangereuse. Était-ce ça le trésor de la cité ?
« Alors qu´ils prennent leur trésor s´ils le veulent ! »
Tandis que je disais cela, je jetai la perle dans le vide.
« Les Dieux qui ont construit cette cité ont-ils péri ainsi ? Le coeur des hommes contient-il plus de mal que de bien ? »
Le soleil se couchait face à moi.
La nuit arrivait.
Quand apparut la première étoile dans l´infini de l´espace, je me laissai tomber dans le vide. J´allais rejoindre Alf.
Note : le texte est composé de environ 6800 caractères, ce qui fait pour moi une page trois quart. Un des juges ayant déclaré que le nombre de caractères minimum est 5000, j´estime que j´ai assez écrit, même si la barre des deux pages n´a pas été atteinte.
Bonne lecture. ^^