« - Votre majesté, nous ne pouvons pas nous permettre de les laisser nous envahir. Le peuple d’Arcadia profite de nous dans leurs desseins, nous devons réagir au plus vite !
- Calmez-vous, Général Basch, je vous ai déjà fais part de ma réponse.
- Je suis bien au courrant mais si j’étais vous, je ne laisserai pas ces chiens d’Arcadiens arroger nos terres pour le bien de leur stratégie de guerre.
- Seulement, vous n’êtes pas moi, vous n’êtes pas le Roi. Si je refuse de me prêter à une révolte face à leur invasion, c’est tout simplement car je tiens à mon peuple, à ma fille et même à vous, Général.
- Mais en les laissant faire, notre peuple fera pâle figure ! Il faudrait songer à une ruse militaire pour déjouer leurs projets afin de leur montrer que le Royaume de Dalmaska se vaut aussi et qu’il ne se laissera pas offenser importunément. Même si une guerre doit avoir lieu, elle aurait son importance ; L’honneur de du régime monarchique de Dalmaska.
- Si mon royaume fait pâle figure, qu’il en soit ainsi alors. Cela évitera bon nombre d’innocents morts. Autant signer un traité de paix.
- Mais nous serons la risée des Royaumes !
- Suffit ! Général Basch ! Je dois décider, et vous, agir ! Me suis-je bien fais comprendre ?
- O…Oui, votre Majesté. »
Le Général s’était résigné. Il ne pouvait contester les ordres du roi, son grade ne lui permettait pas. Et s’il s’avisait de le faire, graves seront ses sanctions. Basch recula du trône, où siégeait sa Majesté, et prit, d’un pas lourd, le chemin vers l’unique porte. Avant de quitter la salle, le Roi l’interpella ;
« - Dîtes moi, Général, n’avez-vous pas oublié ?
- Quoi donc, votre Majesté ?
- Vous êtes irrécupérable », ironisa le vieux roi, « C’est vraiment votre mémoire qui fait défaut à votre prestige. A dix-huit heures, cet après-midi, se déroulera le mariage de ma fille et le sacrement de son fiancé, Reks.
- Bien sûr, où avais-je la tête ? Mais ce Reks, n’est il pas un soldat ? Si je peux me permettre, serait ce un peu osé de l’initier à la famille royale alors qu’il n’a pas acquis toute l’expérience nécessaire ?
- Certes, son grade correspond à celui du soldat, mais ma fille a trouvé en lui, l’âme sœur. Je ne souhaite pas gâcher son bonheur et d’après des dires valables, on m’a parlé de lui comme une personne nonchalante, responsable, sachant prendre des décisions ; Il est digne d’être mon illustre descendant et c’est pourquoi je ne m’y oppose pas, et que je le sacrerai Prince moi-même afin qu’il gagne le droit d’épouser Ashe, ma fille.
- Il prendra donc très bientôt le commandement de la monarchie de Dalmaska, je présume.
- Balivernes. Je ne cèderai la place qu’à ma mort. Général, vous pouvez vous retirer. Je compte sur votre présence.
- Je n’y manquerai pas.» affirma Basch avec un sourire malicieux, achevant la discussion.
Rabanastre. C’était le nom offert à la capitale du royaume de Dalmaska, en honneur de celui qui avait réussi à créer une liaison et une union entre les différentes races d’Ivalice. C’est, d’ailleurs, cette ville qui regroupait actuellement les races afin qu’elles se mêlent ensemble pour faire découvrir leur culture ainsi que les traditions natales de chacun des peuples. Ce lieu semblait d’apparence futuriste par la vue de ses immenses immeubles, se rejoignant en son centre. Les bâtiments possédaient une architecture faisant office de mixte de toutes les cultures, existantes sur Ivalice. Ils reluisaient la couleur de la caillaisse et l’odeur de la poussière pour ce qui était des quartiers pauvres, où logeaient en général, Seeqs, Moogles et Bengaas. Les « portions » de la ville se trouvant dans le milieu s’offraient une habitation beaucoup plus luxueuse, où un effort de discernement fut ajouté ; Des immeubles modernes et diversifiés correspondant plus à la notion de l’éventuel. C’est dans ces quartiers que vivaient les Humes et Vieras, deux des races les plus respectées dans le monde.
Les jobs étaient facilement dénichables dans cette ville où les talents et les demandes y regorgeaient. Exactement par rapport à la position des races dans la ville, leur classe sociale correspondait avec leurs métiers ; Ainsi les Seeqs s’occuperont des calvaires et les Humes auront le meilleur choix de profession.
C’est dans cette ville, à la place centrale, située au milieu de La capitale entourée de gigantesques tours sublimes d’aspects visuels, qu’un jeune homme blond contemplait avec passion la nuée de vaisseaux au ciel. Aujourd’hui était un grand jour, unique, que tout le monde voulait voir. Le clocher retentit ses trois coups. « Dix-huit heures. » pensa le jeune homme. Il ne lâcha pas du regard les envols qu’il en oublia de croquer sa pomme, volée franchement. Une main se posa sur les yeux du jeune homme;
« - Coucou, qui c’est ?
- Euh… Freyja ?
- Vaan ! » S’énerva la personne inconnue visuellement
« - Tifa ? Rosa ? Rydia ? » Prononça-t-il rapidement, emporté par la gène.
Le certain Vaan retira la main, obscurcissant sa vision, et se retourna.
« Oh Penelo ! Désolé, je ne t’avais pas reconnu…
- Ne pas reconnaître sa petite amie, tu es vraiment irrécupérable pour ça.»
La jeune fille, blonde apparemment elle aussi, bouillait de colère sur place.
« Oh, je me suis excusé…» lança le garçon, visiblement toujours gêné.
« - Ca ne change rien !
- Mais c’est à cause… des vaisseaux, dans le ciel. Ils m’ont donnés envie de voyager dans les airs, encore une fois. Et puis, c’est l’heure du mariage de la princesse et de mon frère.
- C’est le mariage de ton frère et tu ne vas pas le voir ?
- C´est-à-dire que… »
Le jeune homme eut du mal à calmer sa compagne pendant un bout de temps et la conversation défilait.