Critique de L’OST 1 de TSUBASA RESERVOIR CHRONICLE :
Yuki KAJIURA, que l´on ne décrit plus à présent, est de plus en plus présente dans le domaine de l´animation japonaise. Nous la retrouvons donc pour Tsubasa Reservoir Chronicle, en concordance avec l´ambiance de l´anime. L´OST noue le tribal oriental avec des compositions aussi bien électros que symphoniques. Le tout formant pour notre plus grand bonheur une petite perle auditive.
PISTES:
Le C.D s´ouvre avec "Ship of Tools", un opening typique de KAJIURA, c´est-à-dire une intro instrumentale. Les choeurs se soulèvent sous une mélodie rythmée qui mêle entre le rock, des instruments traditionnels et des choeurs enflammés. Les pistes suivantes rappèlent fortement les précédents travaux de la compositrice, essentiellement des morceaux très vifs alternés avec d´autres bien plus ethniques ou traditionnels : comme on avait pu l´entendre pour .hack//SIGN. « Blaze » l’opening du manga est agréable à l´écoute mais ne vous fera pas décoller de votre siège. Mais qu’importe, à peine arrivé à la piste 5, on nous dévoile le thème de combat de Kurogane (acolyte du héro Shaôlan), je ne vous en dirais que deux mots : Pur bonheur.
Il faut attendre la piste 6 pour être surpris avec "You are my love", petit duo entre une voix féminine aca pella et une guitare sèche, très mélodieuse et envoûtante.
Nous avons également droit à une chanson de FictionJunction avec Kaori au chant, pour "Tsubasa", c´est très sympa, elle est en anglais, et cela colle parfaitement à l´anime. On s’y laisse donc bercer avec joie et un certain sourire aux lèvres.
Le cd se poursuit avec des airs s’appliquant avant tout sur différentes émotions. On citera par exemple "I talk to the rain" en piste 12. Ici, les choeurs qu´utilise KAJIURA sont toujours aussi émouvantes, notamment quand le violon plaintif se fait entendre en bruit de fond.
A la suite se présente quelques pistes sans grands intérêts. En revanche, les trois dernières de l´album font oublié ces petits défauts.
La 16ème, "Witch" commence avec une cithare (instrument assez semblable à la guitare formant un ovale qui s’allonge vers l’une de ses parties), un rythme electro intervient quelques secondes plus tard pour laisser place à une composition rock progressive.
J’en viens directement à l’apogée de l’album : "A song of Storm and Fire". C’est un petit bijou auditif. Chanson rythmée comportant des choeurs comme l´on pouvait facilement en entendre dans Madlax ou (encore et toujours) .hack//Sign, à savoir un chant cristallin magnifique sur une composition qui, en milieu de piste, devient quasi symphonique. Une pur merveille que je vous enverrais avec plaisir pour la peine que vous me le demandiez
Le C.D s´achève avec "Best years of our Lives", composition symphonique et nostalgique qui se boucle sur quelques notes de piano. On en ressort au final avec une certaine nostalgie. Que vous ayez vu ou non la première saison de la série (malheureusement licencié il y a 3 jours) ne changera en rien votre plaisir en écoutant ces pistes qui sont une belle preuve du talent de Kajiura Yuki. Tout est là pour lui apporter mérite et prestige. Une Ost comme on en fait peut, et qui prouve encore une fois, qu’une série dépend beaucoup de son ambiance et de ses mélodies.
CONCLUSION:
Trêve de louanges, il n’y a pas réellement de critiques majeurs à signaler hormis deux ou trois morceaux qui ne portent que peu d’intérêt ou sont littéralement hors sujet. Je rajouterai qu’il y a une légère sensation (minime) de manque d’innovation de la part de Yuki qui n’ose pas se démarquer du style dans lequel elle baigne depuis si longtemps.
Cependant, elle nous présente encore une fois une œuvre remarquable : grandiose, attachante, stylé, dépaysante et prenante… Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier un tel OST. Indispensable suffira, en fait.
Ps : Pour certaines critiques de morceaux concernant les airs et instruments employés, je me suis renseigné sur différents forum et avis pour en retirer l’essentiel.
Sur ce, j’espère que vous aurez l’occasion (pour ceux qui ne connaissent pas encore cette album) qu´ils auront la chance de l´écouter un jour, parce qu’il en vaut vraiment la peine…
Et puis, en bonus : l’Ending est chanté par Mayaa Sakamoto
(bien que moyen) 