Je serais finalement le premier à poster ma fanfiction, je l´ai écrite d´une traite cet après-midi et ce soir, nous verrons si la totale improvision a toujours du bon :
« Cela devait se passer ainsi, le destin est déjà tracé et mes rêves me l’ont montré. Alors pourquoi est-ce que tout se mélange maintenant… »
¤¤
Comme tous les jours depuis son arrivée à Tokyo, Yuzuriha se baladait en compagnie d’Inuki, son chien attitré. Le ciel était clair, dégagé, un temps idéal pour partir à la découverte de nouvelles glaces, de nouveaux parfums, mais aussi secrètement pour rencontrer quelqu’un qui pourrait le voir. Oui le voir, lui, que nul ne peut distinguer hormis ceux concernés par la fin du monde. Quel paradoxe, ceux qui pouvaient lui apporter le plus grand bonheur imaginable étaient également ceux contre qui elle devait combattre pour décider du sort de la planète et de l’humanité.
Au fond d’elle, elle gardait cependant un espoir car elle avait déjà rencontré un de ces « Anges ». Kusanagi était son nom. Un sentiment de nostalgie survenait quand elle pensait à ce nom, mais un sentiment plus fort encore s’emparait d’elle, l’amour. Elle ne l’avait pourtant vu que par deux fois, lors de leur première rencontre et lors d’un rendez-vous improvisé dans un parc de la capitale. Cela avait suffit à faire naître en elle cette agréable sensation, ce bien-être que rien ne peut entraver. Elle sourit puis regarda Inuki :
« Aujourd’hui je vais goûter un parfum de glace que l’on ne trouve que dans un endroit, peut-être que nous trouverons là-bas quelqu’un qui pourra te voir », lui lança-t-elle.
Pour seule réponse, Inuki lui jeta un regard plein d’affection et regarda ensuite de nouveau devant lui. Yuzuriha sourit une seconde fois :
« J’espère que nous trouverons rapidement car je n’ai pas trop envie de traîner dans ce quartier. Il s’agit de Shinjuku et si tu en connaissais la réputation ! ! ».
Elle porta son regard sur Inuki puis releva les yeux et put apercevoir avec stupéfaction un jeune homme la regardant interloqué. Il s’approcha :
« Euh, excuse-moi mais à qui parlais-tu ? », lui demanda-t-il.
« Je parlais à Inuki, mon chien, tu ne le vois pas ? », lui répondit-elle.
Elle pointa du doigt ce que le jeune garçon vit comme étant le sol. Voyant qu’il ne comprenait pas, elle poursuivit :
« Ce n’est pas grave, seuls ceux qui le voient m’intéressent, au revoir ».
Puis elle repartit en courant, laissant l’adolescent intrigué à ses questionnements.
« Ce n’est pas grave, je suis habituée Inuki ».
Elle ferma un instant les yeux car cet état de fait lui était en réalité toujours insupportable.
Cette seconde lui sembla une éternité, le triste souvenir de ces moments vécus dans son enfance empoignant son cœur. Ce moment de mélancolie se perdit cependant quand une étrange sensation se fit ressentir dans l’atmosphère. Cette sensation, elle l’avait déjà ressentie lors de son arrivée au palais de la Diète. Elle rouvrit les yeux et découvrit les rues l’environnant totalement désertes, dans ce quartier fourmillant de monde à l’habitude. Des pétales roses pleuvaient et l’ambiance devenait malsaine. Elle comprit et s’adressa alors au provocateur :
« Gardien de la tombe du cerisier, je sais que c’est vous, où vous cachez-vous ? ! »
Inuki qui avait également sentit sa présence grâce à ses instincts animaux grognait, prêt à bondir pour protéger sa maîtresse. Un rire sadique retentit alors dans les rues, résonnant sur les murs des immeubles entourant Yuzuriha. Il stoppa ainsi que la pluie de pétales de cerisier et une silhouette se profila au loin, imperceptible à l’œil nu pour un humain mais distinguable pour un des 7 « Sceaux ».
« Quelle intuition vraiment mais est-ce que votre pouvoir en est à la hauteur ? ! », questionna une voix omniprésente.
Elle ne répondit pas à la question et s’adressa alors à Inuki :
« Tiens-toi prêt, il arrive », lui dit-elle tout en créant sa barrière.
En effet la silhouette présente au loin s’approchait à vive allure. A présent à une distance d’environ 100 mètres, l’ennemi était tout à fait visible mais c’est avec surprise que Yuzuriha découvrit son adversaire….
¤¤
Pendant ce temps, au palais de la Diète, Kamui et les autres sceaux avaient sentit la présence du Gardien de la tombe du Cerisier ainsi que de la barrière de Yuzuriha et se préparaient à sortir :
« Nous devons y aller vite, viens Kamui », fit le moine du Mont Koya Sorata.
Kamui, pour seule réponse, fit un signe détaché de la tête et quitta la pièce les mains dans les poches. Dans l’ascenseur qui les menait à la surface, il ressentit la même impression que lors de son arrivée à Tokyo.
« Quelque chose ne va pas ici », fît-il visiblement contrarié.
« Que veux-tu dire ? ! », questionna Sorata.
Kamui n’eut pas besoin de lui répondre car l’ascenseur s’arrêta brusquement, les lumières s’éteignirent, les laissant tous les deux dans le noir. Soudain un symbole lumineux rouge apparut au milieu de l’ascenseur, le même symbole qui représentait la princesse Hinoto.
« Que faites-vous ? !, s’interrogea Sorata.
« C’était déjà vous, les Shikis, lors de mon premier jour à Tokyo », lança d’un ton sûr et froid Kamui.
« Pardonnez-moi mais vous ne pouvez pas y aller, je suis désolée » résonna une voix.
« Mais pourquoi, que se passe-t-il », se demandait toujours Sorata.
« Le destin que j’ai vu dans mes rêves m’est insupportable mais quelque chose a changé depuis quelques jours, les rêves se brouillent… ».
Le sceau disparut alors.
« Je n’ai pas de temps à perdre. Sorata, utilise ton pouvoir de la foudre pour relancer l’ascenseur ».
Le moine bouddhiste acquiesça et se concentra en récitant plusieurs fois la même incantation :
« On kakaka bienmai sowaka…On kakaka bienmai sowaka ! »
Une boule d’électricité concentrée apparut alors au creux de ses mains et il les appliqua au plafond. La lumière se ralluma et l’ascenseur repartit en direction du Rez-de-chaussée…
¤¤
Yuzuriha esquivait quant à elle les coups que lui portait son adversaire qui avait engagé le combat. Elle sautait d’immeuble en immeuble sans riposter. Elle ne pouvait pas risquer de le blesser.
« Arrêtez ! Pourquoi vous en prenez vous à moi ? ! Vous ne me reconnaissez pas ? ! »
Son ennemi semblait impassible, frappant et frappant sans cesse.
« Kusanagi ! !! », cria-t-elle alors.
L’homme s’arrêta un instant, surpris d’entendre ce nom. Aussitôt il fut pris d’une douleur au niveau du torse et se contorsionna en criant de douleur. Yuzuriha s’approcha alors :
« Kusanagi, Kusanagi reprenez-vous ».
L’homme qui était en réalité Kusanagi se tut quelques instants, la douleur semblant s’estomper. Elle s’approcha encore un peu, jusqu’à caresser son visage de ses mains. Il détourna le visage et dans le même geste décrocha un violent Uppercut dans le menton de la jeune fille qui fut projetée avec violence en arrière. Un moment évanouie, elle fut rattrapée par Inuki qui la pris mordit le col et la déposa sur un toit non loin. Aussitôt qu’il l’eut déposée, il fonça en direction du Dragon de la terre, grognant et sortant les crocs. Kusanagi sourit puis rejoint la terre ferme, Inuki le suivit. Les deux adversaires étaient à présent l’un face à l’autre se regardant droit dans les yeux sans sourciller, immobiles. Ils attendaient tous deux le moment propice pour attaquer. Yuzuriha reprit alors conscience et appela Inuki. Il détourna la tête et Kusanagi en profita pour frapper violemment le sol, entrouvrant une brèche dans le sol en sa direction. Inuki qui comprit trop tard eut juste le temps de sauter sur le côté. Il fut blessé au niveau d’une patte par les éclats et l’onde de choc, un filet de sang s’en échappait. Malgré cela il partit rejoindre Yuzuriha sur le toit d’un immeuble.
« Ce n’est pas possible, Inuki tu es blessé, comment a-t-il pu te faire ça ? ! », s’interrogeait-elle.
« C’est très simple », répondit-il.
Il frappa de nouveau le sol qui se fissura jusqu’à l’immeuble. Un bruit sourd retentit à l’intérieur de celui-ci et il commença à s’écrouler. Blessé mais toujours en état de se déplacer, Inuki esquiva rapidement tout comme Yuzuriha.
« Je suis sûre que ce n’est pas vous, ce doit être une illusion créée artificiellement ».
Elle se mit alors à pleurer.
« C’est un cauchemar, je ne veux pas y croire ? ! ».
Il chuta en arrière et se recroquevilla. Inuki s’approcha d’elle et caressa son visage avec son museau pour essuyer ses larmes. Ensuite il fixa Kusanagi et bondit vivement sur lui. Surpris, il n’eut pas le temps d’esquiver complètement et Inuki arracha alors sa veste et son tee-shirt, laissant apparaître son torse sur lequel reposait une carte noire avec un pentacle gravé à l’or dessus. Il retourna ensuite auprès d’elle et lui fît signe de regarder. En observant l’artefact elle comprit et sourit de nouveau : il était possédé par le Gardien de la tombe du cerisier et n’agissait pas de son plein gré. Cela avait accru sa combativité, elle s’adressa à Inuki :
« Tiens-toi prêt ».
Le Dieu-chien acquiesça et tous deux s’élancèrent dans les airs. L’enveloppe corporelle d’Inuki se transforma peu à peu en halo de lumière bleuté, Yuzuriha ferma les yeux en posant ses mains l’une contre l’autre comme une prière. Elle les ouvrit ensuite et Inuki maintenant transformé en épée atterrit dans ses mains. L’épée qu’elle tenait à présent en main était assez longue, possédant une garde peu large suivie de ornements courbés. Elle la brandit en direction de la marionnette qu’était Kusanagi sous l’effet de l’envoûtement. Elle allait porter un coup pour détruire la carte quand le Gardien de la tombe du Cerisier apparut et la retira. Aussitôt Kusanagi reprit ses esprits et vit Yuzuriha s’élancer vers lui, son épée prête à le trancher. Tous deux surpris n’eurent pas le temps de réagir et l’impact fut violent. Tous deux retombèrent lourdement sur le sol. Yuzuriha lâcha son épée. De longues minutes passèrent, une marre de sang se forma autour des deux corps inconscients.
Au loin Kamui et Sorata aperçurent la barrière de Yuzuriha s’estomper lentement pour disparaître complètement.
« Nous allons arriver trop tard », se désola Sorata.
Kamui ne répondit rien et poursuivit sa route. Arrivés sur place ils constatèrent les trois corps allongés sur le sol. Ils s’approchèrent quand le sceau de la princesse Hinoto apparut de nouveau :
« C’était leur destin, nul ne peut le contrarier, nul ne doit le contrarier…».
« Tais-toi, tu dis que tout est décidé à l’avance mais moi je n’en crois rien. Nous faisons nos propres choix et ce sont eux qui déterminent notre destin », s’indigna Kamui.
Il se concentra et envoya une vague d’aura qui fit voler en éclats le sceau. Tous deux s’approchèrent ensuite des corps inertes. Inuki semblait très mal en point après avoir perdu beaucoup de sang à cause de sa blessure à la patte mais allait survivre. Ils retournèrent ensuite le corps de Kusanagi. Il avait une large entaille au niveau de l’abdomen d’où s’échappait un flot incessant de sang. Ils ne s’en occupèrent cependant pas, après tout il était leur ennemi. Ils regardèrent ensuite l’état de Yuzuriha car Kusanagi était en plus retombé sur elle. Elle ne semblait pas avoir de blessures critiques, juste quelques hématomes et une fracture de la jambe droite. Alors qu’ils s’en occupaient, elle reprit conscience.
« Que…que s’est-il passé ? Oh ! ! Kusanagi que lui est-il arrivé ? ! »
Ils s’écartèrent pour laisser apparaître son corps encore chaud. Elle se mit à pleurer en voyant ce spectacle affreux se dévoilant devant elle.
« Nonnnnnnnnn ce n’est pas possible, c’est un cauchemar. Je ne voulais pas, je voulais juste l’aider… »
« S’il t’a attaquée tu devais te défendre », tenta de la rassurer Sorata.
« Non non ce n’est pas possible je l’aime ! »
Sur ces mots, Kusanagi reprit à moitié conscience :
« Yu…Yuzuriha ne dis pas ça ».
« Mais si je vous aime Kusanagi Shîyu ! ! »
Faisant fi de ses blessures, elle s’agrippa à lui. Elle pleurait toutes les larmes de son corps. Sa détresse, son chagrin touchèrent même Kamui pourtant impassible d’habitude.
« Je vous aime, je vous aime, Je vous AIME ! ! », hurlait-elle sans cesse.
Soudain Inuki se releva malgré son état critique. Il hurla puis commença à se dématérialiser en lueur bleue.
« Que fait-il ? ! », s’exclamèrent-ils.
Il caressa Yuzuriha de son museau puis sauta dans les airs. Il était à présent une simple traînée de lumière dans les airs puis redescendit à toute vitesse pour pénétrer dans le corps de Kusanagi. L’impact créa une vive lueur qui obligea les autres à fermer les yeux. Lorsque la lumière s‘estompa gisait simplement le corps de Kusanagi mais totalement guéri, sa profonde plaie s’était refermée d’elle-même. Il reprit connaissance mais était encore très faible. Le plus important pour Yuzuriha était de toute façon qu’il soit encore en vie…
¤¤
« Mes rêves ne m’avaient pas montré cela, cela aurait dû se passer autrement… »
« Ma sœur, le destin pourrait-il réellement dévier de sa trajectoire initiale ? ! Serait-ce cela la puissance de l’amour ? ! »
« Je…je ne sais pas. Mais la finalité reste toujours la même… »
Ouais une fic ![]()
Et une de postée une ![]()
Je croyais que c´était a PARTIR de demain a minuit
!
Mais jusqu´a demain minuit sauf que The_Big_monarch la encore reporter d´une semaine, moi je dis il devrais etre un pénaliser se qui le rende la semaine prochaine! ^^
En fait on peut poster je crois jusqu´à mercredi sans pénalité. A partir de Jeudi on aura une pénalité.
Le probleme c´est que je viens de me rendre compte que n´ayant jamais vu ou lu la majorité des sujets demandés par les candidats je vais pas pouvoir lire beaucoup de fics
^^ !
Moi y´a que le sujet de finalclad que je ne connais pas mais je le lirai plus tard ![]()
Moi je les lirais tous! ^^
Moi aussi car je suis ce précieux conseil : " Apprends à connaître ton ennemi pour mieux le vaincre" ^^ !
![]()
Moi j´ai finit mais j´ai pas envie de poster pour montrer à Epu ce que j´ai fais
^^ ! Y´a t´il une solution
?
En plus, comme il me faut dix minutes pour poster un message, tous mes messages seront accompagnés de dix minutes d´écart, parce que ma fic est plus longue qu´un seul message, ou alors je me fou trois pages web sur répondre et je poste les uns apres les autres, là il me faudra seulement deux minutes je pense entre chaque message
!
Ou alors quelqu´un t´aide à poster ![]()
Moi j´ai bientôt fini mais je pense que je laisserai Zell poster d´abord
( sauf si il poste pas avant jeudi ^^)
Si seulement je pouvais me connecter sur msn aussi ![]()
Mais il est bizarre ton msn même quand t´es là ya encore des problèmes ![]()
Enfin bonne chance pour réussir a venir hein ^^
Sujet 2 : Final Fantasy VII [Parkko]
Ce sujet se déroule après la victoire de Clad et son équipe sur Séphiroth. Midgar a été détruite. Tu dois choisir un personnage, n´importe lequel, et tu le feras aller dans cette ville déserte et ruinée, en expliquant pourquoi il y va. Alterne l´action et la réflexion.
Minimum de pages : 3, Maximum de pages : 10, Times New Roman Ecriture 12
Note avant la rédaction du texte : Ici, on peut voir Midgar complètement détruite, alors que normalement dans FFVII on pouvait penser que les gens dans les Taudis survivraient, mais je me suis inspiré un peu de FFVII AC où on voit la ville complètement détruite, donc on peut imaginer que les rescapés sont rares, et que les taudis ont été détruits aussi.
« Son corps était là, devant ses yeux, tout cela semblait irréel, mais si concret à la fois, il savait parfaitement, maintenant, ce qui allait se passer. Il ferma les yeux et sourit, se rappelant comment il en avait été arrivé là »
Qui était t’il vraiment ? Un être vivant ? Un chat ? Un robot ? Un jouet ?
Comment peut-on vivre, sans même savoir qui l’on est….
Et si, toute chance de retrouver un jour qui l’on est, s’envole en poussière…
-Si vous cherchez le Gold Saucer, ce n’est pas ici ! S’esclaffa un homme derrière le jouet.
Cait Sith ne se retourna pas, il était bien trop habitué à ces moqueries, et surtout bien trop occupé à contempler le désastre.
On ne distinguait, sur des kilomètres, que les ruines de Midgar : des bâtiments détruits, des pierres, des bouts de tôles, quelques murs ayant résisté au désastre, mais surtout, ce qui revenait le plus souvent, ou tout du moins, ce qui attiré le plus l’attention, c’étaient les cadavres, on ne les comptait plus, ils se confondaient avec le décors, comme si, chaque caillou, chaque débris, avait un mort, attitré. Ils étaient partout.
-Vous aviez de la famille à Midgar ? Demanda une voix douce juste derrière le jouet.
Cait Sith se retourna, intrigué. Devant lui, se tenait une femme d’une vingtaine d’années, avec un visage à moitié caché par des longs cheveux bruns, mais l’on pouvait voir qu’elle avait des traits agréables et réguliers. Elle portait un pantalon déchiré et un tee-shirt sale, qu’il était évident qu’elle était sur les ruines de Midgar depuis quelques temps.
-Non. Je n’avais pas de famille ici, enfin si, mais je ne sais pas si on peut appeler ça de la famille, répondit d’un ton morose Cait Sith.
-Excusez la plaisanterie de mon ami, il est stupide. Vous ne devriez pas resté ici Mons… mademois… Euh… vous ne devriez pas rester ici, balbutia la jeune fille.
-Pourquoi, c’est un endroit dangereux ?
La jeune fille toussa d’un air glorieux, et commença son explication :
-En effet, depuis la destruction de Midgar, nous assistons à un regroupement important des monstres de la région, ils sont attirés par le sang des cadavres, entre autre.
-Comment cela se fait-il qu’il y’en ait autant, j’avais prévenu les gens de se mettre à l’abri dans les taudis, murmura Cait Sith.
-Qu’avez-vous dit ? Les Taudis ? Comment le savez-vous ? C’est vrai, nous avons remarqué que les gens s’étaient réfugiés dans les taudis, mais les piliers soutenant les plaques supérieures se sont effondrées, la grande majorité des gens a été écrasée, ou a reçue des pierres sur la tête. C’est affreux ! S’exclama t’elle, avec pourtant un grand sourire aux lèvres.
-C’est… c’est atroce, on aurait pu éviter ce massacre non ?
-Il était dur de penser que Midgar allait s’écrouler ainsi du jour au lendemain, répondit la femme toujours, un grand sourire aux lèvres.
-Pourquoi avez-vous l’air si heureuse ? Demanda intrigué le jouet.
-Mais enfin, regardez le ciel ! Le météore a disparu ! Il ne viendra pas nous percuter, et j’ai du mal à avoir de la compassion pour les habitants de Midgar, alors que nous sommes sauvés ! Hier encore, je pensais que je vivais ma dernière semaine, et là, rien ni personne ne pourrait me faire perdre mon sourire.
Cait Sith leva les yeux au ciel, tout s’était passé si vite, qu’il en avait oublié certaines conséquences.
-Vous ne pouvez pas aller plus loin s’il vous plaît… très cher…
-On me nomme Cait Sith, mais je ne sais pas si c’est mon vrai nom, où si c’est celui qu’on a donné à ce robot, peut être devriez-vous m’appeler Reeve.
-Que dîtes-vous ? S’étonna la femme.
-Peu importe, appelez-moi Cait Sith, c’est ainsi que je me reconnais le mieux, et vous, quel est votre nom ?
-Essea, retenez bien ce nom, petit, car vous allez entendre parler de moi !
La jeune femme se retourna, et obligea le jouet à en faire autant.
-Vous voyez la petite troupe là-bas ?
A l’endroit indiqué, à une cinquantaine de mètres, on distinguait un groupe d’une dizaine de personnes.
-Nous sommes… les SM !
Cait Sith eu un mouvement de recul.
-Secouriste de Midgar ! Vous pensiez à quoi ? Nous avons décidé de venir voir s’il ne restait pas de survivant, on ne sait jamais ! Pour l’instant nous en avons trouvé quelques uns, nous cherchons activement, mais c’est très dangereux, plus on s’aventure à l’intérieur des ruines, plus les monstres sont fréquents, et forts, évidemment.
Cait Sith ne répondait pas, alors, pour se justifier, Essea ajouta :
-Nous avons tous notre brevet de secouristes, nous sommes juste dans notre pause-déjeuner, nous avons bien le droit !
-Je ne te demande aucune explication, au moins vous vous rendez utile, c’est bien.
La jeune femme se pencha et murmura à l’oreille du chat
-En fait, nous pensons qu’en faisant ça, on pourra passer pour des héros, on espère que la télé va venir ! Mais désolé, tu ne dois pas aller plus loin, sinon tu te ferais tuer, où tu te perdrais.
-Comment ça ? S’étonna le jouet.
-Eh bien, tu te perdrais, c’est pourtant logique, quand tu arriveras à un certain endroit, aussi loin que tu regarderas, tu ne verras que les ruines, rien de plus ! Alors tu ne sauras plus où aller, au Nord ? Au Sud ? Eh ! Je ne suis pas déjà passé par cet endroit ? Si, je reconnais ce caillou ! Je tourne en rond depuis déjà… quoi ? J’ai oublié ma montre, quelle heure doit t’il être ?
Essea mimait à la perfection la scène, comme si elle y était.
-N’essaie pas de m’empêcher de passer, je vais essayer de me forger une identité.
-Pardon ?
-C’est dans cette ville que mon corps a été crée, ensuite on m’a rajouté un chat, moi, et on a animé le tout par la magie, mais c’est quand même ici que j’ai été fabriqué, si je puis dire. On me contrôlait de Midgar, ou peut être qu’on me contrôle encore, va savoir.
-C’est bien beau tout ça, mais tu vas mourir ! Un pauvre chat comme toi ne pourra se défendre.
-Ne t’inquiète pas pour moi, retourne avec tes petits camarades, mais si je suis revenu ici, c’est pour essayer de savoir qui je suis, essayer de trouver une famille, est ce que je suis un chat, un robot, un jouet ? Je n’ai jamais eu de famille ni d’amis, je n’ai été qu’un vulgaire jouet, jusqu’à ce que je sois « recruté » comme espion pour la Shinra…
-T’es un membre de la Shinra ? S’exclama Essea.
Cait Sith comprit alors qu’il avait trop parlé.
-Non non, j’étais… enfin… je crois.
-Ecoute, ici tout a été détruit, tu ne retrouveras jamais rien ni personne, tu n’as aucune chance de retrouver l’endroit où tu as été fabriqué.
-Ecoute Essea, j’apprécie ce que tu fais pour essayer de me dissuader, mais il y’a quelque chose qui me pousse à me rendre près de l’ancienne tour Shinra, je vais essayer de me repérer, et si je meurs entre temps, tant pis, ce que je sais, c’est que je ne puis continuer à… à « vivre » ainsi.
-Vraiment, j’ai fait preuve d’une trop grande tolérance avec toi, et tu le sais ! J’avais les moyens de t’empêcher de passer, et cela aurait été pour ton bien !
Cait Sith sautillait, en avançant et en essayant de ne pas trop prêter attention aux cadavres. Il se sentait responsable, mais il n’avait pas vraiment le temps de s’en inquiéter.
-Je comptais passer avec ou sans ton accord Essea, mais c’est quand même gentil de m’avoir accompagné.
Il se retourna aussitôt, et un sentiment de panique le gagna, ils ne marchaient que depuis quelques minutes, mais ils ne voyaient déjà plus rien, seulement des pierres, des matériaux détruits, et la chose la plus angoissante était que ce paysage se répétait partout.
-On peut encore faire demi tour si tu veux, proposa Essea. Ma boussole intérieure, car j’ai vraiment un don pour l’orientation… euh je disais quoi ?
-Tu disais que ta boussole intérieure …
-Ah oui, ma boussole intérieure je te dis… ben je te dis que je peux retrouver mon chemin facilement si tu veux faire demi tour.
-Non merci, par contre je veux bien que tu m’indiques la direction pour les ruines de la tour Shinra.
-Ok !
La jeune fille tourna sur elle-même deux ou trois fois, et pointa son doigt vers une direction.
-Nous sommes sur le bon chemin. Je sens que notre destin nous attend là bas !
Soudain, Cait Sith sauta de joie.
-Tiens, ça faisait longtemps, laisse moi le prédire ton avenir, ça je sais le faire.
Essea accepta, sans hésiter. Après quelques secondes de balancement, Cait Sith lut un papier qui venait de lui tomber dans les mains.
-Ta couleur préférée… est le bleu… ! Tiens ? Ca me rappelle quelque chose.
-Le bleu ? Euuuh… pas vraiment.
-Attends, j’me suis trompé, laisse moi une seconde chance.
Le jouet se balança à nouveau, et lut à nouveau le message
-Fais attention à ton argent !
La jeune fille fouilla aussitôt ses poches.
-Je ne vois pas Youfie pourtant, murmura Cait Sith pour lui.
Soudain, sans que rien ne le laisse présager, une ombre se jeta violemment sur Essea, qui s’étala sur le sol, avec un cri de douleur. Son nouvel ami se retourna, et découvrit un monstre ailé. C’était un aigle, de taille gigantesque, qui avait attaquée la jeune femme dans le dos. Cait Sith savait qu’il n’était pas expert en combat, il décida d’utiliser la matéria feu pour tuer le monstre, et une seule attaque suffit pour en venir à bout.
-Essea, ça va ? Demanda t’il en se baissant près de la jeune fille.
La jeune femme se releva péniblement.
-Oui, tu pensais quand même pas que j’allais mourir le jour où on m’annonce que justement la fin du monde n’est pas si proche !
-T’as eu de la chance de pas te cogner la tête contre une pierre.
La jeune fille se baissa.
-Regarde… c’est des fleurs, je ne rêve pas ! Des fleurs… je pensais qu’il n’en poussait jamais à Midgar, elles sont toutes écrasées, mais il en reste encore quelques unes. C’est vraiment étonnant.
Essea leva les yeux au ciel, jamais elle n’avait été aussi heureuse, et jamais plus elle ne le serait ainsi.
-Cela doit faire des heures qu’on marche, s’exclama Cait Sith à bout de souffle.
Ils étaient aux cœurs des ruines de Midgar, Essea regarda les alentours, on ne distinguait rien d’autres.
-Je sais, je suis désolée, mais c’est débile de vouloir retrouver le bâtiment Shinra, au mieux tu retrouveras un mur et le cadavre du directeur.
-Je veux retourner là bas, quelque chose m’y pousse, me force à m’y rendre. Oh, je sais, cela peut paraître stupide et je ne te demande pas de m’y accompagner. Tu peux rebrousser chemin, tu sauras retrouver le chemin grâce à ta boussole intérieure.
-De toute façon je n’ai pas le choix, cingla la jeune fille.
-Comment ça ?
-C’est toi qui as toutes les matérias, et encore, tu n’en n’a que trois. Une matéria feu, une matéria glace, et une matéria foudre. Plutôt sommaire.
-Et vous pouvez être content que vous les ayez encore, trancha une voix grave derrière eux.
Les deux amis se retournèrent, interloqués. Quelqu’un se tenait à quelques mètres derrière eux. Depuis quand était t’il là, cet homme aux cheveux bruns, à l’air mystérieux, et à la peau mâte ?
-Pour certains, continua le nouvel arrivant, c’est un signe du destin, que ce météore ait disparu. C’est comme un signe que Dieu nous aurait fait, un avertissement, et qu’ils doivent commencer une nouvelle vie, beaucoup plus pieuse et stricte. Pour ma part, c’est un coup de bol énorme, et c’est le moment de saisir le vrai sens de la vie.
-Comment ça ?
-Hier encore, je pensais que dans quelques jours je serais mort, aujourd’hui il me semble pouvoir vivre éternellement. La vie ne tient qu’à un fil, tout le monde le dit, mais personne ne semblait bien le comprendre, jusqu’à quelques jours. Du jour au lendemain, tout le monde a perdu ses repères, ses principes, ses habitudes. J’ai beau être jeune, la première partie de ma vie ne m’a pas satisfaite. J’estime ne pas m’être assez amusé, et le jour où je quitterais cette planète, je veux pouvoir partir sans regret. Je me moque de savoir combien de personnes pleureront mon départ, et si je serais regretté ou non. Ce qui m’importe, c’est que j’ai bien envie de m’éclater, et je pense que pour bien profiter de la vie, il faut être riche.
-Pas forcément, commença Essea.
Mais l’homme ne semblait pas l’avoir entendue.
-Je suis venu ici dans l’espoir de récupérer des objets intéressants, et la récolte a été bonne. J’ai trouvé plus de 2000 Gils, quelques bijoux, cassés, mais bijoux quand même. J’ai entendu dire que vous aviez des matérias, la destruction de Midgar va être un véritable choc. C’était la ville la plus riche de ce monde, une grande partie des matérias va disparaître, et celles qui sont encore sur le marché vont sûrement voir leur prix exploser.
-Où veux-tu en venir ? Demanda Cait Sith énervé.
-Je veux vos trois matérias, et pas une de moins. Deux solutions, soit vous résistez, et je vous tue, soit vous abdiquez, et vous aurez la vie sauve et je vous indique en prime le chemin pour se rendre près de l’ancienne tour Shinra.
-Et troisième proposition, on garde nos matérias, et tu nous donnes le chemin, menaça Essea.
L’homme rigola.
-Allons, vous plaisantez j’espère. J’ai peut être omis de vous dire que j’ai trouvé quelques épées en état de marche plutôt surpuissantes, et quelques matérias qui n’ont pas été endommagées.
L’homme regarda son arme, tous les orifices étaient remplis.
-Voyons voir, il me semble qu’il y a Ultima ici, je ne me rappelle plus quel est l’effet, tiens, si je l’essayais.
-Non ! Hurla Cait Sith.
Il prit ses trois matérias et les jeta en direction de l’ennemi, qui les attrapa à la volée.
-Je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée, j’ai déjà rencontré deux ou trois types dans mon genre, mais je vais être beau joueur, je vais tenir mon offre jusqu’au bout. Ici vous êtes dans l’ancien secteur 3, soit plutôt vers le Sud Est de la ville. Gardez la même direction, et au bout de deux heures de marche, je vous conseille de vous diriger vers l’Ouest. Là bas, vous verrez : les cadavres vont commencer à se montrer de plus en plus présents. L’ancienne tour Shinra se trouve là bas. J y étais ce matin, on ne voit plus rien, toute la tour a été détruite, mais un œil avisé comme le mien a reconnu l’endroit.
-Comment ne pas se perdre dans ces ruines, on a l’impression de tourner en rond, c’est toujours le même paysage, des blocs de pierres, des maisons dévastées, des cadavres…
-J’ai vécu toute ma vie à Midgar, je connais par cœur cette ville, évidemment il est très dur de se retrouver, et à mon avis vous n’arriverez jamais à l’ancienne tour. Vous serez déjà mort de faim, ou de froid, évidemment, ceci serait le meilleur des cas. La chose la plus probable est qu’un monstre vous attaque, vous avez vu comme ils sont de plus en plus présents, ils sont attirés par l’odeur du sang. Je vous laisse imaginer combien il y’en a près de la tour Shinra.
-Nous nous défendrons avec nos matérias, se justifia Essea sans réfléchir.
-Nous aurions pu nous défendre, modifia Cait Sith.
-Si je peux vous donner un conseil, faîtes demi tour, vous êtes à moins de cinq heures de marche de la sortie la plus proche de Midgar. Là bas, vous retrouverez l’herbe, ici il n’y a rien. Ces ruines s’étendent sur des dizaines de kilomètres, si vous continuez comme ça vous courrez à la mort.
-Même en faisant demi tour il est évident qu’un monstre nous aura déjà tué avant, couina Essea.
Le voleur hésita, mais répondit finalement.
-Ce n’est pas mon problème, vous avez déjà eu de la chance de tomber sur moi, les autres n’auraient pas hésité à vous tuer. Mon bon cœur me perdra, ironisa t’il.
-Si vous continuez ainsi, vous vous retrouverez riche, mais seul, moralisa la jeune femme.
L’homme ne répondit pas, il s’en alla, et quelques minutes plus tard, il disparaissait, à l’horizon.
-Notre arrêt de mort est signé, murmura Essea.
-Et le pire, c’est que je n’arrive même pas à en vouloir à cet homme, pas que je l’approuve ou que je ne tienne plus à la vie… mais… je le comprends presque.
Le jouet s’assit, rêveur, tandis que la nuit, porteuse de conseil, se levait. Les deux jeunes amis, s’assoupissaient, alors que les monstres rôdaient, et qu’ils n’avaient rien désormais, pour se défendre.
Un violent cou dans les côtes réveilla Essea, elle tâtonna son corps, et quand elle eut trouvé l’endroit où elle avait mal, elle comprit avec horreur qu’elle saignait. Elle ouvrit ses yeux, dans un état de panique qu’elle n’avait jamais connue, le temps qu’elle comprenne où elle était, un deuxième cou vint lui frapper violemment au niveau les côtes. Elle se sentait maintenant parfaitement réveillée. Devant elle, se trouvait un énorme loup, qui était en train de la dévorer littéralement. Elle hurla de douleur, il lui semblait que l’animal était en train de lui manger ses tripes, ou peut être ses intestins. Elle criait, effrayée, en espérant que quelqu’un vienne la secourir, et ses yeux se refermèrent, à bout de force.
C´est long c´est long tout ca ![]()
Mais ca me tenterais bien de lire ![]()
Quelques temps plus tard, la jeune fille se réveilla en sursaut. Elle se rappela alors tout ce qu’il s’était passé cette nuit. Tout en gardant les yeux fermés, elle toucha l’endroit où elle pensait avoir été dévorée, apparemment elle ne saignait pas mais elle sentait comme une plaie. Ce n’était donc pas un rêve. Elle ouvrit finalement les yeux, le soleil tapait fort déjà. Deux visages se penchaient sur elle. Le premier était celui de son nouvel ami, Cait Sith. Le petit chat semblait soulagé, le second était un beau jeune homme qui avait l’air d’avoir peur, avec des énormes cernes sous les yeux. Elle le reconnût, il s’agissait du voleur.
-Une nouvelle histoire d’amour serait t’elle en train de naître ? Demanda le chat en remarquant à quel point les deux jeunes gens se remarquaient.
Aussitôt Essea se leva et frappa le jeune homme, avant de s’arrêter, pour se tenir de douleur ses côtes.
-Arrête, c’est lui qui t’a sauvé cette nuit ! Expliqua Cait Sith.
-Je me suis rendu compte à quel point j’avais été idiot, je ne suis pas un type égoïste, je ne pouvais pas renier mes principes ainsi, je voulais vous rendre vos matérias, mais j’ai décidé d’attendre que la nuit serait passée, je comptais vous les déposer et m’enfuir, mais pendant que je réfléchissais tu t’es fait attaquer. J’ai utilisé une magie feu sur le monstre, et un restaurer pour te soigner. Tu risques d’avoir mal encore quelques jours. Mais je ne me suis pas présenté, je me nomme Séréon. Il faut prononcer « one » et pas « on ».
-Merci de nous avoir aidé, maugréa Essea. Maintenant si tu pouvais nous indiquer la sortie. Oh, je suis désolé Cait, mais j’ai eu si peur que… que je crois que je préfère sortir de cet endroit.
-Moi j’ai promis à ce chat de l’emmener jusqu’au bâtiment Shinra, après tu fais ce que tu veux, répliqua Séréon.
-Très bien, dans ce cas là je me joins à vous, seulement si on peut m’assurer qu’il est possible de sortir de cet endroit avant la tombée de la nuit.
L’ancien voleur réfléchit quelque peu, et répondit.
-Cela semble possible, mentit Séréon, il faudra juste que Cait ne s’attarde pas trop au bâtiment Shinra. De toute façon, il n’ y a rien à faire. Côté monstre, plus de problèmes, mes matérias sont toutes plus puissantes les unes que les autres. D’ailleurs, je vous ais rendu feu, glace et éclair.
-Je sais que ma question est délicate, mais je peux savoir qui tu es vraiment ? Demanda Séréon, alors qu’ils se rapprochaient de plus en plus de leur destination finale.
Cait Sith hésita avant de répondre, le jeune homme avait trouvé la question qui ne cessait de le hanter. Comment peut-on vivre, sans même savoir qui l’on est ?
-Un chat, ou une peluche mog géante… à vraie dire je ne comprends pas qui tu es, mais vraiment pas.
-Mon problème n’est pas de savoir si je suis un chat ou non, mon problème est de savoir si je suis manipulé ou non par quelqu’un à distance. Suis-je Reeve, ou suis-je Cait Sith ? Plutôt mélodramatique, n’est ce pas, cette question.
-Pourquoi ne te l’ai tu jamais demandé ?
-Disons que ces derniers temps j’ai été très occupé, à sauver le monde entre autre, ironisa le jouet.
Ses deux amis rigolèrent, mais Cait Sith gardait son sérieux.
-Maintenant que tout est fini, ou plutôt que tout recommence, ou même je dirais, que tout commence pour moi, j’aimerais savoir qui je suis, j’ai l’impression qu’une grande partie de qui je suis, ne répond pas de moi, c’est dur à expliquer.
-C’est comme moi quand je suis à côté d’une jolie fille, murmura Séréon à l’oreille d’Essea.
-Non, ce n’est pas ce que je voulais dire, rigola le chat. Mais il y’a comme une force, puissante, qui m’attire vers ce bâtiment. Là bas, j’aurais la réponse. J’en suis sûr.
-Je n’arrive pas à comprendre comment tu fais, pour arriver à vivre ainsi, sans même aucun repère, sans rien, tu ne sais même pas qui tu es, tu n’as ni famille, aucune histoire, aucune origine concrète.
-En effet, je suis ce qu’on appelle familièrement, un robot, ironisa le chat.
Les dernières heures de marches passèrent plus vite, Essea et Séréon se révélaient des compagnons de route presque exemplaires. Ils ne cessaient de discuter, de rire, de chanter. Cait Sith ne participait pas à ces jeux, un sentiment d’angoisse grandissait en lui, au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient de la destination finale.
Et alors, sans même qu’ils s’en étaient rendus compte, ils avaient fini par gagner les ruines de la tour Shinra. En effet, rien ne pouvait laisser penser que c’était bien là, que quelques temps auparavant, une immense conglomérat avait installé son quartier général ici. Sûrement, qu’en ce moment ils étaient en train de marcher sur des anciens matériaux, ou sur des anciens meubles ayant composé cette grande bâtisse. Mais, ce qui choquait le plus, était ce nombre incalculable de cadavres, il y en avait partout, personne, ou presque, n’avait survécu à cette catastrophe. Certains morts devaient même se trouver en dessous d’une dizaine ou une centaine de débris, et il faudrait des heures de fouilles pour les retrouver.
-Quelle horreur ! S’exclama Essea.
-Je vous avez dit, le paysage est le même, avec quelques cadavres en plus, c’est tout, ironisa Séréon sous le regard furieux de la jeune fille.
-Tu es sûr que c’est là, au moins ? Demanda t’elle.
-Evidemment.
Cait Sith, lui, n’écoutait plus que d’une oreille la conversation. Il s’était détaché de ses deux nouveaux amis, qui l’observaient maintenant, intrigués. Le jouet avançait, sans faire attention à tous les morts qui l’entouraient, et soudain, il s’arrêta, comprenant pourquoi il avait été tant attiré par cet endroit. Devant lui, se tenait Reeve. Son créateur. Son maître. L’être qu’il avait été à un moment de sa vie, ou peut être qu’il était encore. Comment savoir ? La seule chose qu’il savait c’était que son corps était là, devant ses yeux, tout cela semblait irréel, mais si concret à la fois, il savait parfaitement, maintenant, ce qui allait se passer. Il ferma les yeux et sourit, se rappelant comment il en avait été arrivé là.
Il entendit alors derrière, d’une oreille lointaine ses deux amis arrivaient en courant, mais tout se mélangeait. Il lui sembla que Reeve lui parlait, qu’il lui racontait qu’il avait été fait prisonnier, et qu’il avait été tué lors de la destruction de Midgar, sans comprendre comment tout était arrivé. Cait Sith avait l’impression que son maître lui racontait tout, alors qu’il était mort, qu’il ne parlait pas, et qu’il ne parlerait plus. Et alors, pour la première fois, le chat sauta de son robot, s’installa près de son maître, se nicha sur le corps de Reeve, et ferma les yeux, pour ne jamais plus les ouvrir.
-Il est mort ? Demanda alors Séréon.
Et d’une voix tremblante, la jeune fille répondit.
-Je crois qu’en fait, il n’a jamais vraiment vécu.
Fin.
Arg Durby tu as coupé la fic en deux ![]()
Cait Sith en héros,ça ne peut être que parkko l´auteur. ![]()