Je ne vois pas ce qu'il y a de compliqué à comprendre.
Un psychologue dans les années 40 a formulé l'hypothèse d'un développement de la personnalité, du physique et de l'intellect qui serait décidé dans les premiers feuillets, et qui conditionnerait tout le reste. des gens qu'il a observé, il a crée 3 morphotypes. Cette idée a été reprise par certains bodybuilders et entraîneurs, et le mythe c'est entretenu dans le temps (et uniquement dans ce milieu là, au niveau médical/scientifique personne ne se sert de cette claissification).
L'idée, c'est qu'on aurait trois catégories :
une où tu es mince, souvent nerveux, à l'ossature fine.
L'autre gros, lent, à ossature épaisse.
Enfin, un modèle intermédiaire, "parfait".
Le premier point vraiment débile, c'est que le métabolisme est propre à chacun. Tu n'as pas 3 métabolismes possibles. Les gros, hors problème hormonaux, le sont car ils mangent trop, les minces pas assez, les intermédiaires gèrent quand à eux bien leur apport. Tu as des minces peu nerveux et des gros avec un influx nerveux fort développé, cet argument ne se base sur rien.
Idem, tu peux être très mince avec une ossature fine puis finir gros avec une grosse ossature.
Pour te convaincre de la débilité de ce type de classement, tu peux aller regarder sur superphysique 3 exemples :
- Rudy Coia, une vrai crevette dans son adolescen, qu'on aurait pu dire ectomorphe, et qui maintenant n'a rien d'un ectomorphe (il aurait donc changé de catégorie?)
- Alban, ancien obèse, ultrafin et sec à présent (le genre de sèche que peu de gens égalent)
- Gundill, très mince jeune, dans les 115/120 kilos au moment de l'armée/gendarmerie, et avec le physique qu'on lui connaît maintenant.
Si tu peux changer de morphotype, c'est que ce n'est pas défini par ta génétique.
Y a aussi des gens qui se disent ecto-mesomorphe ou autre. Si avec seulement 3 catégories tu peux en faire partie de 2, y a un problème.
De même, ce n'est pas ton taux de masse grasse ou ton ossature qui peut dicter le nombre de reps ou l'entraînement à faire.
Si tu veux de l'endurance faut du long, de la force du court.
Ce n'est pas le morphotype qui peut décider si tu es avec une majorité de fibres rapides ou lentes.
En revanche il y a bien des morphologies (une infinité), des antécédents de santé,et des taux hormonaux différents, qui vont jouer sur les mouvements bénéfiques à faire, ceux à proscrire, sur la nécessité de faire plus ou moins attention à ce qu'on mange, et sur les résultats qui vont en découler.
Mais ça, ça ne rentre pas dans une commode à 3 tiroirs.