La muscu pour moi ça se résume à une seule chose : un combat contre le temps. C'est inconcevable de me dire qu'un jour, je lâcherai prise, sinon je perdrai goût à tout.
C'est mon refuge, celui où je contrôle tout, où je me dépense, où j'apprends à mieux me connaître. C'est surtout un refuge qui me permets de fuir un peu toutes ces sales habitudes, ces mauvaises hygiènes de vie. Si je le quitte, j'ai l'impression de redevenir lambda : un mec dicté par rien, qui bouffe tout et n'importe quoi, qui préfère passer son temps à glander plutôt qu'à développer son corps, se libérer l'esprit. Si je me sens pas bien dans mon corps, rien à côté ne va, je sais pas comment l'expliquer.
Quand j'en fais, aussi bien que du cardio (aller courir etc) j'ai l'impression d'être totalement libre. Je ne suis plus soumis à rien, juste à mes propres limites physiques, et personne ne peut t'arrêter pour ce genre de choses. C'est une sensation limite jouissive, une réconciliation avec soi-même, un amour de soi mais aussi paradoxalement un mépris puisqu'on est jamais satisfait. En tant qu'éternel indécis, je suis tombé amoureux que ce double aspect. Se détester un jour, puis s'aimer un autre. Je pourrais en écrire tellement de lignes...
