A Roland-Garros pour l’ouverture du tournoi, Tony Parker a profité de son passage à Paris pour parler, à la Maison Nike, des play-offs, de son avenir aux Spurs, de Roland-Garros et du PBR.
Tony, avez-vous digéré votre élimination en play-offs par les Lakers ?
Oui, c’est désormais oublié. J’ai tourné la page. Je regarde maintenant devant moi et je pense à la saison prochaine. Nous allons être motivés pour gagner un nouveau titre. Nous allons avoir faim. Nous étions déçus parce qu’on pensait vraiment aller au bout. Mais depuis une semaine, j’ai eu le temps de réfléchir à tout ça. Je me dis aujourd’hui que cette défaite va me servir. Je vais y penser tout l’été et ça va me donner envie de travailler encore plus.
Face aux Lakers, nous avons vu une équipe de San Antonio à deux visages. Comment l’expliquez-vous ?
Dans les deux premiers matchs, avec Tim, nous avons répondu présents. Et quand nous sommes partis joué à Los Angeles, les Lakers ont resserré le jeu sur nous en effectuant à chaque fois des prises à deux ou à trois. Comme nos coéquipiers n’ont pas réussi à mettre les shoots dedans… Par contre, dans les matchs 5 et 6, nous n’avons pas très bien joué avec Tim. Dans ces conditions, il était difficile de s’imposer. Les Lakers ont su s’adapter à notre jeu, ils ont bien défendu sur Tim et moi. Je trouve qu’ils n’étaient pas plus forts que nous mais je pense que la différence s’est faite dans le Game 5, avec le shoot de Derek Fisher à quatre dixièmes de la fin du match.
Mais dans cette équipe, il manque des shooteurs…
C’est ce qu’on dit aujourd’hui mais il ne faut pas oublier qu’avant notre première défaite face aux Lakers, nous en étions à dix-sept victoires consécutives. On jouait super bien, on mettait tous nos shoots. Mais je pense quand même que les Spurs vont essayer de nous trouver un nouveau Steve Kerr pour la saison prochaine. Turkoglu n’a pas été très bon sur les derniers matchs et il nous faut quelqu’un qui soit capable de répondre présent dans les moments chauds. On verra bien.
Pourquoi Popovich a-t-il sorti Malik Rose de la rotation ?
Très bonne question. Je ne sais pas du tout.
C’est à cause de leur différent en début de saison ?
C’est vrai qu’il y a eu des tensions mais le problème a été très vite réglé. Ce n’est donc pas ça. En fait, je pense surtout que c’est à cause de Robert Horry, qui a été très bon contre Memphis. Malik a perdu sa place à ce moment là.
De votre côté, où en êtes-vous dans vos négociations avec les Spurs ?
Quand tu as un contrat de rookie et que tu vas entamer ta dernière année, tu peux négocier seulement à partir du mois d’août. Je peux très bien signer pour six ans avec les Spurs dès cet été. Par contre, si je n’arrive pas à trouver d’accord avec eux, on repoussera les négociations à l’été suivant.
Vous avez assisté lundi à la première journée de Roland-Garros. Le tennis, c’est un sport qui vous intéresse
J’aime bien, oui. Quand j’étais à Paris, j’allais régulièrement à Roland-Garros. C’est un peu plus dur depuis que je joue aux Spurs mais dès que l’occasion se présente, je vais y faire un tour. Pour l’anecdote, ma grand-mère maternelle a été championne de Hollande. Sinon, j’apprécie Sébastien Grosjean. J’ai eu la chance de le rencontrer l’année dernière. Avec Thierry Tulasne, il était venu me voir jouer contre Miami. On avait mangé ensemble après le match et depuis, on s’appelle régulièrement.
Quel sera votre programme dans les semaines à venir ?
Je vais à Rouen ce mardi et ensuite, je prends la direction de l’Allemagne pour assister à la finale de la Ligue des Champions entre Monaco et Porto. J’ai prévu de revenir à Roland-Garros et ensuite, direction les Etats-Unis. Je vais attaquer ma préparation le 12 juin. Mon programme est déjà défini ( musculation et shoot). J’ai vu tout ça avec l’assistant coach des Spurs. J’ai prévu de travailler pendant un mois et je prends ensuite deux semaines de vacances avant d’arriver en France en août pour mes Camps Nike et Bouygues Telecom.
Votre agent américain, Mark Fleisher, était en France il y a quelques semaines pour un possible rachat du PBR. Où en sont les négociations ?
On peut dire que c’est presque fait. En ce qui concerne l’équipe, nous n’en avons pas encore parlé. Et pour les gens qui pensent qu’on va se séparer de Laurent Sciarra, je peux vous dire que ce n’est pas vrai. C’est un des meilleurs meneurs en France et je ne vois pas pourquoi il partirait. Laurent est un compétiteur, c’est ce qu’il faut pour faire gagner une équipe. L’objectif est de faire venir de jeunes joueurs en leur montrant que nous avons un vrai projet. Donc plutôt que de partir à Pau-Orthez, au Mans ou à l’ASVEL, il faut leur donner envie de venir à Paris. Et puis en étant présent dans cette nouvelle structure, j’espère qu’ils seront motivés pour jouer pour nous. J’ai toujours pensé que Paris méritait une grande équipe.
Vous comptez investir dans le club ?
J’attends de signer mon gros contrat pour le faire. ( Rires)