Philly, briseur de série
4 Janvier 2004
Ce dimanche matin, il y a un parieur riche et heureux. C´est celui qui avait misé sur la victoire des Sixers sur le parquet des Spurs! Il le mérite. En effet, qui aurait pu parier sur un succès de Philly alors qu´Allen Iverson est toujours indisponible, que les Spurs restent sur 13 victoires d´affilée et surtout que les Sixers n´avaient plus gagné à San Antonio depuis... 1986!!!
A l´époque, les stars de Philly s´appelaient Charles Barkley, Moses Malone, Doctor J. ou encore Maurice Cheeks. A l´époque, Tony Parker n´avait que quatre ans...
" Je vous assure, nous n´en avons pas parlé avant le match. Notre seul objectif était de bien jouer face à la meilleure équipe du moment. Nous voulions juste prouver que nous valions mieux que notre bilan actuel" explique Eric Snow.
Mais c´est bien connu, toutes les séries ont une fin et les coéquipiers de Snow sont donc parvenus à en briser deux dans la même soirée. Ils s´imposent 83-77 face aux Spurs grâce à une défense héroïque sur Tim Duncan. C´est le toujours fringant Derrick Coleman qui a accepté la mission. Son rôle: forcer Duncan à aller sur la ligne des lancers-francs. Et ça a marché! Grâce notamment à la maladresse de " Dream Tim".
Rarement, Duncan ( 11 pts, 12 rbds mais 4/12 aux tirs et 3/13 aux LF) n´avait vécu une soirée aussi cauchemardesque. Après avoir manqué ses huit premiers lancers-francs, le MVP 2003 ne va pas inscrire le moindre panier de la seconde mi-temps. Comme Manu Ginobili rejoint le banc sur blessure et que Snow fait des misères à Tony Parker, c´en est trop pour les Spurs qui s´inclinent fort logiquement.
" Ils étaient plus agressifs et plus physiques que nous dans tous les compartiments du jeu. Ils voulaient absolument cette victoire et ils l´ont eue. C´est mérité" analyse Gregg Popovich.
Côté Sixers, son homologue Roy Ayers ne peut s´empêcher de mettre en valeur Coleman, auteur de 20 pts et 11 rbds. " Lorsqu´il joue comme ça, nous sommes une bien meilleure équipe. Nous avons besoin de son expérience et de son leadership. Son influence sur l´équipe est énorme".
Fabrice Auclert