Ce jeu est une merde, il a raison. Je passe sur le gameplay car non seulement ce dernier est pourri, mais en plus apparemment les geeks à deux balles fréquentant ce forum arguent que l'intérêt vient du scénario torturé et de l'esthétique.
Pour l'éesthétique, soit, c'est très beau et y'a une vraie recherche.
Pour le scénario, pardon, mais il ne suffit pas de mettre bouts à bouts des scènes cool ou "artistiques" (un bien grand mot) pour faire un tout. Certes le but ici n'est pas la cohérence,...Mais même dans ce cas, il faut qu'un scénario ait un but, une portée, qu'il donne des pistes un tant soit peu tangibles...Ici on a juste un délire de Jap qui ont collé des scènes cool à la pulp fiction, à la power rangers, ou à d'autres canons du genre pour faire un plat lourd, indigeste; complètement éclaté dans sa structure, sa narration, ses idées, au point que le jeu se perd lui-même.
Ah ça oui, il paraît que c'est un jeu d'auteur...Et? Ca suppose, sous cette appellation généralement automatiquement prisée, que c'est un jeu génial? Non, c'est juste un tableau loupé, une toile de peintre du dimanche qui croit qu'il suffit de piocher chez De Vinci, Van Gogh, Dali et Cie, et de mélanger le tout pour obtenir par un calcul simpliste un truc qui égale le talent de ces 3 gars réunis. Perdu ! Si je mélange une choucroute, un cassoulet, et mon petit salé aux lentilles, je n'ai qu'une envie...aller dégobiller sans plus attendre ce repas trop lourd, lourd comme ce Killer 7 en somme.
Ah et puis, si certains veulent bien me prouver que tout le bonheur du jeu est dans le scénario...Allez-y : j'attends de pied ferme le premier gars au monde qui pourra expliquer clairement, avec preuves à l'appui, argumentation, structure et tout le toutim l'histoire de Killer7. Non seulement ce qu'elle raconte, mais aussi ce qu'elle suscite (et ne me dites pas la schizophrénie. Déjà le coup de théâtre final est loupé, ensuite il faut vraiment être con pour ne pas le deviner dès le début, pour continuer Final Fantasy 7 expose bien plus intelligemment cette maladie, et pour terminer ce n'est pas parce qu'un jeu a une structure éclatée qu'il expose ce malaise. Dans ce cas, Pulp Fiction, pour en revenir à lui, serait un film de schizo, également...)